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  • : ANJASHI WA TSHUMBE
  • ANJASHI WA TSHUMBE
  • : Un espace web pour informations et communications, échanges et contacts, analyses, opinions et débats sur la vie. Champs d'intérêt: Vie de l'Église Catholique Romaine et vie en République Démocratique du Congo.
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  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 19:48

Soulèvement ou manipulation? Jeunes catholiques ou cadres de la Mouvance Présidentielle? A quelles fins? Autant d'interrogations qui préoccupent la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco, en sigle) et bon nombre d'observateurs internes et externes. In extenso, le contenu du Mémo qui serait déposé à la Nonciature de la RDC.

 

Nous, Jeunes fidèles catholiques de toutes les provinces de la République Démocratique du Congo,
 

Remerciant avant toute chose le Seigneur Dieu pour tous les bienfaits de votre pontificat marqué par des innovations et des choix courageux pour la bonne marche de l'Eglise et des Nations;


Ayant suivi, aux dates successives du ... septembre 2014, le message lu ex cathedra apostolorum par les Curés et catéchistes de nos paroisses respectives, sur les instances de la Conférence épiscopale nationale du Congo en visite ad limina, exhortant ouvertement et sans parabole la communauté entière des chrétiens et des hommes de bonne volonté à sse liguer contre toute tentative de modification de l'article 220 de la Constitution de notre pays dont le paysage politique se caractérise actuellement par un débat citoyen mettant en face révisionnistes et antirévisionnistes;


Nous inspirant d'une part, en tant que citoyens, de la Loi fondamentale de la République et, d'autre part, en tant que chrétiens, des saintes Écritures, DÉNONÇONS de la manière la plus ferme: 


1) la violation, au seuil des portes de la Basilique des apôtres, par les membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo, du sacrosaint principe de la laïcité tel que formulé au tout premier article de notre constitution; 


2) la violation du principe corollaire de la séparation entre l'Etat et l'Eglise que le Christ a résumé par la formule "Redde Caesari quae sunt Caesaris, et quae sunt Dei Deo" _Matthieu 22:21);


3) l'invitation insidieuse au martyre ainsi qu'à la culture de la "violence de sang" adressée aux chrétiens de notre pays par les allusions faites au martyre des apôtres Pierre et Paul (extrait de leur lettre écrit en caractère gras), attitude qui est de nature à mettre en péril l'urgence de la consolidation de la paix dans ce pays laissé exsangue après plus de décennies de violence armée causée par les ennemis de notre peuple;


4) dénonçons le détournement des fins spirituelles de l'Eglise, chargée e prêcher la Bonne nouvelle en vue du royaume éternelle des cieux, au profit d'ingérences préoccupantes de la part d'une institution apolitique par essence et en vertu des lois de la république (Loi de 2001 sur les associations sans but lucratif)


C'EST POURQUOI, 
 

Considérant, d'une part, le principe "salus populi suprema lex" et, d'autre part, le principal du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (droit à l'autodétermination), nous, Jeunes fidèles catholiques de la République Démocratique du Congo, issus de toutes ses provinces, adressons à Votre Sainteté la présente pétition pour la bonne finalité de laquelle:


- tenons à rappeler qu'en République Démocratique du Congo, les pouvoirs inaliénables du souverain primaire ne peuvent-être limités que par le souverain primaire lui-même:


- faisons remarquer que c'est en vertu de cette profonde réalité socio-juridique que la quasi-totalité des nations civilisées modernes sont passées, au vu des enjeux en présence, d'une "première république" à une 'deuxième", d'un régime monarchique à une république, d'une dictature constitutionnellement organisée à un régime démocratique:


- réitérons notre adhésion au projet de société ainsi qu'à la vision de paix sociale, d'unité nationale et d'émergence de la République Démocratique du Congo, tel que prônés par le Chef de l'Etat, Joseph KABILA KABANGE;


- jugeons dangereuse pour le salut de nos âmes la tendance à la politisation permanente et à outrance de nos lieux de culte, de la chaire apostolique et de nos conducteurs spirituels qui ont failli à leur vocation ecclésiastique;


- sommes préoccupés par les effets prévisibles de cette action du clergé catholique consistant à inviter Achab et Hérode ad altar apostolorum ainsi que par l'attitude qui doit-être la nôtre face à ce comportement partisan;


- Et, en dernière instance, recourons à la très haute et éclairée sagesse du bienheureux Successeur de Saint-Pierre, le Pape François, pour que notre Aima mater, la sainte Eglise catholique de la République Démocratique du Congo, soit ramenée "au milieu du village", au dessus des mêlées partisanes et politiciennes, en s'attachant davantage à la voix du Saint-Esprit.


Ainsi, révisionnistes et antirévisionnistes, coupables de quelques péchés, garderont l'espérance du pardon que procure la contrition des coeurs au confessionnal où le berger du jour les fait participer à l'action de cette parole vivante de notre Seigneur "dimitte nobis debita nostra; sicut et nos dimittimus debitoribus nostris" Amen.
 

KINSHASA, LE MERCREDI, 1er OCTOBRE 2014.

JEUNES CATHOLIQUES OU JEUNES MANIPULÉS?
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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 09:51

Mgr Théophile KaboyEn mission en dehors de la ville de Goma, Mgr Théophile KABOY, Evêque du Diocèse de GOMA, ému par la situation socio-sécuritaire qui prévaut dans son diocèse et dans la Province du Nord-Kivu, envoie un message de  réconfort  au  peuple  de Dieu  et  aux  hommes  de  bonne volonté. Tout en présentant ses condoléances pastorales à toutes les personnes affectées par ces affres de la mort, il en appelle à  la  conscience  des  responsables  de  ces  tristes événements  et aux  autorités compétentes afin que «AU NOM DE DIEU» ON LES LAISSE "VIVRE"...EN PAIX!. C'en est trop, la culture de la mort à Goma et au Kivu!

 

C’est  depuis  le  mois  de  mars  2012  que  quelques  faits  et événements démontrent  que  la situation  sociale,  sécuritaire  et politique  n’est  pas  au  beau  fixe  dans  la  Province  du Nord-Kivu. Le triste  événement  du  18  novembre  2012  est  encore  frais  dans  nos mémoires,  à  en juger par ces conséquences:

- Que de vies humaines perdues, des déplacés loin de leurs villages et de leurs champs, massés dans des camps de fortune aux conditions très précaires.

- Que  de  violations  des  droits  de  l’homme,  des  enfants  contraints d’abandonner  leur scolarisation, enrôlés de  force dans des groupes armés, des  filles et  femmes  violées. Bref, la dignité humaine est bafouée.

J’en  appelle  à  la  conscience  des  responsables  de  ces  événements  et aux  autorités compétentes en ces termes: «AU NOM DE DIEU LAISSEZ-NOUS VIVRE!»

Les Négociations de Kampala, l’Accord Cadre d’Addis-Abeba, les Résolutions du Conseil de Sécurité  des Nations Unies ont été à la base de l’arrivée  de la brigade d’intervention des Nations Unies composée de tanzaniens, de sud-africains et de malawites pour traquer les forces négatives …

Chacun de ces événements faisait miroiter un avenir radieux au peuple de la Province du Nord-Kivu, fatigué par ces guerres récurrentes  de deux décennies.  

 

Mais hélas! Pourquoi traîner les aspirations de tout un peuple  au  nom  des  idéologies  et  fausses ambitions?  Le peuple n’a pas besoin d’assister aux joutes politiques comme s’il était un spectateur dans une scène théâtrale où il est incapable de passer au crible le décor au fond hégémonique. Plusieurs situations démontrent  une  conduite  paradoxale  au  détriment  de  notre  peuple qui, du reste, laisse conforter cette hypothèse. Il est temps de se dévêtir du vieil homme en vue de militer pour la paix totale.

J’en  appelle  à  la  conscience  des  responsables  de  ces  événements  et aux  autorités compétentes en ces termes: «AU NOM DE DIEU LAISSEZ-NOUS VIVRE!»  

 

J’insiste  donc  "Laissez-nous  vivre",  car  ce mois  d’août  2013 semble  de mauvais  augure pour  les  populations  civiles  au  regard  des arrestations  arbitraires  de  quiconque  dénonce  la mauvaise gestion de cette situation de crise. Bien plus, les obus largués l’après-midi  du jeudi 22  août  à  Kanyaruchinya  dans  le  Territoire  de  Nyiragongo,  ou encore,  au  centre-ville  de Goma dans  le Quartier Murara  (Office  II), et  finalement celui de samedi 24 août à Ndosho, n’ont fait qu’attiser la psychose d’insécurité par le nombre des décès et des blessés.

Je réitère mes condoléances les plus émues à toutes les personnes qui ont perdu les leurs et leurs biens et  salue  sincèrement  la  bravoure  des soldats  au  front  pour  bouter  hors  d’état  de  nuire  les ennemis. Jusques à quand  le peuple  recouvrera  la paix pour construire un monde plus beau qu’avant?

J’en  appelle  à  la  conscience  des  responsables  de  ces  événements  et aux  autorités compétentes en ces termes: «AU NOM DE DIEU LAISSEZ-NOUS VIVRE!»

Il est vrai que dans ce contexte il devient difficile de tenir. Rien qu’à répertorier le nombre des milices semant  la désolation horrifiante. A  la suite de mon message  ‘’ Relevons  la tête’’ en cette  période  de désolation,  du  06 mai  2013,  je  condamne  ce  cercle  infernal  des violences perpétrées ;  j’encourage  notre  peuple  à  tenir  bon,  «Soyez vigilants:  votre  adversaire,  le démon, comme  un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de  la  foi» (1P5, 8-9a). Redoublons d’effort dans  la prière pour ne pas  tomber dans le piège de ceux qui veulent créer une confusion totale dans la ville en s’en prenant aux paisibles citoyens et à leurs biens. Nous sommes tous frères.

Je  recommande  à  toutes  les  forces vives  engagées dans  cette  crise  à prendre  au  sérieux  les résolutions déjà prises pour que la paix revienne. Que les prochaines consultations nationales soient  un  espoir  pour  un avenir  radieux.  Je  souhaite  que  les  différents  délégués  des composantes  se  parlent  à  cœur  ouvert  et  qu’ils  tiennent  un même langage  en  privilégiant l’intérêt national.


Monseigneur Théophile KABOY,
Evêque du Diocèse de GOMA. 

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:41

120708_mgr_djomo.jpgMalgré bien des difficultés, des traverses et des privations, le Sankuru est fier d'avoir un pasteur digne de ce nom. Décidé de rompre avec tous tous les discours idéologiques et démagogiques traditionnellement tenus au peuple du Sankuru, le Prélat Catholique, Mgr Nicolas DJOMO, dans la perspective du progrès social et du développement du peuple congolais qui vit au Sankuru, vient de marquer un nouveau point d'honneur en faveur de son cher terroir. Homme de paroles et d'actions, l’Évêque de Tshumbe a conscience de laisser parler les actes que de continuer à endormir les fidèles et le peuple congolais par des projets de société riches en théories mais rebelles en actes. Avec lui tout devient changement: on parle de la promotion de la santé autant que de l'amélioration de lamobilité au Sankuru. 

 

Le Président de la République Démocratique du Congo avait demandé en son temps à Son Excellence Mgr Nicolas Djomo, Évêque de Tshumbe, de prendre en charge la construction, selon la méthode HIMO et sur financement des fonds FONER, d’une route au Sankuru.  Après s’être concerté avec ses  collaborateurs, Mgr l’Évêquen’a pu qu'accepter à coeur joie de rendre ce service au peuple du Sankuru. Le contrat devait porter sur deux tronçons: Lodja-Tshumbe et Tshumbe-Manda (par Dikungu, Onalowa, Wembonya,  Shilo, Manda sur Lomami).

 

L’objectif du Ministère des ITPR (Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction), est de relier le Sankuru  à la ligne du Chemin de Fer Lubumbashi-Kindu.

 

Le Prélat de Tshumbe a pu signer le premier contrat avec le Directeur Général de l’Office des Routes et les travaux, confiés à la Caritas-Tshumbe, sont en cours d’exécution depuis Novembre 2010. Sur ce tronçon, il y a lieu de signaler deux ouvrages importants: le pont  Loheyi ainsi que le Bac Manda. 

 

Le contrat prévoit la construction d’un pont  en béton armé sur la rivière  Loheyi, pont dont les travaux vont commencer dans un laps de temps. Par contre, pour Manda, il n’était prévu que la réhabilitation du vieux bac.

 

Compte tenu de la vétusté de ce bac, Mgr  DJOMO décidera d’entreprendre des démarches auprès du Ministre de tutelle pour l’obtention d’un nouveau bac.  Répondant à sa requête, le Ministre déplorera le fait que le Sankuru n’était pas prévu parmi les bénéficiaires du lot des bacs venus de Chine. C’est alors que Mgr déploiera tout un plaidoyer en faveur du Sankuru  afin d’obtenir, pas seulement un nouveau bac sur la Lokenye à Manda, mais aussi un autre, motorisé, sur le Sankuru à Bena-Dibele.  Agréant le plaidoyer  de l’Évêque, le Ministre accordera les deux bacs, en les désaffectant de leurs destinations premières.

 

Peu après, le mois dernier, les deux bacs étaient mis à la disposition du diocèse de Tshumbe pour remorquage vers le Sankuru. Monsieur l’Abbé Floribert Omole est allé, avec le pousseur du diocèse,  les réceptionner et les retirer des entrepôts de l’Onatra. Le Ministre a accordé le carburant pour la montée du bateau du diocèse afin de permettre un remorquage rapide des deux bacs.

 

Le bac de Bena-Dibele  sera remorqué tout en bloc. Celui de Manda sera décomposé pour être recomposé sur place moyennant  soudures. Le transport des éléments à partir de Bena-Dibele se fera sur un gros camion du lot des engins de la Brigade  de l’Office des Routes à Dibele. Compte tenu du poids de ces éléments, le transfert de Dibele à Manda de dits éléments ne pourra s’effectuer que lorsque  aura été construit le pont en béton armé sur la Loheyi.

 

Mgr Nicolas Djomo reconnaît qu’il n’aurait pas pu obtenir ces deux bacs sans le concours des personnes suivantes: Son Exc. Fridolin Kasweshi, Ministre des ITPR; Mr. Chrisostome Ila Ngongo, Directeur de Cabinet Adjoint du Ministre des ITPR;  Mr. Moïse Ekanga,  Conseiller à la Présidence de la République; Honorable She Okitundu, Sénateur; Mr. Cosmas Shungu, ancien DGA de l’Agence Congolaise des Grands Travaux;  Mr. L’Abbé Floribert Omole, responsable de la flotte fluviale du diocèse, qui a eu à assurer le suivi des démarches de son Évêque. Il leur exprime toute sa reconnaissance au nom du diocèse de Tshumbe et du peuple du Sankuru tout entier.

 

Il nous reste à obtenir les 2 bacs de la Lomami:  un bac à Bulaiti et l’autre à Manda vers Kibombo. Ce dernier fera partie du deuxième contrat. Mgr Nicolas Djomo tient aussi à remercier l’Abbé Antoine Kitandja,  Directeur de la Caritasdiocésaine, avec ses équipes, pour le remarquable travail qu’ils sont en train d’abattre en reconstruisant cette route. Un remerciement tout particulier est adressé à Arnaud et AnneCharlotte, un jeune couple Français, membres de la Communauté de l'Emmanuel, qui travaillent ensemble avec l’Abbé Antoine.

 

L'Eveque remercie également les 600 travailleurs qui couvrent les 150 Km entre Lodja et Tshumbe. Ces jeunes gens ont fait preuve d’une ardeur au travail étonnant. On s’aperçoit que pour peu que les gens puissent recevoir une rémunération digne, ils se disposent à donner le meilleur d’eux-mêmes pour l’intérêt commun. L’avantage de la méthode HIMO est de pouvoir donner un peu d’argent aux jeunes gens  dans les villages que traverse la  route en construction.

 

Une telle route représente, de la part de l'Etat, un investissement important.  C’est pourquoi, signale Mgr l’Évêque, l’Office des  Routes ainsi que FONER prévoient un autre contrat: celui de la maintenance par le cantonnage manuel. Sans maintenance,  la première saison des pluies mettra à mal ce beau travail admiré de tout le monde.

 

Excellence,

OSASE W'OWANJI WATAKONGAMWEKA, DIMU DYA WA NCESO DYAKOCINDE NDO DYATAKOSHAKA LONYA, TOKANYI LA WOOLO WA NKAMBEE NKUMBO LA WOJA. KUSSE-KUSSE!"

 

Abbé Claude OKONDJO

Service  Diocésain de Communication Sociale Institutionnelle.

 

 

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VISITE PAST IFUTA wato

 

 

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 18:34

"Pitié AFRIKA", titre d'une vidéo d'émotion poétique où J. F. IFONGE, congolais du Congo Démocratique, sous l’influence d’une sorte de muse que les uns appellent inspiration et les autres, émotion, met en scène la souffrance que vit le grand Continent. Afrique, berceau de l'humanité devient aujourd'hui temple des souffrances, terre des misères. Afrique, Continent riche devient un désert où les cadres et les intellectuels broient la misère dans le chômage et où les enfants, à cause des affres des guerres sans cesse et des maladies, croient pouvoir construire leur avenir dans le service militaire ou trouver asile en allant dans la rue. Ce sont eux qui s'interrogent et interrogent le téléspectateur. Ils attendent l'aide des coeurs généreux. Prêtez oreilles à la séquence musicale:

 




   Vidéo et créativité de J.F. IFONGE.


Pourquoi l'Afrique pleure et s'enfonce t-elle? L´Afrique se refuse-t-elle, ou tarde-elle à payer le prix imaginaire et réel de l´avenir de ses propres enfants? Ou les forces occultes qui l´entravent et la menacent sont plus fortes que la volonté de ce continent? 
 
"Selon moi, la question est complexe, mais je la résume ainsi:

1.     
Beaucoup d’Africains ont peur de réfléchir ou ne veulent pas réfléchir;
2.      Beaucoup ont peur de parler ou ne veulent ou ne peuvent pas parler;
3.      Beaucoup ont peur d’agir ou ne veulent pas agir;
4.      Beaucoup de dirigeants sont des tarés et ou ne veulent pas apprendre;
5.      Beaucoup ont la connaissance mais ne veulent ou ne peuvent pas l’appliquer;
6.      Beaucoup de religieux sont tellement accrochés à des visions étriquées au point où ils ont oublié la politique;
7.      Beaucoup de politiciens sont peu techniques;
8.      Beaucoup de techniciens ne veulent pas se mêler à la politique;
9.      Quand les dictateurs vont au pouvoir, ils font ce qu’ils veulent;
10.  Quand les politiciens sont au pouvoir ils écoutent peu les techniciens;
11.  Quand les techniciens prennent le pouvoir, ils agissent tout comme si tout était technique;
12.  Il y a un syndicalisme radical et une opposition politique qui tue l’Afrique;
13.  Beaucoup de compétences sont bafouées;
14.  Quand on sent que quelqu’un veut devenir quelque chose, on l’Elimine!
15.  Ainsi, l’Afrique élimine ou rejette facilement ses bras valides;
16.  Les cerveaux sont peu promus et peu écoutés;
17.  Beaucoup ne veulent contribuer au succès des actions n’allant qu’à leur crédit;
18.  En réalité, il y a une mentalité et une méchanceté africaine qui ne permettront jamais et jamais encore le
décollage et le progrès du continent noir;
19.  Beaucoup de compétents bras valides pouvant faire différence chôment à la maison au profit de fainéants promus par leurs proches à des postes très importants et sensibles;
20.  Au lieu de voir leurs problèmes en face, les Africains continuent à accuser les autres;
21.  Les diplômes ne sont toujours pas le symbole d’une dose de connaissance pouvant enclencher le développement;
22.  Les causes classiques du sous développement de l’Afrique ont toujours ignoré la vraie dimension spirituelle du problème telle que la sorcellerie, etc.;
23.  Malheureusement, alors que les problèmes déjà existants n’ont pas encore été résolus, la procréation anarchiqueen Afrique multiplie la misère et les autres problèmes de sous-développement à des vitesses effroyables;
24.  Dans cette galère, beaucoup de cerveaux fuient l’Afrique au profit de l’étranger.
25.  Et par-dessus tout, les puissances étrangères maintiennent tactiquement l’Afrique dans la misère, etc".


(Lu pour vous. Extrait d'une interview de R.A.Yaovi HOLOU, Ingénieur Agronome, Spécialiste en Aménagement et Gestion de l’Environnement (Ressources Naturelles, Génie Rural, Eaux et Forêts, Pêche et Faune), né le 18 septembre 1975 au Bénin, sur Radio CHUO FM 89.1 (
www.chuo.fm), le samedi 31 mai 2008, Ottawa, Canada).
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