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  • : DIOCÈSE DE TSHUMBE
  • DIOCÈSE DE TSHUMBE
  • : Église Catholique au Sankuru, en République Démocratique du Congo.
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  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 19:42

Dans l'homélie de la messe chrismale 2015, le pape François a manifesté beaucoup de compréhension à l’égard du sentiment de fatigue qui peut gagner le prêtre sur le terrain de son ministère et de sa mission. Il a reconnu que la "vie sacerdotale se donne dans le service, dans la proximité du peuple de Dieu..." Elle "fatigue toujours".  Il a estimé que bien souvent on ne sait pas se reposer "comme si le repos n’était pas une chose de Dieu". Et il a montré "comme il est difficile d’apprendre à se reposer!". Pourtant "celui qui ne s’aime pas se fatigue". Il a rassuré que "le Seigneur s’occupe de la fatigue pastorale" du prêtre.

 

MESSE CHRISMALE

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Basilique vaticane
Jeudi 2 avril 2015


 

«Ma main sera pour toujours avec lui, mon bras fortifiera son courage» (Ps 88, 22). C’est ainsi que pense le Seigneur quand il dit en lui-même: «J’ai trouvé David mon serviteur, je l’ai sacré avec mon huile sainte» (v.21). C’est ainsi que pense notre Père chaque fois qu’il «trouve» un prêtre. Et il ajoute encore: «Mon amour et ma fidélité sont avec lui, il me dira: tu es mon Père mon Dieu, mon roc et mon salut» (vv. 25.27).

 

Il est très beau d’entrer, avec le psalmiste, dans ce monologue de notre Dieu. Il parle de nous, ses prêtres, ses curés; mais en réalité ce n’est pas un monologue, il ne parle pas seul: c’est le Père qui dit à Jésus: «Tes amis, ceux qui t’aiment, pourront me dire de manière spéciale: tu es mon Père» (cf. Gn 14, 21). Et si le Seigneur pense et se préoccupe tant de la manière dont il pourra nous aider, c’est parce qu’il sait que la charge d’oindre le peuple fidèle n’est pas facile, elle est dure; elle nous conduit à la fatigue et à la lassitude. Nous en faisons l’expérience de multiples manières: de la fatigue habituelle du travail apostolique quotidien, à celle de la maladie et de la mort, y compris dans le fait de se consumer dans le martyre.

 

La fatigue des prêtres! Savez-vous combien de fois je pense à cela: à la fatigue de vous tous? J’y pense beaucoup et je prie souvent, surtout quand moi aussi je suis fatigué. Je prie pour vous qui travaillez au milieu du peuple fidèle de Dieu qui vous a été confié, et, pour beaucoup, en des lieux très abandonnés et dangereux. Notre fatigue, chers prêtres, est comme l’encens qui monte silencieusement vers le ciel (cf. Ps 140, 2; Ap 8, 3-4). Notre fatigue va droit au cœur du Père.

 

Soyez sûrs que la Vierge Marie se rend compte de cette fatigue, et la fait remarquer tout de suite au Seigneur. Comme Mère, elle sait comprendre quand ses fils sont fatigués et elle ne pense à rien d’autre. Elle nous dira toujours, lorsque nous venons à elle: «Bienvenue! repose-toi, fils. Après nous parlerons… Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère? (cf. Evangelii gaudium, n. 286). Et elle dira à son Fils, comme à Cana: «Ils n’ont plus de vin» (Jn 2, 3).

 

Il arrive aussi que, lorsque nous ressentons le poids du travail pastoral, nous ayons la tentation de nous reposer de n’importe quelle manière, comme si le repos n’était pas une chose de Dieu. Ne tombons pas dans cette tentation. Notre fatigue est précieuse aux yeux de Jésus, qui nous accueille et nous fait relever: «Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, moi je vous procurerai le repos» (cf. Mt 11, 28). Quand quelqu’un sait que, mort de fatigue, il peut se prosterner en adoration et dire: «Ça suffit pour aujourd’hui, Seigneur», et se rendre devant le Père, il sait aussi qu’il ne s’effondre pas, mais qu’il se renouvelle, parce que celui qui a oint le peuple fidèle de Dieu de l’huile d’allégresse, le Seigneur l’oint également: «Il met le diadème sur sa tête au lieu de la cendre, l’huile d’allégresse au lieu des larmes, le chant au lieu d’un esprit abattu» (cf. Is 61, 3).

 

Ayons bien présent à l’esprit qu’une clé de la fécondité sacerdotale se trouve dans la manière dont nous nous reposons, dont nous sentons que le Seigneur s’occupe de notre fatigue. Comme il est difficile d’apprendre à se reposer! Là se joue notre confiance, et aussi le souvenir que nous aussi nous sommes des brebis et nous avons besoin du pasteur, qui nous aide. Quelques questions à ce sujet peuvent nous aider.

 

Est-ce que je sais me reposer en recevant l’amour, la gratuité et toute l’affection que me donne le peuple fidèle de Dieu? Ou bien, après le travail pastoral est-ce que je cherche des repos plus raffinés, non pas ceux des pauvres, mais ceux qu’offrent la société de consommation? L’Esprit Saint est-il vraiment pour moi «repos dans la fatigue», ou seulement celui qui me fait travailler? Est-ce que je sais demander l’aide de quelque prêtre sage ? Est-ce que je sais me reposer de moi-même, de mon auto-exigence, de mon autosatisfaction, de mon autoréférence? Est-ce que je sais converser avec Jésus, avec le Père, avec la Vierge et Saint Joseph, avec mes saints amis protecteurs pour me reposer dans leurs exigences – qui sont douces et légères–, dans la satisfaction d’être avec eux – eux, ils aiment rester en ma compagnie –, et dans leurs intérêts et leurs références – seule les intéresse la plus grande gloire de Dieu – …? Est-ce que je sais me reposer de mes ennemis sous la protection du Seigneur? Est-ce que j’argumente et conspire en moi-même, ressassant plusieurs fois ma défense, ou est-ce que je me confie à l’Esprit Saint qui m’enseigne ce que je dois dire en toute occasion? Est-ce que je me préoccupe et me tourmente excessivement ou, comme Paul, est-ce que je trouve le repos en disant: «Je sais en qui j’ai mis ma foi» (2 Tm 1, 12)?

Revoyons un moment, brièvement, les engagements des prêtres, qu’aujourd’hui la liturgie nous proclame: porter aux pauvres la Bonne Nouvelle, annoncer la libération aux prisonniers et la guérison aux aveugles, donner la liberté aux opprimés et proclamer l’année de grâce du Seigneur. Isaïe dit aussi soigner ceux qui ont le cœur brisé et consoler les affligés.

 

Ce ne sont pas des tâches faciles, ce ne sont pas des tâches extérieures, comme le sont par exemple les activités manuelles – construire une nouvelle salle paroissiale, ou tracer les lignes d’un terrain de football pour les jeunes du patronage…; les tâches mentionnées par Jésus engagent notre capacité de compassion, ce sont des tâches dans lesquelles le cœur est «mû» et ému. Nous nous réjouissons avec les fiancés qui se marient, nous rions avec l’enfant qu’ils font baptiser; nous accompagnons les jeunes qui se préparent au mariage et à la famille; nous nous affligeons avec celui qui reçoit l’onction sur un lit d’hôpital; nous pleurons avec ceux qui enterrent une personne chère… Tant d’émotions… Si nous avons le cœur ouvert, cette émotion et tant d’affection fatiguent le cœur du pasteur. Pour nous, prêtres, les histoires de nos gens ne sont pas un bulletin d’information: nous connaissons nos gens, nous pouvons deviner ce qui se passe dans leur cœur; et le nôtre, en souffrant avec eux, s’effiloche, se défait en mille morceaux, il est bouleversé et semble même mangé par les gens: prenez et mangez. C’est la parole que le prêtre de Jésus chuchote constamment quand il prend soin de son peuple fidèle: prenez et mangez, prenez et buvez… Et ainsi notre vie sacerdotale se donne dans le service, dans la proximité du peuple de Dieu… qui toujours, toujours fatigue.

 

Je voudrais maintenant partager avec vous quelques autres fatigues sur lesquelles j’ai médité.

 

Il y a celle que nous pouvons appeler «la fatigue des gens, la fatigue des foules»: pour le Seigneur, comme pour nous, elle était épuisante – l’Évangile le dit –, mais c’est une bonne fatigue, une fatigue pleine de fruits et de joie. Les gens qui le suivaient, les familles qui lui portaient leurs enfants pour qu’il les bénisse, ceux qui avaient été guéris, qui venaient avec leurs amis, les jeunes qui s’enthousiasmaient pour le Rabbi…, ne lui laissaient même pas le temps de manger. Mais le Seigneur ne se fatiguait pas de rester avec les gens. Au contraire: il semble que cela le remontait. (cf. Evangellii gaudium, n. 11). Cette fatigue au milieu de notre activité est, en général, une grâce qui est à portée de main de nous tous, prêtres (cf. ibid., n. 279). C’est vraiment une belle chose : les gens aiment, désirent et ont besoin de leurs pasteurs ! Le peuple fidèle ne nous laisse pas sans occupation directe, sauf si on se cache dans un bureau ou si on part en ville avec des verres teintés. Et cette fatigue est bonne, c’est une fatigue saine. C’est la fatigue du prêtre avec l’odeur de ses brebis…, mais avec le sourire de papa qui contemple ses enfants et ses petits enfants. Rien à voir avec ceux qui sentent des parfums chers et qui te regardent de loin et de haut (cf. ibid., n. 97). Nous sommes les amis de l’Époux, c’est là notre joie. Si Jésus fait paître le troupeau au milieu de nous, nous ne pouvons pas être des pasteurs au visage acide, qui se lamentent, ni, ce qui est pire, des pasteurs qui s’ennuient. Odeur des brebis et sourire de pères… Oui, très fatigués, mais avec la joie de celui qui écoute son Seigneur qui dit: «Venez les bénis de mon Père» (Mt 25, 34).

 

Il y a aussi la fatigue que nous pouvons appeler «la fatigue des ennemis». Le démon et ses adeptes ne dorment pas; et comme leurs oreilles ne supportent pas la Parole de Dieu, ils travaillent inlassablement pour la faire taire ou la troubler. Ici la fatigue de les affronter est plus dure. Non seulement il s’agit de faire le bien, avec toute la peine que cela comporte, mais il faut aussi défendre le troupeau et se défendre soi-même du mal (cf. Evangelii gaudium, n. 83). Le malin est plus astucieux que nous, et il est capable de démolir en un moment ce que nous avons construit avec patience durant beaucoup de temps. Il est nécessaire ici de demander la grâce d’apprendre à neutraliser – c’est une habitude importante: apprendre à neutraliser ‑: neutraliser le mal, ne pas arracher l’ivraie, ne pas prétendre défendre comme des surhommes ce que seul le Seigneur doit défendre. Tout cela aide à ne pas baisser les bras devant l’épaisseur de l’iniquité, devant la dérision des méchants. La parole du Seigneur pour ces situations de fatigue est: «Ayez courage, j’ai vaincu le monde!» (Jn 16, 33). Et cette parole nous donnera de la force.

 

Et une dernière – dernière pour que cette homélie ne vous fatigue pas trop – il y a aussi «la fatigue de soi-même» (cf. Evangelii gaudium, n. 277). C’est peut-être la plus dangereuse. Parce que les deux autres proviennent du fait d’être exposé, de sortir de nous même pour oindre et nous donner quelque chose à faire (nous sommes ceux qui prenons soin). En revanche, cette fatigue est plus autoréférentielle: c’est la déception de soi-même, mais pas regardée en face, avec la sérénité joyeuse de celui qui se découvre pécheur et qui a besoin de pardon, d’aide: celui-là demande de l’aide et va de l’avant. Il s’agit de la fatigue qui porte à «vouloir et ne pas vouloir», le fait de tout risquer et ensuite de regretter l’ail et les oignons d’Égypte, de jouer avec l’illusion d’être autre chose. J’aime appeler cette fatigue «minauder avec la mondanité spirituelle». Et quand on reste seul, on s’aperçoit que beaucoup de secteurs de la vie ont été imprégnés de cette mondanité, et on a même l’impression qu’aucun bain ne peut la nettoyer. Il peut y avoir là pour nous une mauvaise fatigue. La parole de l’Apocalypse nous indique la cause de cette fatigue: «Tu ne manques pas de persévérance, et tu as tant supporté pour mon nom, sans ménager ta peine. Mais j’ai contre toi que ton premier amour, tu l’as abandonné» (2, 3-4). Seul l’amour donne du repos. Celui qui ne s’aime pas se fatigue mal, et à la longue, se fatigue plus mal.

 

L’image la plus profonde et mystérieuse de la manière dont le Seigneur s’occupe de notre fatigue pastorale est celle de celui qui «ayant aimé les siens…, les aima jusqu’à la fin» (Jn 13, 1): la scène du lavement des pieds. J’aime la contempler comme lavement de la sequela. Le Seigneur purifie la sequela elle-même, il s’implique avec nous (Evanglii gaudium, n. 24), il se charge le premier de nettoyer toute tache, ce smog mondain et onctueux qui s’est collé durant le chemin que nous avons fait en son Nom.

 

Nous savons que l’on peut voir dans les pieds comment va tout notre corps. Dans la manière de suivre le Seigneur se manifeste comment va notre cœur. Les plaies des pieds, les déboitements et la fatigue sont des signes de la manière dont nous l’avons suivi, de ces routes que nous avons faites pour chercher ses brebis perdues, en essayant de conduire le troupeau vers les verts pâturages et les eaux tranquilles (cf. ibid., n. 270). Le Seigneur nous lave et nous purifie de tout ce qui s’est accumulé sous nos pieds pour le suivre. Et c’est sacré. Il ne permet pas qu’ils restent sales. Il les embrasse comme des blessures de guerre, de sorte que la saleté du travail, c’est lui qui la nettoie.

 

La sequela de Jésus est lavée par le Seigneur lui-même pour que nous nous sentions en droit d’être «joyeux», «remplis», «sans peur ni faute» et pour que nous ayons ainsi le courage de sortir et d’aller «jusqu’aux extrémités du monde, vers toutes les périphéries», porter cette bonne nouvelle aux plus abandonnés, sachant qu’ «il est avec nous, tous les jours jusqu’à la fin du monde». Et s’il vous plaît, demandons la grâce d’apprendre à être fatigués, mais bien fatigués!

 

Pape François

L'ÉLOGE DE LA FATIGUE DANS LE MINISTÈRE PRESBYTÉRAL
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 14:45

(RV) Le Vatican a rendu publique, mercredi 25 mars 2015, la liste des délégués au prochain Synode des Evêques; ceux déjà élus par les Conférences épiscopales et approuvés par le Saint-Père le 17 mars 2015. Ils participeront à l’assemblée ordinaire qui se déroulera du 4 au 25 octobre au Vatican sur le thème: «La vocation et la mission de la famille dans l’Eglise et dans le monde contemporain». Cette liste contient également les noms des substituts élus par les Conférences épiscopales. Ce synode, 14e assemblée générale ordinaire, constituera le deuxième volet d’une vaste réflexion sur la famille engagée par le Pape François. En tant qu’assemblée extraordinaire, le premier synode, en octobre dernier, réunissait les Présidents des conférences épiscopales.

 

Sur le continent africain et concernant la Conférence Episcopale de la Région du Nord de l'Afrique (CERNA) Mgr Jean-Paul VESCO, Evêque d’Oran (Algérie); avec pour substitut Mgr Santiago AGRELO MARTÍNEZ, Archevêque de  Tanger (Maroc).

 

Pour la Conférence épiscopale d’Afrique du Sud qui regroupe le Botswana, l’Afrique du Sud et le Swaziland, Mgr Stephen BRISLIN, Archevêque de Cape Town, Kaapstad, (Afrique du Sud) et President de la Conférence Episcopale d’Afrique du Sud; Mgr Zolile Peter MPAMBANI, Evêque de Kokstad (Afrique du Sud); avec pour substituts Mgr Dabula Anton MPAKO, Evêque de Queenstown (Afrique du Sud) et Mgr Jan DE GROEF, Evêque de Bethlehem (Afrique du Sud).

 

Pour la Conférence épiscopale du Burkina Faso et Niger, Mgr Joseph SAMA, Evêque de Nouna (Burkina Faso) avec pour substitut Mgr Djalwana Laurent LOMPO, Archevêque de Niamey (Niger).

 

Pour la Conférence épiscopale du Tchad, Mgr Henri COUDRAY, Vicaire Apostolique de Mongo; avec pour substitut Mgr Joachim KOURALEYO TAROUNGA, Evêque de Moundou.

 

Pour la Conférence épiscopale de la République Démocratique du Congo, Mgr Nicolas DJOMO LOLA, Evêque de Tshumbe, et Président de la dite Conférence Episcopale; avec pour substituts Mgr Philibert TEMBO NLANDU, Evêque de Budjala et Mgr Joseph BANGA BANE, Evêque de Buta.

 

Pour la Conférence épiscopale de Guinée, Mgr Vincent COULIBALY, Archevêque de Conakry; avec pour substitut Mgr Raphaël Balla GUILAVOGUI, Evêque de N'Zérékoré.

 

Pour la Conférence épiscopale du Lesotho, Mgr Gerard Tlali LEROTHOLI, Archevêque de Maseru, et Président de la dite Conférence Episcopale; avec pour substitut Augustinus Tumaole BANE, Evêque de Leribe.

 

Pour la Conférence épiscopale du Liberia, Mgr Anthony Fallah BORWAH, Evêque de Gbarnga ; avec pour substitut Mgr Andrew Jagaye KARNLEY, Evêque de Cape Palmas.

 

Pour la Conférence épiscopale du Mali, Mgr Jonas DEMBÉLÉ, Evêque de Kayes; avec pour substitut Mgr Jean ZERBO, Archevêque de Bamako.

 

Pour la Conférence épiscopale du Mozambique, Mgr Francisco CHIMOIO, Archevêque de Maputo; avec pour substitut Mgr Adriano LANGA, Evêque de Inhambane.

 

Pour la Conférence épiscopale de Namibie, Mgr Philipp PÖLLITZER, Evêque de Keetmanshoop; avec pour substitut Mgr Joseph Shipandeni SHIKONGO, Vicaire Apostolique de Rundu.

 

Pour la Conférence épiscopale du Nigéria, Mgr Matthew Man-oso NDAGOSO, Archevêque de Kaduna; Mgr Camillus Raymond UMOH, Evêque de Ikot Ekpene; Mgr Jude Ayodeji AROGUNDADE, Evêque de Ondo; avec pour substituts Mgr Hilary Paul Odili OKEKE, Evêque de Nnewi et Mgr Ignatius Ayau KAIGAMA, Archevêque de Jos, et Président de la dite Conférence Episcopale.

 

Pour la Conférence épiscopale du Togo, Mgr Jacques Danka LONGA, Evêque de Kara; avec pour substitut Mgr Benoît Comlan Messan ALOWONOU, Evêque de Kpalimé.

 

Pour la Conférence épiscopale  de l’Ouganda, Mgr John Baptist ODAMA, Archevêque de Gulu, et Président de la dite Conférence Episcopale; Joseph Anthony ZZIWA, Evêque de Kiyinda-Mityana, et Vice-Président de la dite Conférence Episcopale; avec pour substituts Mgr Lambert BAINOMUGISHA, Evêque Auxiliaire de Mbarara; Mgr Sanctus Lino WANOK, Evêque de Nebbi.

 

Rappelons que cette nouvelle liste des délégués africains au prochain Synode des Evêques fait suite à celle rendue le 31 janvier dernier par le Vatican.

 

Radio Vatican, mercredi 25-03-2015.

PLUSIEURS AFRICAINS PARMI LES DÉLÉGUÉS AU PROCHAIN SYNODE SUR LA FAMILLE
PLUSIEURS AFRICAINS PARMI LES DÉLÉGUÉS AU PROCHAIN SYNODE SUR LA FAMILLE
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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 22:30

(RV) Ce vendredi soir, au cours d’une liturgie pénitentielle, dans la basilique Saint-Pierre, le Pape François a annoncé la convocation d’une Année Sainte de la Miséricorde. Elle commencera le 8 décembre 2015, solennité de l’Immaculée Conception, par l’ouverture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre et s’achèvera le 20 novembre 2016, en la fête du Christ Roi.

 

L’organisation de ce Jubilé extraordinaire a été confiée au Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Son ouverture coïncidera avec le cinquantenaire de la conclusion du Concile Vatican II en 1965. Le dernier Jubilé extraordinaire, l’Année Sainte de la Rédemption, s’était déroulé en 1983, pendant le pontificat de Jean-Paul II. La Miséricorde est un thème particulièrement cher au Pape François. Dans son exhortation apostolique Evangelii gaudium, le mot miséricorde figure 31 fois. 

 

Pour expliquer son choix, le Pape a expliqué qu’il avait souvent pensé à «comment l’Eglise pouvait rendre plus évidente sa mission d’être témoin de la miséricorde. C’est un chemin qui commence comme une conversion spirituelle.» Il a ainsi invité tous les fidèles à être miséricordieux, insistant tout particulièrement sur les confesseurs.

 

C’est même l’Eglise dans son entier qui est appelée à la miséricorde: «toute l’Eglise, qui a besoin de recevoir la miséricorde, parce que nous sommes pécheurs, pourra trouver dans ce jubilé la joie de retrouver et de rendre féconde la miséricorde de Dieu avec laquelle nous sommes tous appelés à donner la consolation à chaque homme et à chaque femme de notre temps.»

 

Dans son homélie, le Pape François est revenu sur l’évangile de Luc et la parabole de la pécheresse et du pharisien pour expliquer le parcours que chacun d’entre nous doit entreprendre pour faire preuve de miséricorde et être objet de la miséricorde de Dieu.

 

«Chaque geste de cette femme parle d’amour et exprime son désir d’avoir une certitude inébranlable dans sa vie: celle d’être  pardonnée. Cette certitude est très belle. Et Jésus lui donne cette certitude. En l’accueillant, il lui montre l’amour de Dieu pour elle, une pécheresse publique!». Et d’ajouter: «il est grand l’amour de Dieu».

 

Si cette femme a parlé avec son cœur, ce n’est pas le cas du pharisien, Simon qui «reste fermé au seuil de la formalité. C’est une mauvaise chose, l’amour formel». Le Pape explique alors que Simon n’invoque que la justice et qu’il se trompe en faisant ainsi. «Il s’est arrêté à la surface, à la formalité, il n’a pas été capable de regarder le cœur.»

 

Or, rappelle le Pape, Jésus nous pousse «à ne jamais s’arrêter à la surface des choses surtout quand nous sommes face à une personne.» «Plus le péché est grand et plus l’Eglise doit exprimer son amour envers ceux qui se convertissent»

 

 

Radio Vatican

(Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)

DU 08 DÉCEMBRE 2015 AU 20 NOVEMBRE 2016, ANNÉE SAINTE: "JUBILÉ DE LA MISÉRICORDE"
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 12:06

Que les communautés chrétiennes deviennent "des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence". C'est le coeur du message et les souhaits du pape François à tous les fidèles catholiques pour un fructueux carême 2015. Inspiré de la lettre  de Saint Jacques Apôtre, ce message est intitulé «Tenez ferme» (Jc 5, 8) et a été rendu public le 04 octobre 2014.

 

 

"Tenez ferme" (Jc 5, 8)

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LE CARÊME 2015

 

Chers frères et sœurs,

 

Le Carême est un temps de renouveau pour l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c’est surtout un «temps de grâce» (2 Cor 6, 2). Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant: «Nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier» (1 Jn 4, 19). Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous sentons à l’aise, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent… alors notre cœur tombe dans l’indifférence: alors que je vais relativement bien et que je suis à l’aise, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter.

 

Quand le peuple de Dieu se convertit à son amour, il trouve les réponses à ces questions que l’histoire lui pose continuellement. Un des défis les plus urgents sur lesquels je veux m’arrêter dans ce message, est celui de la mondialisation de l’indifférence.

 

L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens. C’est pour cela que nous avons besoin d’entendre, lors de chaque Carême, le cri des prophètes qui haussent la voix et qui nous réveillent.

 

Dieu n’est pas indifférent au monde, mais il l’aime jusqu’à donner son Fils pour le salut de tout homme. Dans l’incarnation, dans la vie terrestre, dans la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre ciel et terre, s’ouvre définitivement. Et l’Église est comme la main qui maintient ouverte cette porte grâce à la proclamation de la Parole, à la célébration des sacrements, au témoignage de la foi qui devient efficace dans la charité (cf. Ga 5, 6). Toutefois, le monde tend à s’enfermer sur lui-même et à fermer cette porte par laquelle Dieu entre dans le monde et le monde en lui. Ainsi, la main, qui est l’Église, ne doit jamais être surprise si elle est repoussée, écrasée et blessée.

 

C’est pourquoi, le peuple de Dieu a besoin de renouveau, pour ne pas devenir indifférent et se renfermer sur lui-même. Je voudrais vous proposer trois pistes à méditer pour ce renouveau.

 

1. «Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance» (1Co 12, 26) – L’Église

La charité de Dieu qui rompt ce mortel enfermement sur soi-même qu’est l’indifférence, nous est offerte par l’Église dans son enseignement et, surtout, dans son témoignage. Cependant, on ne peut témoigner que de ce que l’on a éprouvé auparavant. Le chrétien est celui qui permet à Dieu de le revêtir de sa bonté et de sa miséricorde, de le revêtir du Christ, pour devenir comme lui, serviteur de Dieu et des hommes. La liturgie du Jeudi Saint avec le rite du lavement des pieds nous le rappelle bien. Pierre ne voulait pas que Jésus lui lave les pieds, mais il a ensuite compris que Jésus ne veut pas être seulement un exemple de la manière dont nous devons nous laver les pieds les uns les autres. Ce service ne peut être rendu que par celui qui s’est d’abord laissé laver les pieds par le Christ. Seul celui-là a «part» avec lui (Jn 13, 8) et peut ainsi servir l’homme.

 

Le Carême est un temps propice pour nous laisser servir par le Christ et ainsi devenir comme lui. Cela advient quand nous écoutons la Parole de Dieu et quand nous recevons les sacrements, en particulier l’Eucharistie. Nous devenons en elle ce que nous recevons: le Corps du Christ. Dans ce corps, cette indifférence qui semble prendre si souvent le pouvoir sur nos cœurs, ne trouve pas de place. Puisque celui qui est du Christ appartient à un seul corps et en lui personne n’est indifférent à l’autre. «Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie» (1 Co 12, 26).

 

L’Église est communio sanctorum parce que les saints y participent mais aussi parce qu’elle est communion de choses saintes: l’amour de Dieu révélé à nous dans le Christ et tous ses dons. Parmi eux, il y a aussi la réponse de tous ceux qui se laissent atteindre par un tel amour. Dans cette communion des saints et dans cette participation aux choses saintes personne n’a rien en propre, mais ce qu’il possède est pour tout le monde. Et puisque nous sommes liés en Dieu, nous pouvons faire quelque chose aussi pour ceux qui sont loin, pour ceux que nous ne pourrions jamais rejoindre par nos propres forces, parce que nous prions Dieu avec eux et pour eux afin que nous nous ouvrions tous à son œuvre de salut.

 

2. «Où est ton frère?» (Gn 4, 9) – Les paroisses et les communautés

Il est nécessaire de traduire tout ce qui est dit par l’Église universelle dans la vie des paroisses et des communautés. Réussit-on dans ces réalités ecclésiales à faire l’expérience d’appartenir à un seul corps? Un corps qui en même temps reçoit et partage tout ce que Dieu veut donner? Un corps qui connaît et qui prend soin de ses membres les plus faibles, les plus pauvres et les plus petits? Ou bien nous réfugions-nous dans un amour universel qui s’engage de loin dans le monde mais qui oublie le Lazare assis devant sa propre porte fermée? (cf. Lc 16, 19-31).

 

Pour recevoir et faire fructifier pleinement ce que Dieu nous donne, il faut dépasser les frontières de l’Église visible dans deux directions.

 

En premier lieu, en nous unissant à l’Église du ciel dans la prière. Quand l’Église terrestre prie, s’instaure une communion de service réciproque et de bien qui parvient jusqu’en la présence de Dieu. Avec les saints qui ont trouvé leur plénitude en Dieu, nous faisons partie de cette communion dans laquelle l’indifférence est vaincue par l’amour. L’Église du ciel n’est pas triomphante parce qu’elle a tourné le dos aux souffrances du monde et se réjouit toute seule. Au contraire, les saints peuvent déjà contempler et jouir du fait que, avec la mort et la résurrection de Jésus, ils ont vaincu définitivement l’indifférence, la dureté du cœur et la haine. Tant que cette victoire de l’amour ne pénètre pas le monde entier, les saints marchent avec nous qui sommes encore pèlerins. Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l’Église, convaincue que la joie dans le ciel par la victoire de l’amour crucifié n’est pas complète tant qu’un seul homme sur la terre souffre et gémit, écrivait: «Je compte bien ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est de travailler encore pour l'Église et les âmes» (Lettre 254, 14 juillet 1897).

 

Nous aussi, nous participons aux mérites et à la joie des saints et eux participent à notre lutte et à notre désir de paix et de réconciliation. Leur joie de la victoire du Christ ressuscité nous est un motif de force pour dépasser tant de formes d’indifférence et de dureté du cœur.

 

D’autre part, chaque communauté chrétienne est appelée à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin. L’Église est, par nature, missionnaire, et elle n’est pas repliée sur elle-même, mais envoyée à tous les hommes.

 

Cette mission est le patient témoignage de celui qui veut porter au Père toute la réalité et chaque homme. La mission est ce que l’amour ne peut pas taire. L’Église suit Jésus Christ sur la route qui la conduit vers tout homme, jusqu’aux confins de la terre (cf. Ac 1,8). Nous pouvons ainsi voir dans notre prochain le frère et la sœur pour lesquels le Christ est mort et ressuscité. Tout ce que nous avons reçu, nous l’avons reçu aussi pour eux. Et pareillement, ce que ces frères possèdent est un don pour l’Église et pour l’humanité entière.

 

Chers frères et sœurs, je désire tant que les lieux où se manifeste l’Église, en particulier nos paroisses et nos communautés, deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence!

 

3. «Tenez ferme» (Jc 5, 8) – Chaque fidèle

Même en tant qu’individu nous avons la tentation de l’indifférence. Nous sommes saturés de nouvelles et d’images bouleversantes qui nous racontent la souffrance humaine et nous sentons en même temps toute notre incapacité à intervenir. Que faire pour ne pas se laisser absorber par cette spirale de peur et d’impuissance?

 

Tout d’abord, nous pouvons prier dans la communion de l’Église terrestre et céleste. Ne négligeons pas la force de la prière de tant de personnes! L’initiative 24 heures pour le Seigneur, qui, j’espère, aura lieu dans toute l’Église, même au niveau diocésain, les 13 et 14 mars, veut montrer cette nécessité de la prière.

 

Ensuite, nous pouvons aider par des gestes de charité, rejoignant aussi bien ceux qui sont proches que ceux qui sont loin, grâce aux nombreux organismes de charité de l’Église. Le Carême est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune.

 

Enfin, la souffrance de l’autre constitue un appel à la conversion parce que le besoin du frère me rappelle la fragilité de ma vie, ma dépendance envers Dieu et mes frères. Si nous demandons humblement la grâce de Dieu et que nous acceptons les limites de nos possibilités, alors nous aurons confiance dans les possibilités infinies que l’amour de Dieu a en réserve. Et nous pourrons résister à la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seuls.

 

Pour dépasser l’indifférence et nos prétentions de toute-puissance, je voudrais demander à tous de vivre ce temps de Carême comme un parcours de formation du cœur, comme l’a dit Benoît XVI (cf. Lett. Enc. Deus caritas est, n. 31). Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d’un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l’Esprit et porter sur les voies de l’amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l’autre.

 

Pour cela, chers frères et sœurs, je désire prier avec vous le Christ en ce Carême: «Fac cor nostrum secundum cor tuum»: «Rends notre cœur semblable au tien» (Litanies du Sacré Cœur de Jésus). Alors nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l’indifférence.

 

Avec ce souhait, je vous assure de ma prière afin que chaque croyant et chaque communauté ecclésiale parcourt avec fruit le chemin du Carême, et je vous demande de prier pour moi. Que le Seigneur vous bénisse et que la Vierge Marie vous garde.

 

Du Vatican, le 4 octobre 2014

Fête de saint François d’Assise

 

François

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2015: "TENEZ FERME" (Jc 5, 8)
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 09:28

Le SCEAM, instrument de service pour l’Eglise en Afrique, rappelle le Pape François.

 

A la fin de leurs travaux au Vatican, le Pape a rencontré samedi dans la Salle du Consistoire, la vingtaine de représentants du SCEAM, le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, qui étaient en réunion ces jours-ci au Vatican.

 

Au cours de cette audience, le Pape François a rappelé que leur institution a été créée et promue pour rendre service aux Eglises locales en Afrique. «Ce service, a-t-il dit,  a pour but d’apporter des réponses communes aux nouveaux défis du Continent, pour que l’Église puisse parler d’une seule voix, en témoignant de sa vocation à être signe et instrument de salut, de paix, de dialogue et de réconciliation. Afin d’accomplir cette mission, il est très important que le Symposium reste fidèle à sa propre identité: c'est-à-dire être une expérience vivante de communion et de service auprès des plus pauvres», a dit le Pape François.

 

Il a exhorté les Pasteurs d’Afrique à rester libres dans l’accomplissement de leur mission pastorale de service; «libres de toute préoccupation mondaine et politique», et renforçant les liens de communion avec le Pape, par «la collaboration avec les Nonciatures apostoliques et par une communication «fluide» et directe avec les autres instances de l’Église».

 

Le Pape a relevé qu’en Afrique aussi, «une certaine désagrégation de la famille est en cours. Par conséquent l’Église est appelée à valoriser et à stimuler toutes les initiatives en faveur de la famille, qui est source privilégiée de toute fraternité, fondement et voie primordiale de la paix».

 

«Ces derniers temps, a noté le Pape, beaucoup de prêtres, de religieux et de laïcs ont entrepris des œuvres louables pour le soutien de la famille, avec une attention spéciale aux personnes âgées, aux malades, aux personnes handicapées. Surtout dans les régions les plus isolées et reculées, vos Églises ont proclamé l’Évangile de la vie et, à l’exemple du bon Samaritain, elles ont porté secours aux plus démunis. Un magnifique témoignage de charité a aussi été rendu face à la récente apparition du virus Ebola, qui a frappé de nombreuses communautés, paroisses et centres hospitaliers. La grande tâche de l’Évangélisation consiste à faire en sorte que l’Évangile imprègne notre vie, afin qu’à notre tour nous puissions le porter aux autres», a-t-il également rappelé.

 

Source: http://fr.radiovaticana.va/news/2015/02/07/le_comit%C3%A9_permanent_du_sceam_rencontre_le_pape/1122179

 

 

 

LE COMITÉ PERMANENT  DU SCEAM RENCONTRE LE PAPE
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 12:13

Le pape François a reçu le 7 février 2015 le Symposium Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM). Former l’esprit critique des jeunes est une urgence. «La manière la plus efficace pour vaincre la tentation de céder à des modes de vie dommageables est d’investir dans le domaine de l’éducation», a déclaré le pape qui recommande aussi de contrecarrer la mentalité répandue de mépris et de violence, et les divisions à base ethnique.

 

Discours aux Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar

 

Former l’esprit critique des jeunes, c’est une urgence en Afrique et à Madagascar, déclare le pape François qui a reçu ce samedi matin en audience au Vatican le Symposium Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM).

 

«La manière la plus efficace pour vaincre la tentation de céder à des modes de vie dommageables est d’investir dans le domaine de l’éducation», a déclaré le pape.

 

Il recommande aussi de «contrecarrer la mentalité répandue de mépris et de violence et les «divisions à base ethnique».

 

«On doit surtout se soucier d’offrir une proposition éducative qui apprenne aux jeunes à penser de manière critique, et qui indique un parcours de maturation dans les valeurs», a insisté le pape.

 

Voici le texte intégral publié en français par le Vatican.

 

* * *

Discours du pape François

 

Chers frères,

 

Cette rencontre avec vous, qui représentez le Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), me donne l’occasion d’encourager cette Institution, qui a été pensée et promue pour rendre service aux Églises locales en Afrique. Ce service a pour but de donner des réponses communes aux nouveaux défis du Continent, pour que l’Église puisse parler d’une seule voix, en témoignant de sa vocation à être signe et instrument de salut, de paix, de dialogue et de réconciliation. Afin d’accomplir cette mission, il est très important que le Symposium reste fidèle à sa propre identité: c’est-à-dire être une expérience vivante de communion et de service auprès des plus pauvres.

 

Ce chemin exige que les Pasteurs restent libres de toute préoccupation mondaine et politique, qu’ils renforcent les liens de communion avec le Pape, par la collaboration avec les Nonciatures apostoliques et par une communication «fluide» et directe avec les autre instances de l’Église. En même temps, il est nécessaire de maintenir des expériences ecclésiales simples à la portée de tous, ainsi que des structures pastorales sobres. L’expérience montre que les grandes structures bureaucratiques analysent les problèmes de manière abstraite, et courent le risque de tenir l’Église loin des gens.

 

Les jeunes générations ont surtout besoin de votre témoignage. En Afrique, l’avenir est entre les mains des jeunes, et ils sont aujourd’hui appelés à se défendre contre de nouvelles formes de « colonisation » sans scrupules, comme le succès, la richesse, le pouvoir à tout prix. La manière la plus efficace pour vaincre la tentation de céder à des modes de vie dommageables est d’investir dans le domaine de l’éducation. Celle-ci sera utile aussi pour contrecarrer la mentalité répandue de mépris et de violence, comme aussi les divisions à base ethnique. On doit surtout se soucier d’offrir une proposition éducative qui apprenne aux jeunes à penser de manière critique, et qui indique un parcours de maturation dans les valeurs (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 64). Sur ce parcours éducatif, la pastorale scolaire est un instrument important: que ce soit dans les écoles catholiques ou publiques il convient de conjuguer la tâche éducative avec l’annonce explicite de l’Évangile (Ibid., nn. 132-134).

 

En Afrique aussi, pour différentes raisons, une certaine désagrégation de la famille est en cours; par conséquent l’Église est appelée à valoriser et à stimuler toutes les initiatives en faveur de la famille, qui est source privilégiée de toute fraternité, fondement et voie primordiale de la paix (cf. Jean-Paul II, Message pour la 27ème Journée Mondiale de la Paix, 1er janvier 1994). Ces derniers temps, beaucoup de prêtres, de religieux et de laïcs ont entrepris des œuvres louables pour le soutien de la famille, avec une attention spéciale aux personnes âgées, aux malades, aux personnes handicapées. Surtout dans les régions les plus isolées et reculées, vos Églises ont proclamé l’Évangile de la vie et, à l’exemple du bon Samaritain, elles ont porté secours aux plus démunis. Un magnifique témoignage de charité a aussi été rendu face à la récente apparition du virus Ebola, qui a frappé de nombreuses communautés, paroisses et centres hospitaliers. De nombreux missionnaires africains ont généreusement offert leur vie pour rester auprès des malades. C’est une route à parcourir avec une ardeur apostolique toujours renouvelée ! Nous, disciples du Christ, nous ne pouvons pas ne pas nous préoccuper du bien des personnes les plus faibles; et nous devons aussi susciter l’attention de la société et des Autorités publiques sur leurs conditions de vie.

 

Chers frères, je désire exprimer mon appréciation pour la précieuse contribution de nombreux prêtres, religieux et fidèles laïcs à l’annonce de l’Évangile et au progrès social de vos populations. VotreSymposium est aussi un lieu de promotion de la légalité, pour que les plaies de la corruption et du fatalisme soient guéries, et pour favoriser l’engagement des chrétiens dans les réalités séculières, en vue du bien commun. La grande tâche de l’Évangélisation consiste, en effet, à faire en sorte que l’Évangile imprègne notre vie, afin qu’à notre tour nous puissions le porter aux autres. C’est pourquoi il est important de rappeler qu’évangéliser suppose la conversion, c’est-à-dire le changement intérieur. Le processus de purification inhérent à l’évangélisation signifie accepter l’appel du Christ à «se convertir et croire à l’Évangile» (cf. Mc 1,5). Comme résultat de cette conversion au salut, non seulement l’individu, mais la communauté ecclésiale tout entière est changée, elle devient de plus en plus une expression vivante de foi et de charité.

 

Que la lumière et la force du Saint Esprit soutiennent vos efforts pastoraux. Que la Vierge Marie vous protège, intercède pour vous et pour tout le Continent africain. Qu’également ma Bénédiction vous accompagne. Et, s’il vous plaît, priez pour moi.

 

 

Sources: 

  1. Source primaire: Zenit. 7 février 2015.
  2. Source secondaire: http://www.paxchristi.cef.fr/v2/le-pape-appelle-a-former-lesprit-critique-des-jeunes/ 

 

FORMER L'ESPRIT CRITIQUE DES JEUNES ET INVESTIR DANS L'ÉDUCATION
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 12:00
Des soucis entre "la liberté d'expression" et "l'éthique de la communication".  En effet, la liberté d'expression, la liberté d'écrire, la liberté de parler est un droit fondamental. Il doit indéniablement se défendre sans prendre en otage l'éthique de la communicationD'aucuns se souviendront de l'auteur de "Les versets sataniques", Salman Rushdie et de ce que lui advint. L'actualité "Charlie Hebdo" a fait et continue à faire l'objet d'une importante controverse dans les échanges. Au mal rendre le mal? Surmonter le mal par le bien. Loi du Christ.Le Saint-Père s'en est mêlé. Qu'en dit-il? Nul n'a le droit d'insulter la foi des autres ou de s'en moquer. "II peut se passer ce qui arriverait à M. Gasbarri s’il disait quelque chose contre ma mère". L'illustration du Pape peut sembler terre à terre, mais elle vaut son pesant d'or. En Science de Communication Sociale, ne peut jouir paisiblement de la liberté d'expression que celui qui connait les droits et les devoirs de la relation avec autrui. En outre, distinguer "public" de "privé", c'est savoir offrir une communication éthique à la société. Sans liberté d'expression, point de réelle liberté d'opinion. Mais, que cette liberté verse dans le libéralisme, elle devient un abus de la liberté.  
 

Parmi les journalistes présents dans l'avion, Antoine-Marie Izoard, directeur de l'agence de presse I.Media. Voici son compte-rendu: A bord de l’avion qui l'emmenait de Colombo à Manille, le pape François a passé pas moins de trois quarts d’heure avec les journalistes qui l’accompagnent. Répondant à 8 questions, il est brièvement revenu sur les trois jours passés au Sri Lanka. Notez qu’une réponse a particulièrement retenu l’attention.

 

Interrogé par un journaliste français, le pape a clairement fait référence à l’attaque terroriste de Paris contre la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo – il y a 8 jours - et expliqué qu’il existait des limites en matière de liberté d’expression. S’il a assuré que chacun avait “le droit“, même “l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun“, le pape a fait comprendre que ceux qui provoquent ou offensent peuvent s’attendre à une réaction. S’il a réaffirmé avec force que “tuer au nom de Dieu“ était une véritable “aberration“, le chef de l’Eglise catholique a soutenu que l’on ne pouvait pas “provoquer“ ou “insulter la foi des autres“.

 

Egalement interpellé sur les menaces du terrorisme islamique qui pèsent sur lui et le Vatican, le pape François s’est dit d’abord “préoccupé“ pour les fidèles avant d’ajouter: “J’ai peur, mais vous savez j’ai un défaut, j’ai une bonne dose d’inconscience!“ Puis il a affirmé avoir demandé au Seigneur, s’il devait être abattu, “la grâce“ de ne pas souffrir, confiant en souriant aux journalistes: “Je ne suis pas très courageux devant la douleur!

 

 Au fil de ses réponses, le pape François a également indiqué qu’il publierait son encyclique sur l’écologie humaine en juin ou juillet prochain. Il a indiqué l’avoir récemment soumise à la Congrégation pour la doctrine de la foi et au théologien de la Maison Pontificale, histoire d’être sûr de ne pas dire “des bêtises“. Le pape a aussi confié qu’il souhaitait que ce document magistériel sorte avant le sommet mondial sur le climat prévu à Paris (France) en décembre. Constatant l’échec du dernier sommet de Lima, le chef de l’Eglise catholique a lancé: “Espérons qu’à Paris les représentants seront plus courageux“. (AMI)

 

 

Voici le verbatim des déclarations du Pape François sur cette question

(avec Agence I.Media)

 

Question du journaliste: Hier matin, durant la messe, vous avez parlé de la liberté religieuse comme d’un droit humain fondamental. Dans le respect des différentes religions, jusqu’à quel point peut-on aller en termes de liberté d’expression qui, elle aussi, est un droit humain fondamental?

 

Réponse du saint-Père: Merci pour cette question intelligente! Je crois que ce sont toutes les deux des droits humains fondamentaux: la liberté religieuse et la liberté d’expression. On ne peut pas… Vous êtes français non? Alors allons Paris, parlons clairement! On ne peut pas cacher une vérité aujourd’hui: chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement, et nous voulons tous faire ainsi.

 

Deuxièmement, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c’est-à-dire au nom de Dieu.

 

Ce qui se passe maintenant nous surprend, mais pensons toujours à notre histoire: Combien de guerres de religion avons-nous connu! Pensez seulement à la nuit de la saint Barthélémy! Comment comprendre cela? Nous aussi nous avons été pécheurs sur cela, mais on ne peut pas tuer au nom de Dieu, c’est une aberration. Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que c’est le principal, sur la liberté religieuse: on doit le faire avec la liberté, sans offenser, mais sans imposer ni tuer.

 

La liberté d’expression… Non seulement chacun a la liberté, le droit et aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun: l’obligation! Si nous pensons que ce que dit un député ou un sénateur – et pas seulement eux mais tant d’autres - n’est pas la bonne voie, qu’il ne collabore pas au bien commun, nous avons l’obligation de le dire ouvertement. Il faut avoir cette liberté, mais sans offenser. Car il est vrai qu’il ne faut pas réagir violemment, mais si M. Gasbarri (responsable du voyage, debout à ses côtés, ndlr) qui est un grand ami dit un gros mot sur ma mère, il doit s’attendre à recevoir un coup de poing! C’est normal… On ne peut pas provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi!

 

Le pape Benoît, dans un discours dont je ne me souviens pas bien (en fait, le fameux discours de Ratisbonne, ndlr) avait parlé de cette mentalité post-positiviste, de cette métaphysique post-positiviste qui menait au final à croire que les religions ou les expressions religieuses sont un espèce de sous-culture: elles sont tolérées mais elles sont peu de chose, elles ne sont pas dans la culture des Lumières. C’est un héritage des Lumières.

 

Il y a tant de gens qui parlent mal des religions, qui s’en moquent, qui jouent avec la religion des autres. Ceux-là provoquent… et il peut se passer ce qui arriverait à M. Gasbarri s’il disait quelque chose contre ma mère. Il y a une limite! Chaque religion a de la dignité, chaque religion qui respecte la vie humaine et l’homme, et je ne peux pas me moquer d’elle… c’est une limite. J’ai pris exemple de la limite pour dire qu’en matière de liberté d’expression il y a des limites, comme pour l’histoire de ma mère.»

 

Source: http://www.news.va/fr/news/le-pape-on-ne-peut-provoquer-ou-insulter-la-foi-de

(Extrait de l'archive de Radio Vatican - Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)
 

 

LA LIBERTÉ D'EXPRESSION A DES LIMITES
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LA LIBERTÉ D'EXPRESSION A DES LIMITES
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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:09

À l’approche de Noël, le pape François a prononcé lundi 22 décembre 2014 ses vœux à la Curie romaine puis aux employés du Vatican. 

 

Il a énuméré quinze maladies qui ont gagné le corps central de l’Église invitant aussi les collaborateurs de la Cité du Vatican à «soigner» leur vie intérieure. Ces maladies, selon lui, sont: 1 - "L'immortalisme" ou le "se sentir immortel" et "indispensable"; 2 - "La suractivité" ou le "Marthalisme"; 3 - "La fossilisation mentale et spirituelle"4 - "La planification et le fonctionnalisme"5 - "La mauvaise coordination"; 6 -  "L'Alzheimer spirituel"; 7 - La "rivalité" et la "vaine gloire"; 8 - "La schizophrénie existentielle"9 - "Les bavardages" et les "murmures"10 -  La courtisanerie; 11 - "L'indifférence aux autres"; 12 - "Les faces funèbres";13 - L'"acccumulation de biens matériels"; 14 - Le repli sur soi et 15 - "L'exhibitionnisme mondain".

 

Par ces discours, le pape veut impulser une dimension spirituelle à la réforme en cours de la Curie.

 

Avoir une «bonne dose d’humour sain», pratiquer «l’autodérision» comme il s’y emploie. Ce fut le seul moment où les membres de la Curie romaine ont pu esquisser un sourire à l’écoute des recommandations que leur a énumérées le pape François, invitant à un «vrai examen de conscience».

 

Ses vœux de Noël à la Curie furent l’occasion du plus sévère diagnostic dressé contre les dysfonctionnements du gouvernement central de l’Église catholique depuis le début du pontificat de celui qui fut élu pour y remédier.

 

RIVALITÉ ET VANITÉ

Tel un médecin, le pape a décrit, une à une, un total de quinze« maladies » ayant gagné le corps de la Curie. Celle d’abord de se sentir «immortel, immune et indispensable». Plus loin, il a aussi désigné la «maladie de la rivalité et de la vanité». Et, comme un effet conséquent, celle de la «mauvaise coordination», venant du manque d’esprit d’équipe.

 

Lui, qui n’hésite pas à inventer des mots, a désigné sous le nom de «marthalisme» la maladie dérivée de la figure évangélique de Marthe qui ne choisit pas la meilleure part mais tombe dans «le stress et l’agitation». Dans le même sens, il a relevé la «maladie de la planification excessive et du fonctionnalisme», qui éloigne l’Église des desseins novateurs de l’Esprit Saint.

 

 «ALZHEIMER SPIRITUEL» 

Parmi les autres «maladies curiales», selon son expression, il a cité également celle de la «pétrification mentale et spirituelle». Un mal qui rejoint celui de l’«indifférence envers les autres» et celui de l’«Alzheimer spirituel», qui atteint «ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur», laissant dominer «leurs passions, humeurs et manies».

 

Seul debout face aux préfets des congrégations, présidents des conseils pontificaux, secrétaires et autres dirigeants actifs ou émérites des dicastères (équivalent de ministères), composant la Curie, le pape a poursuivi son énumération, qui n’était pas sans rappeler celle des «tentations» qu’il avait recensées chez les Pères synodaux à la fin de leur assemblée sur la famille d’octobre dernier.

 

 «DOUBLE VIE» 

Il a évoqué encore la maladie de la «schizophrénie existentielle» de ceux qui mènent une «double vie», la maladie du «visage funèbre» envers ses subordonnés, celle qui consiste à «diviniser les chefs», ou encore celle des «cercles fermés» d’appuis entre amis et celle de l’accumulation matérielle.

 

Rappelant la maladie de la médisance et des «cancans», déjà dénoncée dans ses homélies matinales – et dans ses vœux l’an dernier –, le pape François a achevé son «catalogue» par la maladie «du profit mondain» touchant celui qui «transforme son service en pouvoir», selon une opposition de termes à laquelle il recourt souvent.

 

APPEL À SE CONFESSER

Pour définir chacun des maux, le pape s’est appuyé sur des passages des Évangiles comme pour mieux interpeller son auditoire ecclésial. Et le préparer, après cet examen de conscience en vue de Noël, à se confesser,sacrement cher à Jorge Bergoglio.

 

Face ensuite aux divers corps de métier du Vatican, qu’il a tenu cette année à rencontrer, il a repris, avec plus de douceur, l’appel à chacun de «soigner» son «rapport à Dieu». Par la prière, la fréquentation des Écritures et la réception des sacrements. Il a regretté qu’existent aussi parmi les employés du Vatican «concupiscence, (…) rancœur (…), vengeance» ou encore «paroles injurieuses».

 

Ses deux interventions successives traduisent la «réforme spirituelle» qu’il juge prioritaire pour la Curie, comme il l’expliquait dans son entretien au quotidien argentin La Nacion du 7 décembre. Ce travail de conversion, le pape jésuite compte le poursuivre l’an prochain, notamment à l’occasion du Carême. Les dirigeants de la Curie repartiront une semaine pour des exercices spirituels hors de Rome. Une retraite déjà réalisée cette année, non sans que certains y rechignent.

 

RÉFORME DE LA CURIE: LA PARTIE N’EST PAS GAGNÉE

La sévérité du diagnostic, établi plus de vingt et un mois après le début du pontificat, explique aussi pourquoi la réforme de la Curie est loin d’être achevée, comme le pape l’a aussi prévenu dans La Nacion«Il sent que la partie n’est pas gagnée», observe un prêtre l’ayant rencontré tout récemment. Pour l’heure, la réforme entraîne surtout une vive inquiétude par la longueur du processus entrepris. «Comment est l’ambiance chez vous? Qu’est-ce que tu vas devenir? sont les questions que les employés se demandent l’un à l’autre», témoigne l’un d’eux. Des conversations où le pape devient directement l’objet de critiques (lire La Croix du 16 décembre). Comme le murmure une employée d’un dicastère : «Vous ne pouvez pas savoir tout ce que j’entends contre le pape.» 

 

Les applaudissements nourris étaient toutefois de mise devant un pape François précédant ou finissant ses deux interventions d’un temps généreux d’échanges personnels, de sourires et d’éclats de rire.

 

«PARDONNEZ-MOI», DEMANDE LE PAPE FRANÇOIS

«Je ne veux pas finir ces vœux sans vous demander pardon pour les fautes, les miennes et celles des collaborateurs, et aussi pour des scandales, qui font tant de mal. Pardonnez-moi», a conclu le pape son intervention auprès des 4 000 employés du Vatican et leurs familles, sans autre précision. Auparavant, devant la Curie, il a aussi demandé «humblement pardon pour les fautes commises “en pensées, en paroles, par actions et par omissions’’». Selon son habitude, il a aussi, à chaque fois, fini en demandant à ses auditoires de prier pour lui.

 

Ce n'est pas la première fois que le pape François, qui entend faire de la réforme de la Curie une pierre angulaire de son pontificat décoche des traits en direction de certains des plus hauts responsables de la hiérarchie ecclésiale. En septembre 2013, il avait ainsi stigmatisé "les évêques d'aéroports"

 

 

Source: http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-soumet-toute-la-Curie-a-un-lourd-examen-de-conscience-2014-12-22-1283658

 

 

LE CATALOGUE DE 15 MALADIES DE LA CURIE ROMAINE
LE CATALOGUE DE 15 MALADIES DE LA CURIE ROMAINE
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 19:02

Le Pape François a délivré un cours de bonne communication, ce lundi matin, en recevant le personnel de la chaîne de télévision des évêques italiens TV 2000. Le Saint-Père leur a proposé une réflexion en trois points sur le rôle et la lourde responsabilité des journalistes catholiques. Ceux-ci doivent tout d’abord s’exprimer avec franchise et en toute liberté, dans un monde où la communication est souvent pilotée par la propagande, les idéologies, les objectifs politiques, économiques ou techniques. Les journalistes doivent aussi s’affranchir des modes, des lieux communs, des formules toutes faites, qui annulent la capacité de communiquer. 

 

Deuxième point, deux dangers menacent les communicateurs: celui de saturer la perception des destinataires à coup de slogans qui entravent la réflexion et celui au contraire, très fréquent dans une communication toujours plus rapide et superficielle, de courir immédiatement à la conclusion sans présenter la complexité de la vie réelle. Face à ces risques, les communicateurs catholiques doivent se laisser conduire par l’Esprit Saint.  

 

Troisième point enfin, il faut s’adresser à la personne tout entière en évitant les péchés les plus répandus dans les médias : la désinformation, qui porte à dire les choses à moitié, la calomnie et la diffamation. « La communication authentique n’a pas pour vocation de frapper » a insisté le Pape François en fustigeant les médias qui alternent entre alarmisme et catastrophisme d’un côté, et désengagement consolatoire de l’autre. Il faut selon le Souverain Pontife « s’adresser aux esprits et aux cœurs afin que les gens parviennent à voir au-delà de l’immédiat, d’un présent qui risque d’être oublieux du passé et craintif par rapport à l’avenir ». Or, dans un contexte toujours plus pluraliste, il est nécessaire de favoriser la culture de la rencontre. 

 

Radio Vatican (RV)

Source: http://fr.radiovaticana.va/news/2014/12/15/la_le%C3%A7on_de_communication_du_pape_aux_journalistes/1114864

 

LA LEÇON DE COMMUNICATION DU PAPE AUX JOURNALISTES
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 09:51
Après avoir réfléchi sur les défis de la famille dans le contexte de l'évangélisation, le prochain synode se penchera sur "la vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde contemporain". Il se déroulera du 04 au 25 octobre 2015, soit un synode de trois semaines. 
 

Ce second synode sera donc un synode de trois semaines, avec des représentants élus des différentes conférences épiscopales.

 

Après ce IIIe synode "extraordinaire" d'octobre 2014 (5-19 octobre), et un an de réflexion, les évêques poursuivront leur travail sur les défis de la famille aujourd'hui.

 

A l'issue du "rapport après le débat" de ce lundi 13 octobre, le "drame continue" par conséquent, a dit en souriant le cardinal philippin Luis Antonio Tagle, archevêque de Manille, l'un des présidents délégués. Il a aussi fait observer qu'il n'est "pas facile" de "mettre ensemble" les éléments du rapport. Il a pour cela salué les "héros" du synode, dont le rapporteur, le cardinal Peter Erdö, archevêque d'Estergom-Budapest (Hongrie).

Le synode a été "franc, ouvert, charitable envers les autres": comme le pape François l'avait demandé, a-t-il commenté.

 

Mais le "chantier"est ouvert, a ajouté Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti-Vasto (Italie), secrétaire spécial du synode: chacun a parlé avec une "totale liberté" en s'efforçant "d'écouter les autres". C'est un exercice de la "synodalité": "avoir la patience de marcher ensemble pour évoluer ensemble", en assemblée de tant de pays et cultures différents. C'est une "synodalité spatiale" en même temps que temporaire: il faut du temps pour marcher ensemble. Et "tel a été l'esprit du Concile Vatican II": l'esprit de "Gaudium et Spes", qui "ne juge pas le monde" mais fait siennes "les joies et les souffrances" des contemporains.

 

La solution n'est pas dans "tout ou rien", mais dans les nuances pour "accompagner": un "esprit d'accompagnement, de progressivité et de maturation", de "gradualité" de mise en oeuvre de l'enseignement de l'Eglise, a fait observer l'archevêque italien.

 

Le cardinal Ricardo Ezzati Andrello, sdb, archevêque de Santiago du Chili et président de la Conférence éspicopale chilienne, a souligné l'atmosphère "de grande écoute" et une "grande capacité de miséricorde", de "comprendre les situations difficiles" que vivent les familles.

 

Il a aussi rappelé que le "rapport" publié aujourd'hui n'est "pas définitif": les jours à venir sont des jours de "dialogue" pour "l'enrichir". En somme, conclut-il, c'est un "synode qui écoute, qui s'émeut, qui cherche des chemins pour trouver ce que l'Eglise sent, en tant que disciple de Jésus, pour servir l'humanité".

 

Anita Bourdin

ROME, 13 octobre 2014 (Zenit.org

 

PROCHAIN SYNODE SUR LA FAMILLE: "LA VOCATION ET LA MISSION DE LA FAMILLE", DU 04 AU 25 OCTOBRE 2015
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