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  • : ANJASHI WA TSHUMBE
  • ANJASHI WA TSHUMBE
  • : Un espace web pour informations et communications, échanges et contacts, analyses, opinions et débats sur la vie. Champs d'intérêt: Vie de l'Église Catholique Romaine et vie en République Démocratique du Congo.
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  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 09:29
Qui était Alphonse Elungu Pene Elungu?
 
Une intelligence rare de par sa profondeur et sa précision. Collègue des classes au Grand séminaire de Kabwe de feu l’Abbé André Olamba Yanyi et de l’actuel sénateur Joseph Mpambia Bekanga Bekaja mais, lui, n’ira pas jusqu’au bout où il aurait été ordonné prêtre en 1963. Là, au Grand Séminaire, il venait une année après la promotion de Mgr  Albert Hiombo, Joseph Adidiema, Adrien Wembawelo, Antoine Wembi… ou encore il passait une année avant celle de Mgr Laurent Monsengwo.
 
Alphonse Elungu, fils de Papa Ululu, est Otetela né le 21 avril 1936 à Munge, un village avec statut de groupement du secteur Lukumbe dans le territoire de Katako-Kombe. Il commença sa scolarité à Lubefu et Tshumbe avant d’aller poursuivre à Kabwe aux Petit et Grand séminaires qu’il quitta en 1961. Diplômé de l’Institut d’études politiques, licencié ès lettres, il fut lauréat de l’année 1964 de l’Université  Ex en Province (France). Marié à Monique, une française avec laquelle il fonda une famille, il obtient à l’Université Paris Sorbonne en 1966 un doctorat de 3ème cycle en philosophie avec une thèse sur Malebranche; le jury lui conféra la mention «Exceptionnelle» avec «Embrassement du jury». A ajouter qu’il viendra en 1999 défendre une autre thèse d’Etat ès lettres à Paris IX Sorbonne. Lorsqu’il quitta très vite Paris pour le Congo à la fin 1966, le professeur Georges Balandier prononça à son honneur le discours dans lequel il dira: «Le savant rentre dans son pays».
 
Début novembre 1967, Alphonse Elungu  est nommé Vice-recteur de l’Université Lovanium et, puis, le 11 mars 1968, délégué général de la section des recherches en lettres et en sciences de l’homme de l’ONRD. Dans sa vie quotidienne, il cultiva le doute et c’est la philosophie qui le guidait, car pour lui le principe était ne rien accepter que ce qui est éclairé par la raison. Cette pratique fera de lui moins un grand gestionnaire administratif mais d’abord et fondamentalement un chercheur et un enseignant. En 1976, il est élu vice-président de la Société des philosophes du Zaïre.
 
Lors de la création de l’UNAZA, il sera d’abord nommé Vice-recteur du Campus de Kinshasa le 12 août 1971, puis Vice-recteur du Campus de Kisangani en septembre 1972, Directeur général de l’ISP Mbandaka en août 1975, Vice-recteur du Campus de Lubumbashi le 16 décembre 1977. Il quitte le pays en 1979 pour la Côte d’Ivoire où il est professeur titulaire à l’Université d’Abidjan. Retour à Kinshasa à la fin des années 1980 pour être professeur ordinaire à l’Université de Kinshasa. Il s’ouvre à la politique lors de la CNS et devient  membre du HCR le 5 décembre 1992 et du HCR-PT le 19 janvier 1994 (....).
 
Alphonse Elungu restera attaché à l’Université de Kinshasa jusqu’à son éméritat à la fin des années 2000. Avec la mort aux USA en 2013 de Papa Adrien Wembawelo, il (me) dira à Kinshasa: «J’ai perdu un grand frère et un ami».
 
Adieu Papa Alphonse.
Jean Omasombo Tshonda
 
 
Condoléances à la famille du Professeur Ordinaire Alphonse Elungu pene Elungu!
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Dévasté et choqué voire quasi paralysé, veuillez accepter mes très sincères condoléances à chacun,du fin fond de mon Coeur: «Ashi ambutshulo, hayeyama tongona!» (=peut-on jamais ramasser l'eau versée). Je suis profondément triste de perdre une sommité intellectuelle imbue d'humilité et d'amour de son pays, prompt à servir autrui  avec abnégation. 
 
Soyez certain (e), je vous en prie, cher frère, chère soeur de nos prières. Bref, seul l'Omniscient récompense celui ou celle QUI croit en Lui. Que on âme repose en PAIX.
 
Prof. Antoine Roger Dimandja
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Cher compatriote L. Opula,
 
Veillez transmettre nos condoléances à la famille biologique de l’illustre disparu et à la grande famille de la communauté scientifique congolaise.
 
Le Prof. Elungu Pene Elungu fait partie de ces ainés (Malu wa Kalenga, Ilunga Kabongo, Kadima Kamuleta, Buakasa Tulu kia Mpansu, etc.) qui ont servi de modèle à de nombreux jeunes Congolais qu’ils ont formés ou qui ont travaillé sous leur clairvoyante direction aussi bien en Occident, en Afrique que dans notre cher pays.
Les morts sont morts, dit-on, c’est une évidence que la nature impose à tous les vivants. Mais le Prof. Elungu Pene Elungu n’est pas mort car il continue de vivre à travers et dans ses enfants et petits-enfants à qui il a transmis son bagage génétique. Dans la communauté scientifique congolaise, il continue de vivre dans ses nombreux disciples qu’il a formés tout au long de sa riche carrière et à qui il a transmis son large savoir. Aux uns et aux autres, il ne reste qu’une chose digne à faire: remercier Dieu d’avoir mis ce grand Homme sur leur chemin et rendre hommage à l’Homme de Science qu’il a été et qui a marqué son temps afin de continuer à mériter son héritage biologique et scientifique.
Que Dieu vous assiste dans cette épreuve.
Sinaseli Kamatanda TSHIBWABWA
Mulongeshi
 
Source: hinterland1@yahoogroupes.fr, articles publiés par Lambert OPULA.
De gauche à droite il s’agit de: Antoine Owandjalola: professeur à l’ISTM/Kinshasa, gendre du professeur A. Elungu, Prof. Jean Omasombo Tshonda, Prof. Alphonse Elungu (Photo prise le 1er juillet 2010 à l’Université de Kinshasa lors des obsèques du professeur Antoine Wembi Kakese).
De gauche à droite il s’agit de: Antoine Owandjalola: professeur à l’ISTM/Kinshasa, gendre du professeur A. Elungu, Prof. Jean Omasombo Tshonda, Prof. Alphonse Elungu (Photo prise le 1er juillet 2010 à l’Université de Kinshasa lors des obsèques du professeur Antoine Wembi Kakese).

De gauche à droite il s’agit de: Antoine Owandjalola: professeur à l’ISTM/Kinshasa, gendre du professeur A. Elungu, Prof. Jean Omasombo Tshonda, Prof. Alphonse Elungu (Photo prise le 1er juillet 2010 à l’Université de Kinshasa lors des obsèques du professeur Antoine Wembi Kakese).

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 20:13

République Démocratique du Congo

Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire.

UNIVERSITE NOTRE-DAME DE TSHUMBE

« UNITSHU »

Rectorat

Tél. : (+243) 992 71 73 20 – 81 502 5756 - 81 35 75 165

E-mail : UNDT.rectorat@gmail.com

 

 

COMPTE RENDU DU COLLOQUE TENU A L’UNIVERSITE NOTRE-DAME DE TSHUMBE

DU 11 AU 14 FEVRIER 2015

 

 

PREAMBULE

Il s’est tenu du 11 au 14 Février 2015 à l’Université Notre-Dame de Tshumbe par le biais du centre ’’Foi et engagement social de l’Eglise’’ créé au sein de notre université, un colloque ayant pour thème « Quelle éducation pour une culture de la paix ? ». Le présent rapport décrit le déroulement de ce colloque dans son ensemble. Abordé dans un cadre scientifique, ce thème entendait contribuer aux efforts de rétablissement et de consolidation de la paix en terre tetela. Une paix continuellement menacée et maintes fois perturbée par des conflits individuels et communautaires aux causes multiples.

Cinq grands points qui constituent les grandes articulations du colloque seront développés dans les lignes qui suivent à savoir : l’opportunité du colloque, les catégories des participants, les interventions des conférenciers, les résolutions prises et les perspectives d’avenir.

 

1. DE L’OPPORTUNITE DU COLLOQUE

Le colloque tenu au sein de l’UNITSHU est une première dans le milieu et dans la région ; il a reçu le total assentiment des participants et de la population locale dans son ensemble. Son thème « Quelle éducation pour une culture de la paix ? » traduit les aspirations du peuple tetela depuis longtemps déchiré par des guerres intestines et des conflits récurrents accentués pour des raisons de positionnement politique, social, économique et professionnel. Cela a pris un relief particulier à partir des échéances électorales de 2006 où de massives violations des droits de l’homme sur le sol tetela ont été perpétrées pour cause d’appartenance politique ou tribale.

Le besoin de la paix étant exprimé par l’ensemble du peuple surtout dans la perspective des élections de 2016 en RDC. Les idées véhiculées dans ces assises ont généré une série des résolutions qui y ont été arrêtées à l’unanimité. Parmi les effets multiplicateurs du colloque, on peut citer en parallèle, la création par l’Evêque du Diocèse de Tshumbe du ‘’Bureau diocésain de la culture de la paix’’ et l’acquisition d’une station radiodiffusion de la culture de la paix.

D’autres effets multiplicateurs qui rentrent dans l’actif de ce colloque viennent de la population qui, très satisfaite de ce forum sur la culture de la paix, a émis les vœux de voir se multiplier plusieurs colloques du genre non seulement à Tshumbe mais aussi en d’autres lieux de l’espace géographique tetela.

 

2. DES PARTICIPANTS

Etaient attendus dans ce colloque la population de Tshumbe, les membres de l’Université Notre-Dame de Tshumbe ainsi que les invités venus de plusieurs horizons de la RDC : Kinshasa, Lodja, Katako-Kombe, Lubefu, Wembo-Nyama et les environs de Tshumbe.

Les invités présents avaient constitué un échantillon représentatif des couches sociales de la population tetela à savoir les prêtres, les religieux, les religieuses, les représentants des partis politiques, les chefs des confessions religieuses, le monde universitaire (les Professeurs, les Chefs de Travaux, les Assistants), les étudiants, les élèves, les enseignants, les autorités politico-administratives, les chefs coutumiers, etc.

Un nombre de participants évalué à plus de 300 personnes avait pris part à ce colloque qui avait duré quatre jours et dont les interventions ont captivé l’attention de tous.

 

3. DES INTERVENTIONS

Ce colloque a connu treize conférences animées par les personnalités académiques, scientifiques et les animateurs culturels du terrain. En voici quelques sujets développés.

1. « L’histoire des tetela et les différentes guerres intestines » : cette conférence est allée aux sources des conflits chez les tetela depuis les origines. Il s’agit de situer ces conflits dans leur champs diachronique d’éclosion, cerner leurs modes de fonctionnement pour les prévenir efficacement.

2. « Le mariage comme pacte de pacification chez les tetela » : le tetela est un peuple au sein duquel le mariage constitue une valeur fondamentale et une richesse incommensurable. Ainsi, l’union matrimoniale constitue un moyen pour resserrer les liens de paix troublés par des conflits entre les familles, les clans ou les tribus.

3. « Le message biblique sur la paix » : la paix ne peut porter des fruits que quand elle est soutenue par la parole révélée. D’où l’importance des sources et de la signification bibliques de la paix pour inculturer ce message chez le peuple tetela.

4. « L’enseignement de la CENCO sur la paix » : la RDC a connu une dure période de troubles liés aux élections et aux conflits armés. L’Eglise catholique du Congo a été très active pour livrer des messages de paix à chaque circonstance. Ces messages constituent une source de revisitation pour célébrer la paix chez les tetela.

5. « La paix et l’évangélisation chez les tetela » : étant reconnu comme un peuple belliqueux, la parole de l’évangile qui met l’accent sur la foi en Dieu et l’amour du prochain a été très déterminante pour vivre la paix chez les tetela.

6. « Education à la paix dans la catéchèse de l’Eglise » : il s’est agi de livrer l’enseignement et la doctrine catholique au sujet de la paix.

7. « Le profil du politicien et de l’intellectuel dans la culture de la paix » : les atteintes à la paix avaient pris des proportions inquiétantes lorsque le politique et l’intelligentsia tetela se sont mêlés surtout à partir des années 1960 jusqu’à ces jours. Ces deux types d’hommes manipulent le langage, le discours et les catégories chimériques pour susciter, pour une raison ou une autre, les conflits entre les tetela. D’où la nécessité d’un type de politicien et de l’intellectuel nouveau, épris de paix chez les tetela.

8. « Education à la paix pour une nouvelle citoyenneté » : la paix étant un droit, une valeur inscrite dans l’arsenal juridique congolais, la constitution en particulier, devient une exigence fondamentale opposable à tous les citoyens. Observer la paix devient une nouvelle manière d’être citoyen par le changement des attitudes et comportements hostiles à la paix.

9. « Education à la culture de la paix en famille » : pour que la paix soit pas un rendez-vous maqué des tetela avec l’histoire, elle doit être vécue et inculquée à partir de la famille considérée comme cellule mère de la nation.

10. « Education à la paix à l’école » : il s’agit de relayer l’éducation familiale en initiant l’enfant à partir de l’école aux valeurs et aux attitudes favorables à la paix.

11. « Education à la paix dans l’enseignement supérieur et universitaire » : à travers cette conférence, il s’est agi d’accompagner l’enfant devenu adulte à l’université à dissiper les velléités de conflit car la paix doit constituer une quête permanente pour l’homme d’aujourd’hui et de demain. La paix comme valeur vécue à l’université sera répercutée dans les milieux socio-professionnels au sein de la population.

 

4. RESOLUTIONS

Des différents exposés riches et complémentaires répartis en quatre sous-thèmes et des échanges fructueux qui s’en sont suivis, il se dégage les résolutions et recommandations suivantes :

  1. Les participants s’engagent à diffuser le message du colloque sur l’éducation à la culture de la paix à travers les couches sociales dont ils sont issus.

  2. L’Université Notre-Dame de Tshumbe s’engage à publier les actes de ce colloque et à en conserver le message comme lieu d’information pour le monde scientifique, le public en général et pour le peuple tetela en particulier.  

 

5. RECOMMANDATIONS

  1. Que ce type d’atelier scientifique soit régulièrement organisé par l’UNITSHU.

  2. Que l’histoire du peuple tetela et son unité soit enseignée correctement à notre jeunesse.

  3. Que soit créé à l’UNITSHU un cadre permanent de réflexion entre les intellectuels en général et les cadres universitaires en particulier sur des questions liées à la culture de la paix.

  4. Que les moyens de résolutions de conflits utilisés jadis en cas de luttes intestines par les tetela soient revisités et actualisés.

  5. Que des études scientifiques soient menées dans le cadre de la recherche à l’université afin de fustiger l’idéologie du clivage Eswe-Ekonda (Savane-Forêt) et renforcer la conscience en l’unité du peuple tetela.

  6. Que la coutume soit respectée en ce qu’elle renferme comme héritage positif et comme détentrice d’un pouvoir de pacification et de réconciliation.

  7. Que dans le catéchisme enseigné pour l’initiation chrétienne soit inséré un chapitre sur la paix, avec explication des signes, symboles et images y relatifs.

  8. Que l’enseignement de la CENCO sur la paix soit vulgarisé au niveau de toutes les couches sociales.

  9. Que l’intellectuel tetela prenne conscience de sa responsabilité de leader et qu’il sache éclairer l’opinion avec honnêteté.

  10. Que la famille comme première cellule de la société offre aux enfants un milieu sain et paisible pour leur croissance et que les parents se présentent comme les premiers modèles de pacificateurs.

  11. Que l’école et les institutions d’enseignement supérieur et universitaire soient vécues comme une famille et que soient bannies en leur sein toutes les scènes de violences telles que les punitions corporelles, les abus sexuels, ainsi que la corruption sous toutes ses formes, le despotisme et autres anti-valeurs qui compromettent la paix.

  12. Que les valeurs chrétiennes et morales soient enseignées, vécues et enracinées en milieu universitaire en vue de permettre la formation de futurs cadres compétents et responsables.

  13. Que le dialogue soit instauré à tous les niveaux (famille, école, institutions supérieures et universitaires, sphère politique et autres regroupements sociaux) afin de cimenter la paix, prévenir d’éventuels conflits et le cas échéant chercher des voies de réconciliation.

  14. Que soit mis fin à la discrimination sous toutes ses formes au sein des écoles et des institutions d’enseignement supérieur et universitaire, et que la méritocratie soit encouragée comme critère d’évaluation.

  15. Que les chansons et autres récits faisant allusion à des faits de violence ou faisant appel à la violence soient proscrits.

  16. Que le milieu scolaire et d’institution d’enseignement supérieur et universitaire gardent leur caractère apolitique en vue de préserver le climat de paix.

  17. Que soient promus l’esprit de dialogue et de tolérance dans les institutions d’enseignement supérieur et universitaire.

  18. Que soit protégé un climat de paix dans les relations entre les étudiants, les agents et les autorités à l’enseignement supérieur et universitaire.

  19. Que soit renforcé auprès de nos étudiants l’abc de la sagesse, l’amour du prochain, l’altruisme, le sens du sacrifice et la culture de la personnalité pour éviter de servir de caisses de résonnance aux instigateurs à la violence.

  20. Que l’autorité diocésaine organise le service d’aumônerie dans toutes les institutions de l’ESU de sa juridiction.

  21. Que soient initiées des rencontres culturelles de célébration de la paix entre les descendants d’Onkutshu-Membele à l’instar de la rencontre d’Enyamba-a-waadi.

 

6. PERSPECTIVES D’AVENIR

Fort des acquis très positifs du premier colloque et de l’aura dont elle jouit, l’Université Notre-Dame de Tshumbe entend organiser un deuxième colloque l’année prochaine (2016) avec le thème suivant : « Culture de la paix et du développement dans la nouvelle province du Sankuru. Défis et perspectives ».

Cette thématique tombe à point nommé à l’heure du découpage des nouvelles provinces en RDC. Le Sankuru qui est érigé en nouvelle province est une région très enclavée déchirée par des conflits internes et où la pauvreté économique et matérielle bat son plein. Un tel colloque qui connaitra la participation des économistes, des opérateurs économiques et culturels ainsi qu’un éventail large de toutes les couches sociales cimentera les retombées du premier colloque sur la paix et ouvrira les horizons pour un développement économique durable dans la région. Car la paix est un ingrédient indispensable au développement.

Fait à Tshumbe, le 23 Février 2015.

 

LE RECTEUR,

 

 

Sœur WALO OMANA Rebecca

Professeur Ordinaire

UNIVERSITÉ NOTRE-DAME DE TSHUMBE (UNITSHU): QUELLE ÉDUCATION POUR UNE CULTURE DE LA PAIX?
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 10:57

Le nouveau bâtiment de l’Université Catholique du Congo (UCC) situé sur la commune de Mont Ngafula a été inauguré ce samedi 14/02/2015.

 

Tout a commencé par une célébration eucharistique présidée par S. E. Mgr Nicolas Djomo, évêque de Tsumbe et Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo ( CENCO). Plusieurs évêques et membres du Gouvernement, ainsi que les professeurs et d’autres éminentes personnalités étaient présents à cette cérémonie; on citera notamment S. E. Mgr Adolfo Tito Yllana, Nonce Apostolique en RD Congo er Représentant du saint- Père, S. E. Mgr Philibert Tembo, évêque de Budjala, S. E. Mgr Fridolin Ambongo, évêque de Bokungu Ikela et Président du Conseil d’administration de l’UCC, S. E. Mgr Fulgence Muteba, évêque de  Kilwa Kasenga et membre du Conseil d’administration de l’UCC, S. E. Mgr José Moko, évêque d’Idiofa, S. E. Mgr Daniel Nlandu, évêque de Matadi, S. E. Mgr Placide Lubamba, évêque de Kasongo, S. E. M. le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire,  S.E. Madame la vice Ministre au Plan, etc.

 

Au début de la messe, le Recteur de l’Université, Monsieur l’Abbé Jean-Bosco Matand a pris la parole pour donner l’économie des travaux en précisant que la bénédiction ne concerne qu’un tiers du bâtiment. Les travaux de construction vont se poursuivre.

 

«Si leSeigneur ne bâtit la maison, les batisseurs travaillent en vain» (Ps 126). C’est avec ces paroles que S. E. Mgr Nicolas Djomo introduit son homélie dans laquelle il souligne que l’Université doit contribuer à la libération de nos frères et sœurs; elle doit être «le sel de la terre et la lumière du monde». Soyez le creuset de l’évangélisation de notre culture, a-t-il dit, en invitant l’UCC à être une Université en sortie missionnaire, selon les mots du pape François.

 

A la fin de la célébration eucharistique, la parole a été accordée tour à tour à S. E. M. le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, au Président du Conseil d’admnistration qui a décoré un entrepreneur dont l’engagement a été d’une exemplarité saississante.S. E. Mgr le Nonce Apostolique a ensuite béni le nouveau bâtiment dont les clés ont été remises au Recteur par le Président de la CENCO.

 

Publié Lundi, le 16 Février 2015, par la CENCO.

INAUGURATION DU NOUVEAU BÂTIMENT DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DU CONGO (UCC)
INAUGURATION DU NOUVEAU BÂTIMENT DE L'UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DU CONGO (UCC)
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 10:56

L’Année 2015 s’ouvre avec d’abondantes et nouvelles grâces pour le peuple de Dieu qui est à Tshumbe. Quatre nouveaux prêtres ordonnés à OKOLO Saint Joseph ont intégré le clergé diocésain. L’Eglise particulière de Tshumbe compte ainsi 123 prêtres séculiers au service d’une population de plus en plus nombreuse et aux prises avec les nouveaux défis de la foi et de l’évangélisation.

 

En effet, c’est lors d’une célébration eucharistique, le 11 janvier 2015, en la Fête du Baptême de Notre Seigneur Jésus-Christ que S.E. Mgr Nicolas DJOMO, Evêque de Tshumbe, a ordonné prêtres quatre diacres, tous incardinés dans son diocèse. Il s’agit des Abbés LOKOLA Pierre, OSONGO Pascal, NGUNGAWOYI Berthold et ONYUMBE Mathieu.

 

Dans son homélie, l’Ordinaire du lieu a attiré l’attention sur l’humilité et l’abaissement du Fils de Dieu qui, par amour et par solidarité avec les hommes pécheurs que nous sommes, a accepté de recevoir le baptême dans le Jourdain, Lui l’Agneau immolé sans péché, uniquement pour nous montrer le chemin de la sanctification et nous élever à la dignité des enfants de Dieu. En Lui donc, nous avons été élus, par notre baptême, pour participer à sa triple mission d’enseigner, de sanctifier et de gouverner.

 

C’est cette même mission, a fait remarquer l’Evêque de Tshumbe, que l’Eglise confie à ceux qui sont appelés au sacerdoce ministériel pour qu’ils l’accomplissent à un titre tout à fait particulier, c’est-à-dire en tant qu’ils sont configurés au Christ Tête et Pasteur.

 

Cette mission, a-t-il  indiqué, est essentiellement un service, et non un moyen d’auto-revalorisation, que le prêtre est appelé à rendre à la communauté. Mais pour en être à la hauteur, le prêtre doit briller non seulement par sa doctrine mais aussi et surtout par le témoignage d’une vie de prière et de sainteté enracinée dans la foi, capable de gagner au Christ beaucoup de fidèles et loin de tout scandale qui les ferait fuir son Eglise, a encore souligné Mgr Nicolas DJOMO. Le ministère et la vie du prêtre, a-t-il poursuivi, ne doivent souffrir d’aucune contradiction de manière à faire réellement de lui une bénédiction pour le peuple de Dieu.

 

Avant de conclure son homélie, le Pasteur de Tshumbe a confié une mission spéciale à ses nouveaux prêtres, celle d’être des interprètes attitrés et crédibles de sa dernière Lettre pastorale sur la Paix au Sankuru auprès de tous ceux qu’ils rencontreront sur le champ de leur apostolat. Il leur a ainsi demandé d’être eux-mêmes, à l’instar du Christ Prince de la paix, des signes vivants de cette paix et d’unité au milieu d’un peuple meurtri par la violence et la haine tribale.

 

La messe finie, la journée du 11 janvier 2015 dans la paroisse d’Okolo Saint Joseph s’est poursuivie avec des réjouissances populaires indescriptibles et diverses manifestations prévues pour la circonstance.

 

 

Abbé Léonard LUMBUTU

Secrétaire-Chancelier

QUATRE NOUVEAUX PRÊTRES INTÈGRENT LE CLERGÉ DIOCÉSAIN DE TSHUMBE
QUATRE NOUVEAUX PRÊTRES INTÈGRENT LE CLERGÉ DIOCÉSAIN DE TSHUMBE
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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 10:54

Des mots me manquent pour exprimer l'émotion qui m'a envahi en apprenant le décès de celle qui m'appelait "NDOI" et insistait à ce que, en retour, je l’appelle, en lieu et place de Maman Pauline ou TANTE, NDOI.

 

C'était au début des années 60 du siècle dernier, au Caire, alors République Arabe Unie, aujourd'hui République Arabe Égyptienne...

 

Je me rappelle encore la grande villa que le gouvernement égyptien de l'époque, sous Gamal Abdel Nasser, avait mise à la disposition de la famille Lumumba, après l’assassinat odieux du premier Premier Ministre congolais démocratiquement élu. Villa dans laquelle nous, étudiants en RAU, venions, après l'opération "Omega", vivre de près tous les Hérauts du Lumumbisme et du nationalisme congolais (D. Bochely, G. Soumialot, T. Kanza, G. Yumbu, A. Kisonga, M. Kasongo, Nkumu, Mongali et beaucoup d'autres…) qui avaient trouvé refuge dans la capitale égyptienne.

 

Nous, novices lumumbistes, y venions pour suivre de près les petits et grands détails de la vie et de la pensée politique de notre Héros National, Patrice-Emery Lumumba, que ceux-là qui l'avaient côtoyé et, parfois, accompagné dans sa courte vie et carrière politiques racontaient, rapportaient.

 

Cette grande villa, située dans le quartier Zamalek (Le Caire), était, en fait, le lieu où nous, novices lumumbistes, faisions nos classes…

 

J'allais continuer à parler de cette époque riche en événements et en informations de ma vie.

 

Mais hélas…! Est-ce le moment…?

 

Je garde de NDOI l'image d'une grande Dame et d'une Maman congolaise qui aimait s'entourer des Lumumbistes, orphelins de leur Idole et Guide.

 

Cher François,

Chère Julienne,

Cher Roland,

Chers Membres de la famille biologique et politique de NDOI,

 

Je saisis la présente occasion pour vous présenter mes condoléances les plus attristées et vous assurer que je suis, à vos côtés, en ce moment de profondes douleurs et de fortes émotions.

 

Ce que nous ne devons, cependant, pas perdre de vue, c'est que, faisant mienne une des Sagesses africaines, "NDOI n'est pas morte". C'est dire qu'elle est et restera à tout jamais vivante et au centre de nos pensées.

 

Que son âme repose en paix…

 

Iseewanga Indongo-Imbanda

 

UNE GRANDE DAME CONGOLAISE S'EN EST ALLÉE
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 19:25

La famille Lumumba a annoncé mardi, le décès de Madame Pauline Lumumba, née OPANGO, la veuve du héros national de l'indépendance du Congo, Patrice Emery Lumumba.

 

La veuve s'est éteinte dans son sommeil à l’âge de 77 ans quelques jours après son retour de Paris où elle recevait des soins.

 

Son fils ainé, François Lumumba, a indiqué que sa mère se portait bien ces derniers jours, malgré le poids de l’âge.

 

Sur la Toile, les Congolais ont salué la mémoire de celle qu'ils appelaient affectueusement "Mama Pauline", "la compagne discrète" de Patrice Lumumba.

 

Depuis l'assassinat de son mari en 1961, Mme Lumumba ne s'était jamais remariée.

 

Il y a quelques années, elle avait déclaré: lorsqu’on a vécu avec un homme comme Patrice, on n'a aucune raison de vouloir vivre avec un autre.

 

Née en 1937 dans la province du Kasaï-Oriental, Pauline Lumumba laisse derrière elle six enfants.

 

BBC AFRIQUE

Source: http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/12/141223_drc_lumumba_pauline

 

MAMAN PAULINE LUMUMBA, VEUVE DU HÉROS NATIONAL DU CONGO-KINSHASA, N'EST PLUS
MAMAN PAULINE LUMUMBA, VEUVE DU HÉROS NATIONAL DU CONGO-KINSHASA, N'EST PLUS
MAMAN PAULINE LUMUMBA, VEUVE DU HÉROS NATIONAL DU CONGO-KINSHASA, N'EST PLUS
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 12:22

Le Petit Séminaire Saint Gabriel d'Onema-Ototo est une Maison diocésaine de formation. Il fut fondé en 1958 par Mgr Joseph Augustin HAGENDORENS, passioniste, premier Évêque de Tshumbe et a pour objectif  majeur la culture des vocations sacerdotales. L’âge de ses infrastructures, très avancé, milite pour leur réhabilitation. Sa Chapelle, détruite en grande partie depuis quelques années, vient d’être rénovée grâce au financement de la Caritas-Congo. 

 

Le 18 décembre 2014, lors d’une célébration eucharistique, en pleines féries privilégiées de l’Avent, Mgr Nicolas DJOMO, Évêque de Tshumbe, a procédé à la consécration de la Chapelle du Petit Séminaire Saint Gabriel et ce, en conformité aux dispositions du Canon 1212 du Code de droit canonique en vigueur.

 

Dans son homélie, commentant l’Évangile du jour, l’Ordinaire du lieu a mis l’accent sur la foi et l’amour qui ont caractérisé Marie et Joseph face aux annonces de l’Ange et qui ont permis que se réalise la prophétie d’Isaïe concernant la naissance de l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. Choisis par Dieu pour être ses instruments de salut pour les hommes, Marie et Joseph l’ont aimé en retour d’un amour indéfectible, dans une obéissance de la foi qui inspire le silence méditatif et pousse à l’action, a-t-il poursuivi.

 

Revenant sur l’événement du jour, le Prélat s’est arrêté sur la signification profonde d’une Chapelle: lieu sacré où l’on est constamment invité à écouter le Seigneur afin de l’aimer; c’est-à-dire afin de répondre favorablement à son amour. Le Petit Séminaire, à travers l’œuvre de formation qu’il accomplit de génération en génération, ne manifeste rien d’autre que la grandeur de l’amour de Dieu envers l’Église et la société humaine en général, a-t-il ajouté. «Nous sommes donc invités à aimer en retour cette Maison - qui nous a aimés la première et  a guidé nos premiers pas sur le chemin de la foi et de l’humanisation – non pas avec des paroles et des discours mais en acte et en vérité (cf. 1Jn 3, 18). Car le vrai amour se traduit essentiellement à travers le trinôme Voir-Juger-Agir», a exhorté Mgr Nicolas DJOMO.

 

Avant de conclure, l’Ordinaire du lieu a tenu à remercier, au nom de tout son diocèse, Docteur Bruno Miteyo, Secrétaire Exécutif de Caritas-Congo, pour sa sensibilité et sa générosité: «Suite à une visite éclaire au Petit Séminaire Onema-Ototo où il fut conduit par l’Abbé Antoine Kitandja, prêtre du diocèse de Tshumbe, Docteur Miteyo, ayant vu la destruction de la Chapelle s'est senti interpellé et a spontanément décidé d'agir pour que ladite Chapelle refasse  peau neuve aujourd’hui!». En faisant ainsi, ce fervent Chrétien catholique qui n’avait aucun lien avec la Maison et qui n'a pas connu «la vallée de Tshuka», l’a plutôt aimée véritablement, en actes et en vérité, a fait remarquer Mgr Nicolas DJOMO. Il a ainsi conclu son homélie en priant pour que tous, à la manière de Marie et Joseph, méditatifs et agissants, nous sachions adorer véritablement le Seigneur en aimant son Église et son plan de salut sur le monde, non pas en paroles et discours, mais en  actes et en vérité!

 

A la fin de la célébration eucharistique, monsieur l’Abbé KASENDE Valentin,  Recteur du Petit Séminaire Onema-Ototo qui réceptionnait l’ouvrage, a pris la parole pour rendre grâce au Seigneur et remercier tour à tour l’Évêque de Tshumbe, le Secrétaire Exécutif de Caritas-Congo ainsi que le Directeur de Caritas-Tshumbe pour tant de réalisations en faveur de sa maison, à savoir: la restauration de la Chapelle et de la Grotte,  le forage d’un puits d’eau potable, les installations d’énergie solaire, la construction d’une nouvelle citerne d’eau ainsi que des toilettes et douches dans les chambres des formateurs. «Proclamons les merveilles de Dieu et annonçons à tout le peuple que son amour est grand», s'écria-t-il.  

 

La suite de la journée fut marquée par diverses activités culturelles et sportives, lesquelles ont été organisées par les petits séminaristes et les propédeutes, tous très joyeux des merveilles que fit le Seigneur pour eux.

 

 

Abbé Léonard LUMBUTU

Secrétaire-Chancelier

CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
CONSÉCRATION ET INAUGURATION DE LA CHAPELLE RESTAURÉE DU PETIT SÉMINAIRE SAINT GABRIEL À ONEMA-OTOTO
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:46

Très éloignée du centre de la Paroisse de Yenga, au diocèse de Tshumbe, IFUTA est essentiellement une communauté Ecclésiale Vivante de riverains. Elle se situe au bord du Sankuru et de Lokibu, à la frontière avec le diocèse de Mweka, en République Démocratique du Congo. Sa situation géographique fait d’elle une communauté enclavée et difficilement accessible. Avec la construction d’une nouvelle église en matériaux durables à IFUTA, c’est l’Église de Tshumbe qui est "en sortie" missionnaire et qui se réalise, selon les mots chers au Pape François, comme «une Église pauvre pour les pauvres».

 

En effet, le 06 décembre 2014, Mgr Djomo Nicolas, Ordinaire du lieu, a fait le déplacement d’IFUTA, dans une pirogue de près de trois heures à la decente sur la rivière Sankuru, pour y bénir, le jour suivant, 07 décembre, la nouvelle Église construite par un de ses prêtres diocésains, Abbé Victor LOTOLA, dont il n’a pas manqué de saluer la foi, l’espérance et l’amour comme seules raisons de sa réalisation. Et c’est au cours d’une grande célébration eucharistique que l’Évêque de Tshumbe y a procédé.

 

En commentant la liturgie de la Parole du deuxième dimanche de l’Avent, l’Officiant du jour est constamment revenu sur la noble mission de Jean Baptiste déjà annoncée dans le Livre du prophète Isaïe, qui consiste à préparer les cœurs des hommes à accueillir le Seigneur et à faire de tous des enfants de Dieu par la proclamation de sa Parole de vie. C’est la même mission, a-t-il fait remarquer, qui a été celle des apôtres et de tous les disciples du Christ et qui explique aujourd’hui la construction d’une église à IFUTA.

 

IFUTA qui ressemble à ce désert de Jean Baptiste: un lieu retiré et isolé sans facilité ni confort, un lieu ouvert à perte de vue, où les routes ne sont pas clairement tracées mais où le Seigneur vient établir sa Demeure pour faire retentir l’appel à la conversion, c’est-à-dire à la vie. C’est ici que s’entend alors l’église-édifice comme lieu d’écoute de la Parole de Dieu et d’envoi en mission ainsi que de la présence du Seigneur parmi son peuple, a enchainé Mgr Nicolas Djomo.

 

Avant de conclure son homélie, l’Ordinaire du lieu a tenu à instruire l’assemblée sur les objectifs essentiels de toute œuvre d’évangélisation, à savoir  l’annonce de la Parole de Dieu et l’édification du Corps du Christ par la célébration des sacrements, spécialement de la Sainte Eucharistie; la promotion humaine à travers un développement intégral de tout homme et de tout l’homme; d’où la nécessité d’assurer, en même temps que l’annonce de la Parole, des possibilités pour l’éducation des enfants,  l’accès aux soins médicaux et l’amélioration des conditions de vie, respectueuses de la dignité de la personne humaine. Ceci explique, a poursuivi Mgr Djomo, la présence d’une Religieuse médecin qui a assuré des soins de santé primaires pour la circonstance et la construction en cours à IFUTA, d’une école, d’un centre de santé et de tant d’autres projets dans l'avenir.

 

Pendant comme après la messe, on ne pouvait pas ne pas noter le grand enthousiasme qui animait la communauté d’IFUTA, nourrissant l’espoir de se voir constituer prochainement en une paroisse dès que seront réunies toutes les conditions. 

 

Il est 13h10 quand l’Évêque de Tshumbe prend congé de ses fidèles d’IFUTA pour reprendre le chemin de retour, toujours en pirogue, qui aura duré cette fois-ci quatre heures et trente minutes.

 

Fait à Tshumbe, le 11/12/2014.

Abbé Léonard LUMBUTU, Secrétaire Chancelier.

BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE D'IFUTA AU DIOCÈSE DE TSHUMBE
BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE D'IFUTA AU DIOCÈSE DE TSHUMBE
BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE D'IFUTA AU DIOCÈSE DE TSHUMBE
BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE D'IFUTA AU DIOCÈSE DE TSHUMBE
BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE D'IFUTA AU DIOCÈSE DE TSHUMBE
BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE D'IFUTA AU DIOCÈSE DE TSHUMBE
BÉNÉDICTION DE L'ÉGLISE D'IFUTA AU DIOCÈSE DE TSHUMBE
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 01:31

Avant de glisser sur les eaux de la rivière LOKENYE, le nouveau Bac qui se substitue à l'ancien a été béni à MANDA, le mercredi 05 novembre 2014, par l'Ordinaire du Diocèse de Tshumbe, Mgr Nicolas DJOMO. Le ruban d'inauguration a été ensuite coupé par le Ministre Provincial de l'Intérieur, Représentant du Gouverneur de la Province. Fini les soucis de la traversée. À bas les ennuis de liaisons sociales. 

  

Pendant plus de quatre ans, les filles et fils du Sankuru n’auront que trop souffert de la vétusté et la détérioration de l'ancien Bac qui mettaient à l'épreuve la liaison des territoires de Lodja, Katako-Kombe et Lubefu à partir des eaux de la Lokenye.

 

Aujourd’hui, grâce aux «Fonds de contre partie» de la Coopération Japonaise, fonds obtenus par le partenariat entre l’Honorable Sénateur She Okitundu, promoteur du projet, et la Caritas Tshumbe, ONG locale d’exécution, la misère de tout un peuple vient d’être soulagée. Un Bac a été construit et mis en flot sur la rivière Lokenye dans la Localité de Manda. Ce Bac vient d'offrir l'accès facile à la population du Sankuru en reliant de nouveau Lodja et Tshumbe!

 

Désormais, on peut minimiser la distance qui sépare les deux cités. Trois heures de voyage suffiront pour atteindre Tshumbe ou Lodja! Au-delà des aires géographiques, les hommes seront de nouveau unis et de plus en plus rapprochés.

 

Tout ce qui conduit les hommes à s’unir entre eux semble donc répondre au dessein du Fils de Dieu. Dans son petit mot de circonstance, l'Évêque de Tshumbe n'a pas manqué de ressortir ce dessein divin contenu dans la monition du Rituel des bénédictions des moyens de transport: "quand les montagnes séparent, quand les fleuves et  les mers isolent, quand de trop grandes distances font que les hommes vivent à l’écart les uns des autres, la construction d’un bac comme moyen de transport sert nécessairement à établir de nouveaux liens entre eux" (Cf. Livre des bénédictions, Monition préparatoire à la bénédiction d’un moyen de transport).

 

Fait à Tshumbe, le 08 nov.2014

Abbé Léonard LUMBUTU

Secrétaire-Chancelier

UN NOUVEAU BAC SUR LA LOKENYE AU SANKURU
UN NOUVEAU BAC SUR LA LOKENYE AU SANKURU
UN NOUVEAU BAC SUR LA LOKENYE AU SANKURU
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 19:09

C’est à l’occasion de la grande solennité de Tous les Saints, dimanche 02 novembre 2014 (conformément à la particularité du calendrier liturgique de l’Eglise Catholique du Congo-Kinshasa), que les fidèles de Saint Michel de Djalo ont choisi de célébrer les cinquante ans de fondation et d’évangélisation de leur paroisse.

 

Située au cœur du diocèse de Tshumbe qui en compte vingt au total, la paroisse Saint Michel de Djalo conserve le privilège d’être la première à avoir été fondée par un prêtre diocésain autochtone, Abbé Victor KAINDA (+), en 1964.

 

Dans son homélie, Monseigneur Nicolas DJOMO, Ordinaire du lieu et président de l’Eucharistie du jour, a commencé par transmettre à l’assemblée l’essentiel de la première phase du Synode sur la Famille qui vient de se tenir à Rome ainsi que le vœu du Saint Père, le Pape François, de voir tous les fidèles y participer avec leurs réflexions de base et  prier sans cesse pour que l’Esprit de Dieu continue à illuminer l’Eglise sur le vrai sens du mariage et le rôle capital que doit jouer la famille dans la mission de l’évangélisation aujourd’hui.

 

Revenant sur la solennité de la Toussaint, le Prélat catholique a indiqué que «Les Saints, connus ou inconnus, dont nous célébrons la mémoire  ne sont que la multitude de nos frères qui, comme nous, ont connu la fatigue et la peine, la faiblesse et l’angoisse, mais ont tenu bon sur leur chemin des béatitudes, qui est celui de la sainteté». Un saint, a-t-il ajouté, c’est tout simplement un chrétien qui vit dignement sa foi dans l’amour et l’espérance d’un monde meilleur en Jésus-Christ.

 

Avant de conclure, l’Ordinaire du lieu a tenu à faire remarquer à ses fidèles que célébrer cinquante ans d’existence d’une paroisse est en même temps l’occasion de nous interroger sur l’état d’avancement de notre propre sainteté sur la route des béatitudes; car la paroisse est essentiellement un lieu d’évangélisation et de sanctification. C’est le moment, a-t-il conclu, de saluer la mémoire de ce vaillant soldat du Christ, Abbé Victor KAINDA, qui n’avait que sa foi, son amour et son espérance comme moyen pour fonder cette merveilleuse œuvre d’Eglise qu’est la paroisse Saint Michel de Djalo.

 

La messe finie, l’événement fut aussi marqué par diverses cérémonies et manifestations dont le défilé massif de toutes les Communautés Ecclésiales Vivantes de Base et des mouvements d’action catholique de la paroisse Saint Michel.

 

Fait à Tshumbe, le 03 nov. 2014.

Abbé Léonard LUMBUTU

Secrétaire-Chancelier

CINQUANTE ANS DE L'ÉRECTION DE LA PAROISSE SAINT MICHEL DE DJALO
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