"Au lieu que Mgr Nyeme soit debout avec nous ici à l’autel, le voici plutôt étendu devant nous, sans vie! La fête à laquelle il nous avait conviés avec toute sa générosité a brutalement tourné en deuil, son propre deuil, qui nous plonge dans les larmes". Telle est l'expression de consternation que Mgr Nicolas DJOMO traduisit dans l'homélie tenue à la messe qui clôtura le premier centenaire d'évangélisation du diocèse de Tshumbe. Une clôture qui a connu l'épreuve du deuil de la mort inopinée du Prélat d'honneur de Sa Sainteté, le Pape Benoit XVI.
HOMELIE A LA MESSE DE CLOTURE DU 1er CENTENAIRE D’EVANGELISATION
ET LES FUNERAILLES DE MONSEIGNEUR JEAN-ADALBERT NYEME TESE,
PRELAT D’HONNEUR DE SA SAINTETE LE PAPE BENEOIT XVI
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Introduction
Mes Chers Frères et Sœurs,
Depuis une année, nous étions en train de nous préparer pour nous retrouver autour de cet autel, autour du Seigneur, afin de lui rendre grâce pour le don de 100 années d’évangélisation de notre diocèse. Nous n’avions aucun doute, nous allions nous retrouver à l’autel ensemble avec Mgr Jean-Adalbert Nyeme, Président du Comité organisateur du dit Centenaire.
Au lieu que Mgr Nyeme soit debout avec nous ici à l’autel, le voici plutôt étendu devant nous, sans vie ! La fête à laquelle il nous avait conviés avec toute sa générosité a brutalement tourné en deuil, son propre deuil, qui nous plonge dans les larmes.
Notre fête d’action de grâces tourne donc en larmes. Vous avez tous été surpris par la nouvelle de son décès. En dépit de cette triste situation impensable, une forte délégation de hautes autorités et d’importantes personnalités est venue de Kinshasa et de Mbujimayi, tenant ainsi à nous rejoindre dans l’action de grâces que nous rendons à Dieu mais, maintenant, dans les larmes.
C’est de tout cœur que nous saluons chacun et chacune d’entre vous:
Þ Son Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Représentant Personnel du Président de la Républiqueet Chef de l’État,
Þ Son Excellence Mgr l’Archevêque de Kananga, Président de l’Assemblée Épiscopale Provinciale de Kananga,
Þ Leurs Excellences Nos frères les Évêques, membres de l’Assemblée Épiscopale Provinciale de Kananga,
Þ Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Information et de la Communication, Porte Parole du Gouvernement et Représentant du Gouvernement,
Þ Monsieur le Porte-parole du Premier Ministre et Représentant Personnel du Premier Ministre,
Þ Messieurs les Secrétaires Généraux de Ministères du Gouvernement Central,
Þ Honorables Députés Nationaux,
Þ Honorables Sénateurs,
Þ Excellence Monsieur l’Ambassadeur de l’Ordre Souverain de Malte,
Þ Excellences Messieurs les Ambassadeurs,
Þ Excellence Monsieur le Gouverneur de la Provincedu Kasayi Oriental,
Þ Honorables Députés Provinciaux,
Þ Excellences Messieurs et Mesdames les Ministres Provinciaux,
Þ Révérends Chefs des Confessions Religieuses,
Þ Chers Frères et Sœurs venus d’Europe,
Þ Tous nos distingués invités,
Le peuple du Sankuru ici réuni, autour du corps de Mgr Jean-Adalbert Nyeme, vous salue cordialement, et vous exprime toute sa gratitude pour votre présence à ces cérémonies. La famille biologique de Mgr Nyeme ainsi que sa famille spirituelle (prêtres, religieux et religieuses, auxiliaires de l’apostolat, tous les fidèles du diocèse de Tshumbe) et moi-même vous exprimons toute notre reconnaissance.
Notre consternation
Avant-hier, alors que nous le croyions en pleine activité de supervision des préparatifs des célébrations de la clôture du Centenaire de l’évangélisation de notre diocèse, Mgr Jean-Adalbert Nyeme, Prélat d’honneur de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, Président du Comité d’Organisation de ces célébrations, est mort à l’improviste, sans que personne s’y attende. Il allait accomplir 66 ans le 7 décembre prochain. Toutes les personnes présentes à Tshumbe, y compris Leurs Excellences Archevêque et Evêques, membres de la Province Ecclésiastiquede Kananga, venue assister à ces festivités, étions bouleversés, sous le choc, et nous le sommes encore en ce moment.
Mgr Nyeme, disions-nous, était le Président du Comité organisateur de ces célébrations. Dans son grand dynamisme, il en avait conçu toute la structure. Et, il présidait, au jour le jour, à la mise en œuvre de ce qu’il avait conçu. C’est à moins de 48 heures de l’heure de l’Eucharistie de ce dimanche 28 novembre 2010 que le Seigneur mis fin à ses jours sur cette terre, comme il l’avait fait avec Moïse aux bords du Jourdain en face de la Terre promise (cf. Dt 34, 4-5), et ce, alors que nous étions tous autour de lui, en pleine activité, sous sa clairvoyante direction.
C’est au mois de février dernier que nous avions demandé à Mgr Nyeme d’accepter de présider à l’organisation de la Célébration du Centenaire, lors de la messe d’ouverture de l’année de grâces le 4 février à Minga, à l’endroit même où le père Achille De Münster, missionnaire de la Congrégationdu Cœur Immaculé de Marie (CICM) célébra la première messe sur ce territoire qui allait devenir l’actuel diocèse de Tshumbe. Il avait généreusement accepté notre demande, en dépit de ses multiples charges par ailleurs.
Fête d’action de grâces comme l’on n’en a jamais vu
Aussitôt Mgr Jean-Adalbert Nyeme, en vue de mobiliser tous les diocésains, conçut le mot d’ordre: «Diwandja ne anto kawote voate Tateenaka Ne ».
«Notre action de grâces devra être une fête comme l’on n’en a jamais vu ».
Pourquoi une action de grâces dans une fête comme l’on n’en a jamais vu ? Tout simplement parce que, dans son esprit, il s’agissait d’une action de grâces à rendre à Dieu pour les merveilles, extraordinaires, qu’Il a accomplies sur ce terroir, et pour des générations pendant 100 ans. Une fête comme l’on n’en a jamais vu, c'est-à-dire celle qui soit à la hauteur des bienfaits que nous avons reçus de Dieu, nos prédécesseurs et nous, depuis maintenant un siècle. C’est donc un événement unique. Il exprimait la densité spirituelle qu’il accordait à l’événement en parlant de la célébration des 100 années d’évangélisation en termes d’«Histoire saint » du diocèse de Tshumbe. C’est encore lui, Mgr Jean-Adalbert Nyeme, l’auteur de cette heureuse formulation.
Cette célébration était donc pour lui, avant tout, un événement spirituel dont la hauteur ne pouvait se mesurer avec aucun événement humain. D’où l’expression: «comme l’on n’en a jamais vu». Pourquoi s’était-il donné cette vision, à laquelle il nous conviait tous ? C’est au regard des fruits de l’Evangile, semence de la parole de Dieu (cf. Lc 8, 4-15). C’est en contemplant le tableau des bienfaits de Dieu, fruits de l’évangélisation de notre diocèse, qu’il nous a demandé de nous mettre à genoux pour rendre grâce à Dieu, de cette manière toute spéciale. Qu’est-ce à dire?
Pendant un siècle l’Evangile, apporté par nos vaillants missionnaires, a été prêché. La prédication de l’Evangile à converti les cœurs et continue à en convertir. Par la prédication de l’Evangile sont entrées dans l’Eglise, par le baptême, des multitudes. Cette multitude, devenue ainsi membre de l’Eglise, peuple de Dieu, de génération en génération, elle a été conduite sur les chemins de la sainteté par la réception des sacrements. Par la prédication de l’Evangile et la réception des sacrements, à la suite de nos missionnaires, beaucoup ont reçu l’appel de Dieu pour le servir d’une manière particulière en tant que prêtres, religieux, religieuses et laïques consacrées.
Du dynamisme de l’Évangile, en suivant en cela le commandement du Christ, l’Église née sur ce territoire, a fondé des œuvres visant au salut intégral de l’être humain. D’où la fondation d’écoles (maternelles, primaires, secondaires, jusqu’aux aux Instituts d’enseignement supérieur et à l’Université). D’où la fondation et le développement des services en faveur de la santé de la population : hôpitaux, centres de santé. A cela, il faut ajouter des services sociaux comme des orphelinats ou des foyers sociaux pour la promotion de la condition féminine. Durant ce siècle a aussi été assuré, comme nous l’a recommandé le Christ, le service de la charité auprès de tous ceux et celles qui attendent d’être secourus par la compassion du Christ. Tout au long de ce siècle, l’Eglise catholique à Tshumbe a œuvré pour l’unité du peuple de Dieu, en réponse à la prière du Christ au moment de quitter ce monde: «Ut unum sint», «Qu’ils soient un» (Jn 17, 11). Au cours des ces cinquante dernières années souvent marquées par des turbulences socio-politiques, le combat pour la paix a toujours été au centre des préoccupations de notre Eglise particulière.
C’est en contemplant cette histoire, l’Histoire sainte du diocèse de Tshumbe, que Mgr Nyeme nous conviait à une action de grâces «comme l’on n’en a jamais vu».
Mgr Jean-Adalbert Nyeme fruit de l’Histoire sainte du diocèse de Tshumbe
Laissez-nous vous dire, chers frères et sœurs, que Mgr Jean-Adalbert Nyeme était le fruit de l’Histoire sainte du diocèse de Tshumbe. Et nous pouvons en témoigner, pour avoir grandi avec lui ici à Tshumbe, avoir fait nos études et fréquenté les mêmes classe ensemble, avoir été adopté par ses parents et lié à lui par une amitié datant de notre enfance.
Jean-Adalbert Nyeme était né le 7 décembre 1944, de parents profondément chrétiens : papa Wemakoy et maman Akatshi Véronique. Tous deux étaient engagés dans les différentes paroisses où ils avaient eu à servir. Maman Véronique Akatshi avait consacré de longues années de sa vie à l’enseignement et à la catéchèse des petits enfants. Une maman d’une foi profonde ; tous ses enfants avaient ainsi reçu une solide éducation chrétienne marquée par la dévotion à la Vierge Marie.Jean-Adalbert Nyeme avait été transformé par cette éducation qui, par ailleurs, marquera toute sa vie et tous ses différents ministères.
Jean-Adalbert Nyeme était doté d’une foi qui le faisait croire qu’en vertu d’elle, il pouvait déplacer des montagnes. Et, des montagnes, il en a déplacé, car il avait foi au Seigneur. Quand tout nous paraissait impossible, Nyeme Jean, au contraire, croyait que c’était possible, grâce à sa foi. Cela a fait de lui un homme, un prêtre d’un dynamisme extraordinaire dans tout ce qu’il entreprenait. Il aimait concevoir et exécuter. C’était un créateur et un visionnaire. C’était un robot de travail, un fonceur, mais en fait, un soldat de Dieu. Le combat qu’il menait était toujours un combat pour Dieu, un combat avec Dieu.
Ces talents extraordinaires reçus de Dieu il les a investis au service de l’Évangile par les différents ministères qu’il a exercés au cours de sa vie. Professeur d’université, recteur d’université, il a consacré la plus grande partie de son ministère à la formation des cadres dont notre pays a besoin. Il a consacré beaucoup d’énergie au développement communautaire des milieux ruraux par la création de la coopérative de Yanga. Il a été fondateur de l’Association des Moralistes Congolais, cherchant à apporter ainsi sa contribution à la nécessité ressentie de l’éthique dans l’action politique et dans tout agir social. Si nous disposons d’une Bible en Otetela aujourd’hui, c’est grâce à son travail inlassable. Si notre diocèse bénéficie de la présence des Auxiliaires de l’Apostolat, c’est grâce à son zèle pastoral. Au niveau de notre Province Ecclésiastique, Mgr Nyeme a été le bras pastoral des Évêques pour ce que nous pouvons appeler «Fondation Universitaire de l’Assemblée Épiscopale Provinciale de Kananga», dans ses différents Campus de Kananga, Kabinda et Tshumbe, l’Université Notre Dame du Kasayi.
Jean-Adalbert Nyeme nous quitte en service commandé et nous lègue plusieurs chantiers
Chers frères et sœurs,
C’est en service commandé que Jean-Adalbert Nyeme nous quitte, en nous léguant ainsi tant de chantiers, dont certains ont été achevés, et d’autres à poursuivre. Cela concerne la formation universitaire de nos jeunes, la Coopérativede Yanga qui devra toujours rester au service des communautés locales, les Auxiliaires de l’Apostolat, la vertu de l’hospitalité qu’il pratiquait à un haut niveau, l’idée de préparer un Synode diocésain au début du second Centenaire de l’évangélisation de notre diocèse, et j’en passe. Qui pourra combler le vide laissé par ce grand serviteur de l’Évangile? Nous posons la question au Seigneur, sûr qu’Il nous viendra en aide, car Il n’acceptera pas que l’œuvre que nous lègue Mgr Nyeme ne progresse plus.
Mais que nous dit le Seigneur d’un tel serviteur?
«Qui perdra sa vie à cause de l’Évangile, nous dit Jésus chez St Matthieu, la sauvera» (Mt16, 25). Mgr Nyeme a donné non seulement l’Évangile de Jésus-Christ à tous et à toutes, mais, comme le rappelle saint Paul aux Thessaloniciens il a donné sa propre vie (cf. 1Th 2,8). Il est emporté dans l’espérance donné par l’Evangile qu’il a enseigné après l’avoir entendu. La croix, la résurrection du Christ, centre de notre vie et notre espérance, il y a cru et y a adhéré de tout son cœur.
Il a donné sa vie en sacrifice d’action de grâces pour les bienfaits du Seigneur
Mais de quelle façon il donne aujourd’hui sa vie pour ceux qu’il aime? Par cette mort inopinée, Mgr Nyeme donne sa vie en offrande d’action de grâces à Dieu pour les 100 ans d’Histoire sainte de notre diocèse. Ainsi, comme sacrifice agréable à Dieu, nous clôturons, aujourd’hui, l’année du Centenaire avec l’enterrement de son corps. Ce jour, premier dimanche de l’Avent, restera une journée de prières, de méditation et d’action de grâces à Dieu, lui qui, dans son éternel dessein insondable, a voulu à ce que nous puissions clôturer ainsi ce Centenaire.
Saint Paul disait aux Philippiens que ce qui lui arrivait et lui arriverait, y compris sa mort, allait contribuer au progrès de l’Evangile (cf. Ph 1, 12). Que le sacrifice de la vie de Mgr Nyeme soit une semence pour la vitalité chrétienne dans notre diocèse en ce début du second Centenaire de son évangélisation.
Remerciements et hommages aux pionniers et premiers messagers de l’Evangile chez nous
Frères et sœurs dans le Christ Jésus,
C’est le moment de nous rappeler et de remercier tous les pionniers et messagers de l’Evangile dans notre diocèse : les Pères missionnaires de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie (CICM,Scheut) arrivés en 1910 ; les Pères Passionistes, qui prendront la relève dès 1936 ; les Prêtres diocésains, à commencer par notre aîné, Mgr Victor Wandja, ordonné prêtre en 1945 ; les Sœurs Pénitentes, premières religieuses à fouler notre sol en 1928 ; les Sœurs Passionistes ; les Sœurs de Ste Famille d’Ypres ; les Frères de la Passion ; les Sœurs de St François d’Assise de Tshumbe. Un remerciement spécial va à mes prédécesseurs : Son Excellence Mgr Joseph Hagendorens, ordonné évêque en 1947, Père fondateur de ce diocèse ; Son Excellence Mgr Albert Yungu qui a fondé, entre autres, nos nombreuses Communautés Ecclésiales Vivantes (CEV); Son Excellence Mgr Paul Mambe, qui a conduit en tant qu’administrateur apostolique, notre diocèse pendant deux années. Nous pensons aussi aux martyrs de ce diocèse : Pères Ramond et Lambert, qui ont versé leur sang pour le progrès de l’Évangile dans notre diocèse. Nous n’oublions pas les nombreux Catéchistes, auxiliaires indispensables à la diffusion de la parole de Dieu à travers nos villages, toujours présents aux côté des missionnaires dès le début de l’évangélisation. Que le Seigneur daigne rétribuer tous ses serviteurs et servantes, car c’est grâce à eux que le flambeau de la foi en Jésus-Christ a pu être porté jusqu’à ce jour, et qu’il va pouvoir continuer à briller au cours du second Centenaire dans lequel nous entrons aujourd’hui.
Ce second Centenaire commence en ce premier dimanche de l’Avent. Ce que l’Église célèbre, pendant l’Avent, c’est l’avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce Jésus que nous allons faire connaître, tout au long de ce nouveau Centenaire, par une annonce renouvelée de l’Évangile.
Cette annonce de l’Evangile, au cours de ce nouveau temps de grâces, aura à relever des défis de taille. Face à ces défis nouveaux, le Pape Jean-Paul, tout comme son Successeur, le Pape Benoît XVI, nous demandent de concevoir ce qu’ils appellent une «nouvelle évangélisation» qui est le thème choisi par Benoît XVI pour le Synode des Évêques d’Octobre 2012 à Rome. La nouvelle évangélisation, selon leur appel, devra l’être aussi bien dans ardeur, dans son zèle et dans ses méthodes.
Conclusion
Mgr Jean-Adalbert Nyeme, ayant rejoint la famille de notre diocèse déjà dans l’au-delà, va certainement intercéder pour nous : pour la nouvelle évangélisation, pour l’unité, l’amour, et la réconciliation dans notre diocèse ; pour que sa famille reste confortée et continue de porter le flambeau de la foi reçu des parents.
Nous confions ce second Centenaire de l’évangélisation de notre diocèse à la protection maternelle de la Vierge Marie, patronne de notre diocèse. Élevé dans la tradition de la dévotion mariale, que Mgr Nyeme retrouve aujourd’hui celle qu’il évoquait à longueur des journées tout au long de sa vie.
Avec Job nous disons: «le Seigneur nous l’avait donné, le Seigneur l’a repris: que le nom du Seigneur soit béni!» (cf. Jb1, 21). Notre supplication, Seigneur, c’est que tu lui pardonne tous ses péchés et lui accorde le repos éternel. Amen.
Fait à Tshumbe, Dimanche 28 Novembre 2010
Mgr Nicolas DJOMO
Évêque de Tshumbe

Mgr Jean-Adalbert NYEME
Prélat de Sa Sainteté Benoit XVI 
Mgr J.-A. NYEME
Recevant les félicitations de ses frères et soeurs en Christ
Les abbés Pierre LOWA et René OKITUNDU
autour du cercueil du promotionnaire
Mgr Nicolas DJOMO
encense le cercueil du promotionnaire
Professeur LOKADI en flots de larmes