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  • : ANJASHI WA TSHUMBE
  • ANJASHI WA TSHUMBE
  • : Un espace web pour informations et communications, échanges et contacts, analyses, opinions et débats sur la vie. Champs d'intérêt: Vie de l'Église Catholique Romaine et vie en République Démocratique du Congo.
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  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 09:27

Chefs-confessions-religieuses-a-New-York.jpgLes chefs des Confessions religieuses de la République Démocratique du Congo confirment les informations contenues dans l'addendum du groupe des experts sur la crise que traverse leur pays. Ils affirment que les preuves convergentes présentées par le groupe d'experts ne constituent que peu d'éléments par rapport à la masse d'informations dont ils disposent par le truchement des fidèles chrétiens et musulmans, surtout ceux qui sont dans la partie orientale de la RDC. Ils transmettent leur avis au public et à la presse en demandant au Conseil de sécurité de prendre envers le Rwanda des mesures qui s'imposent.  La délégation a diffusé un communiqué suivi d'une conférence de presse tenue au siège de l'ONU: 

   

COMUNIQUÉ DE PRESSE

****************************************

 

Depuis la publication par le Conseil de sécurité de l'ONU du rapport d'étape  du groupe d'experts  sur la RDC (S/2012/348, 21 juin 2012) et d'un additif au rapport concernant le soutien du Rwanda à des groupes armés en RDC, le leadership politique et militaire Rwandais est entré en crise. Après la décision de plusieurs États membres de l'Union européenne de geler temporairement leur aide budgétaire, il commence à se rendre de la gravité de ses actions.

 

Aujourd'hui le gouvernement rwandais essaie de discréditer le panel  des experts et de mettre en cause les informations contenues dans leur rapport. Il va plus loin et essaie de personnaliser le débat en s'attaquant directement à certains membres du panel des experts.  Chefs-des-confessions-religieuses-suite.jpg 

 

Les Chefs des Confessions demandent au Conseil de Sécurité de ne pas se laisser distraire par cette diversion. Ils ont, comme institutions encore plus des preuves qui montrent bien que certains officiers rwandais  ont bel et bien été impliqués dans la création du  M23 et de son commandement sur terrain.

 

 

 

Les preuves convergentes présentées par le groupe d'experts ne constituent en fait que peu d'éléments par rapport à la masse d'informations dont disposent des fidèles chrétiens et musulmans, surtout de la partie orientale de la RDC. 

 

Les allégations du gouvernement du Rwanda affirmant que certaines données étaient fausses ne résisteraient pas à une enquête de terrain. Elles sont confirmées par des interviews des personnes de nationalités rwandaises réfugiées à la MONUSCO lors des combats, ainsi que par la récolte de nombreux témoignages des personnes qui ont été soit contactées dans ce sens, soit menacées quand elles résistaient et soit objet de tentatives de corruption., quand elles hésitaient.

 

Par ailleurs, le rôle actif joué par le Rwandadans les conflits armés en RDC depuis 1996 n'est un secret pour personne. Plusieurs anciens leaders des mouvements rebelles mis en place par le Rwanda, selon la même formule, sont disposés aujourd'hui à faire leur témoignage sur cette pratique récidiviste du Rwanda.

 

D'autres rapports des Nations Unies dont, entre autres, le rapport de Mapping de l'ONU publié en 2010, donnent des détails et citentdes noms des officiers qui, actuellemnt encore, sont mis en cause.     

 

C'est pourquoi les Chefs des Confessions religieuses demandent à Kigali de changer de plotique et d'œuvrer pour la paix et la coexistence pacifique entre les Peuples de la Région des Grands Lacs. Ils demandent au Conseil de sécurité de prendre des mesures qui s'imposent pour mettre fin au M23 et aux autres forces négatives. 

 

Ils demandent enfin que toutes les interventions nocives du Rwandasur le territoire congolais soient documentées et que leurs auteurs soient traduits devant la justice internationale.     

 

Les signataires:

  1. S.E. Mgr Nicolas DJOMO, Évêque de Tshumbe et Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo 
  2. Mgr Pierre MARINI BODHO, Président National de l'Église du Christ au Congo
  3. Mgr Nicéphore MICRAGIANNANITIS, Archevêque de l'Église Orthodoxe au Congo Métropolite de Kinshasa
  4. Révérend Delphin ELBE KAPALAY, Représentant Légal / Premier Suppléant de l'Église Kimbanguiste
  5. Cheick ABDALLAH MANGALA LUABA, Imam Représentant Légal de la Communauté Islamique
  6. Albert KAKIENZA MUANA MBOO, Président- Évêque Général et Représentant Légal de l'Église du Réveil du Congo
  7. Mgr Simon NZINGA MALUKA, Président National de l'Union des Églises Indépendantes du Congo
  8. Commissaire Madeleine NGWANGA, Représentant Légal de l'Armée du Salut  

 

PRESS RELEASE

****************************

 

DRC Religious Confessions Chiefs confirm the content of the addendum of Experts group and demand to the Security Council to take what is required against Rwanda.

 

Rwandese political and military leadership have undergone a crisis since the publication by the United Nations organization Security Council of the experts report on the Democratic Republic of Congo and an addition to this report on the Rwandan support for armed groups in the DRC. After the decision of several state Members of European Union to freeze temporarily their budgetary aid, Rwanda is nowadays aware of the gravity of this sanction.

 

Nowadays, Rwanda government tries to discredit the experts’ panel and rejects the report content. Rwanda even goes beyond, by trying to personalize the debate and making attacks to some members of the experts’ panel.

 

Religious confessions demand to the Security Council not to consider this distraction. Like official institutions, they also can produce more evidence that Rwandan officers are involved in the creation of M23 movement and its high command on the Rwandan Territory.

 

Evidence contained in the report of the experts group does not include more information that Christians and Muslims, mainly living in Eastern Congo have collected on this issue.

 

Rwandan government’s allegations of possible false data in the report cannot resist should investigation be made on the ground. A lot of information is confirmed in interviews of Rwandan citizens who took refuge at the MONUSCO camp during the fights. It is also contained in the deposition of many people who have been contacted on the issue.

 

Furthermore, the Rwandan active role played in armed conflicts in DRC since 1996 cannot be ignored. Many former rebel movements’ leaders are nowadays ready to give their deposition on this Rwandan habitual practice.

 

Other United Nations reports, among which the UNO mapping report published in2010, give details and even names of officers who are once again accused nowadays. In view of what precedes religious confessions demand to Kigali to change her political line and to work for peace and for pacific co-existence between the people of the great lakes region. They demand to the Security Council to do what is required to the stop the M23 movement and all the negative forces.

 

May all Rwandan harmful intervention on the Congolese territory be documented and the actors judged by International justice.

 

  1. S.E. Mgr Nicolas DJOMO, Évêque de Tshumbe et Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo 
  2. Mgr Pierre MARINI BODHO, Président National de l'Église du Christ au Congo
  3. Mgr Nicéphore MICRAGIANNANITIS, Archevêque de l'Église Orthodoxe au Congo Métropolite de Kinshasa
  4. Révérend Delphin ELBE KAPALAY, Représentant Légal / Premier Suppléant de l'Église Kimbanguiste
  5. Cheick ABDALLAH MANGALA LUABA, Imam Représentant Légal de la Communauté Islamique
  6. Albert KAKIENZA MUANA MBOO, Président- Évêque Général et Représentant Légal de l'Église du Réveil du Congo
  7. Mgr Simon NZINGA MALUKA, Président National de l'Union des Églises Indépendantes du Congo
  8. Commissaire Madeleine NGWANGA, Représentant Légal de l'Armée du Salut 

  ANNEXE

  *******

 

Lien de la vidéo de la Conférence de Presse tenue le 05 septembre 2012 par les Chefs des Confessions Religieuses au siège de l'ONU: http://webtv.un.org/media/watch/peace-is-still-possible-within-the-drc-and-rwanda-press-conference/1824801846001 

  

 

 

 

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:57

ANNONCE

+++++++++

 

Bishop-Nicolas-DJOMO.jpg 

 

eveques elections 

Le 10 juillet 2008, Mgr Nicolas DJOMO, Évêque du diocèse de Tshumbe, succédait à l'Archevêque  Laurent MONSENGWO, Cardinal de la RDC, à la tête de la Conférence Épiscopale Nationale de la République Démocratique du Congo, pour un mandat de 04 ans.

 

Au cours de la 46ème Assemblée plénière tenue du 02 au 06 juillet 2012 à Kinshasa, le Cardinal, les Archevêques et Évêques, membres de la CENCO, ont réélu Mgr Nicolas DJOMO, Évêque du diocèse de Tshumbe, Président pour un nouveau mandat de 04 ans.

 

 

MOT DE FÉLICITATION

****************************

 

 

Clerge-Tshumbe.jpg

      

Mgr-Nicolas-DJOMO-aux-ecoliers-de-Tshumbe.jpg

 

 

P1040638 (2)

Excellence,

 

 

A l’occasion de votre réélection en qualité de Président de la Conférence Épiscopale Nationale de la République Démocratique du Congo, nous, fidèles et ecclésiastiques du diocèse de Tshumbe, tenons à vous adresser sincèrement nos chaleureuses félicitations et nos vœux de réussite pour votre nouveau mandat.

 

"La Conférence Épiscopale Nationale de la République Démocratique du Congo est l'assemblée dans laquelle les Évêques catholiques du Congo exercent conjointement et conformément au droit, certaines charges pastorales pour promouvoir le bien que l'Église offre aux hommes, en particulier par des formes et des méthodes d'apostolat convenablement adaptées aux circonstances de temps et de lieu" (Conférence Épiscopale Nationale du Congo, Statuts, Article 1 § 2). 

 

Avec la lumière de l'Esprit Saint, nous sommes persuadés que votre Excellence saura contribuer avec sagesse, énergie et discernement au rayonnement international de la République Démocratique du Congo ainsi qu'à la promotion du bien que l'Église doit offrir à tous les congolais. 

 

Avec nos souhaits les meilleurs.

 

Pour "ANJASHI WA TSHUMBE",

 

 

Abbé Pierre Claude OKONDJO

Communicateur Social Institutionnel.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 15:28

JOURPAS CLER P1060921Il s’est tenu, au Diocèse de Tshumbe, des Journées Pastorales diocésaines, convoquées par S.E. Mgr Nicolas Djomo, Évêque de ce Diocèse et Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO). Pendant trois jours, du 13 au 15 mars 2012, 130 délégués venus de toutes les paroisses ont pris part à des échanges fructueux sur le thème suivant:«Les Communautés Ecclésiales Vivantes de Base au Diocèse de Tshumbe. Bilan et perspectives». Cette réflexion s’inscrit dans la suite des célébrations ayant marqué l’an dernier les 50 ans d’existence des CEVB en R.D. Congo.  Après les orientations nouvelles édictées par la CENCO et la Semaine Théologique organisée par l’Université Catholique du Congo, le Diocèse de Tshumbe a voulu à son tour s’interroger sur l’opportunité des CEVB pour la nouvelle évangélisation.


Pendant les trois jours, sous la direction de Mgr Crispin Otshudiema, Vicaire General du Diocèse et Directeur du Bureau Pastoral, les participants ont pu recevoir des enseignements très riches et ont écouté le récit des curés sur la marche de leurs paroisses et de leurs CEVB respectives.

 

Le 12/03/2012, le comité organisateur a fini d’accueillir le soir, les 130 délégués dont 44 prêtres, 12 Religieuses, 5 Religieux, 15 Novices de l’année apostolique, les 20 représentants des catéchistes, des mouvements de jeunes et d’adultes ainsi que tous les responsables des institutions et œuvres diocésaines.

 

Le 13/03/2012, à 10h00 précises S.E. Mgr N. Djomo ouvrait les Journées par une célébration eucharistique placée sous le signe de l’invocation de l’Esprit au début d’une réunion pastorale. Au cours de son homélie, l'Évêque de Tshumbe a montré l’importance de se réunir pour réfléchir ensemble sur la marche du diocèse. S’inspirant de Mt 18,19-20, il a rappelé la mission de tout baptisé et spécialement celle des agents pastoraux d’un Diocèse.

 

Après la messe, la première journée s’est poursuivie avec le Discours  d’ouverture de l'Évêque, le Mot de bienvenue par le Vicaire Général, ainsi que la conférence inaugurale par l’A. J. Omokonge, Vicaire Episcopal et curé d’Okolo S. Joseph. Au cours de son exposé intitulé : « Genèse et urgences des CEVB dans l’Eglise de la R.D. du Congo …» l’Abbé a posé les bases de l'ecclésiologie (Église communion-participation) et de la théologie (de l’incarnation) sur lesquelles reposent la pratique des CEVB, pour corriger la pratique basée sur l'Ecclésiologie pyramidale et les théologies de salut des âmes, d’implantation et de pierres d’attente. Ensuite il a montré que pour Vatican II comme pour les Évêques de la R.D. Congo, les CEVB sont aujourd’hui la meilleure expression de l’Église-Famille de Dieu.

 

Instruits par cette première conférence, les curés ont présenté tour à tour l’état des lieux de leurs paroisses respectives en dégageant les points forts et les écueils à lever pour le bon fonctionnement des CEVB. Dans l’ensemble, on peut se féliciter de la nouvelle dynamique qui se crée dans nos paroisses et CEVB. Malgré la conjoncture difficile, on sent dans les cœurs des fidèles la soif de Dieu qui se manifeste à travers la soif du prêtre, du catéchiste et des sacrements. En ce qui concerne l’auto-prise en charge, beaucoup de communautés commencent à prendre des initiatives louables telles que la construction des chapelles et/ou presbytères, la prise en charge matérielle du prêtre par la constitution de ce qu’elles appellent «le grenier du prêtre». Qui plus est, la femme catholique est apparue comme une plaque tournante des activités organisées et les initiatives prises dans Les CEVB.

 

Toutefois, parmi les défis de l’heure il y a le combat que nous mènent les sectes et la grande misère qui empêche nos fidèles à être plus généreux et les prédispose en cas de maladie ou de disgrâce à verser dans des pratiques syncrétistes ou fétichistes.

 

La deuxième journée du 14/03/2012 s’est poursuivie dans l’avant-midi par la suite de l’état des lieux des paroisses. L’autre demi-journée a été consacrée aux exposés ayant pour but de proposer de nouvelles orientations en vue de la bonne marche de nos CEVB. Ainsi, le premier exposé de Mgr Crispin Otshudiema portant sur les orientations du Magistère relatives aux CEVB, depuis le Pape Paul VI (Evangelii Nuntiandi) jusqu’à l'Évêque N. Djomo (Venez, montons a la montagne du Seigneur) en passant par les réflexions de la CENCO, a tracé le cadre dans lequel tout discours sur les CEVB doit s’inscrire. Ensuite, la conférence du catéchiste Lowo a rappelé le statut et les responsabilités dans une CEVB. Pour sa part, le catéchiste Auguste Lomami a proposé un renforcement de la Pastorale des sacrements et sacramentaux dans la CEVB pour pallier au déficit constaté dans ce secteur, alors que  la conférence de l’Abbé Lambert Matondo directeur du Petit Séminaire a insisté sur l’importance de la Pastorale biblique dans nos CEVB.

 

La dernière journée, celle du 15/03/2012, a été riche en couleurs. Un champ d’apostolat sur lequel l’attention des participants a été attirée c’est celui de la pastorale scolaire. L’Abbé Emmanuel Okota, Coordonnateur diocésain des écoles conventionnées catholiques s’est félicité de l’engagement de la jeunesse scolaire dans la marche des activités des mouvements des jeunes du Diocèse. Toutefois, il a indiqué du doigt le danger qui menace l’école du fait d’une forte présence des jeunes venus des sectes et de l’influence néfaste de quelques enseignants qui combattent systématiquement la foi catholique au sein de nos écoles. Il a fait des propositions visant à renforcer cette pastorale par la mise à jour du cours de religion et la célébration solennelle de certains sacrements au sein de nos écoles.  Un autre accent a été placé, dans la conférence du Dr Pius Wonga, Coordonnateur-Adjoint du Bureau Diocésain des Oeuvres Médicales, sur la pastorale de la santé dans nos CEVB. Celles-ci devraient se montrer plus solidaires avec les malades et les membres vulnérables. Bien plus, la visite et la prière du prêtre les préserverait de la tentation à se rendre auprès des féticheurs et autres sectaires en quête de guérison. La conférence de l’Abbé Antoine Kitandja qui était accompagné par un couple français membre de la Caritas diocésaine (E. et C. Pialloux) sur l’urgence de redynamiser la commission Caritas dans les CEVB a rappelé la loi de l’amour qui pousse tout chrétien à se montrer sensible envers les personnes les plus vulnérables. Même si la Caritas semble absorbée dans un travail de suppléance à l’Etat (construction des routes, ponts et chaussées, et autres) avec un budget constitué essentiellement par l’argent des projets, sa mission reste tout autant spirituelle et sa caisse devrait en premier lieu être constituée des collectes locales.  Ce à quoi ils ont appelé la collaboration des curés. De même, dans le domaine de la prise en charge matérielle de notre Église, le catéchiste Jean Ngembe, membre d’Action de Carême Suisse, a milité en faveur d’une éducation à l’auto-prise en charge qui est un pré-requis de la prise en charge de l’Église. "Nemo dat quod non habet", disaient les latins. C’est par la création des associations dans nos CEVB et l’instruction sur l’agriculture et l’élevage que les chrétiens réussiront à se prendre en charge et à être plus généreux envers l’Église. C’est dans cette ligne que l’A. André Olongo, secrétaire du Conseil pour les Affaires Économiques a présenté les besoins annuels du Diocèse en indiquant la contribution attendue de nos CEVB pour atteindre certains objectifs pastoraux. Par ailleurs, puisque beaucoup de CEVB à travers le Diocèse se trouvent encore déchirés par des conflits multiformes et que les cas de viol, la pédophilie et les coutumes rétrogrades deviennent de plus en plus récurrents dans nos milieux, l’Abbé Marcel Lokemba, Directeur de la Commission Diocésaine Justice et Paix a insisté sur l’éducation, la formation et l’information qui aident à prévenir et à transformer les conflits, le courage à dénoncer le mal, en ayant des idées claires concernant les concepts de justice, paix et réconciliation. Le conférencier s’est appuyé sur la dernière Exhortation apostolique post-synodale «Africae Munus» de Benoit XVI. Enfin, l’exposé de l’Abbé André Odimula, professeur de Théologie pastorale au Grand Séminaire Jean-Paul II de Lodja a essayé de répondre à quelques questions pastorales soulevées au cours des exposés et des échanges. L’après-midi a été consacrée aux échanges en carrefours par Districts, au rapport des commissions, à la lecture et à l’adoption des résolutions et recommandations.

 

Après le Mot de clôture, la dernière journée s’est terminée dans un climat festif par la célébration eucharistique d’ «envoi en mission» présidée par S. E. Mgr Nicolas Djomo, Evêque du Diocèse.

 

Mgr Crispin OTSHUDIEMA KEKA

Vicaire Général de Tshumbe et Directeur du  Bureau Pastoral.-


JOURPAS-1060900.JPG

Mgr Nicolas DJOMO ouvre les journées

par la Sainte Eucharistie

 

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L'Assemblée ouvre les coeurs

au souffle de l'Esprit Saint

JOURPAS-9428.JPG

Conférence de l'Abbé Antoine KITANDJA

au nom de la Caritas diocésaine

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Intervention de Mgr Crispin OTSHUDIEMA

au nom du Vicariat Général et du bureau pastoral

JOURPAS-0580.JPG

Photo de famille

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Photo de famille

JOURPAS-VE-9432.JPG

Photo de famille

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 12:05

Après le mois de formation et de conscientisation, le rendez-vous de jeudi 16 février 2012 se précise et se confirme: Les chrétiens et tous les congolais de bonne volonté descendront dans la rue. Ils marcheront dans la paix pour "réclamer la légitimité et la légalité du pouvoir" au pays de P.E. LUMUMBA, après les scrutins présidentiel et législatif contestés de novembre 2011. [...] Selon l’abbé François Luyeye, prêtre de l'Archidiocèse de Kinshasa et aumônier politique, cette marche a été préparée avec des conférences, et des sessions de formations sur la non-violence évangélique active. Il revient sur les raisons de cette marche aux micros de Charles Le Bourgeois de Radio vatican et des compatriotes de CongoMikili.   RealAudioMP3 . 

 

Abbé François LUYEYE sur la journée du 16 février 2012

Abbé José MPUNDU sur la marche du 16 février 2012

 

 

     I.- PREPARATIFS: 

1.1 "Déclaration du peuple de Dieu de Kinshasa"

Déclaration desagents pastoraux et du clergé kinois

 

1.2 "Programme d’actions des chrétiens en vue du rétablissement de la légitimité et de la légalité du pouvoir en RD Congo"

 

Mois de janvier: Formation et conscientisation

***************************************************

Jour          Date              Heure          Lieu             Activités et thèmes         Animateur
 

Samedi / 07/01/2012 / 09h00’-12h00’ / Paroisse St Joseph / bMesse de tous les chrétiens avec lecture du message des chrétiens Intention particulière: invocation de l’Esprit Saint pour l’Assemblée plénière extraordinaire des Évêques / Monseigneur Edouard Kisonga, Evêque auxiliaire de Kinshasa

 

Lundi / 09/01/2012 /  à préciser / Caritas / Remise du message aux Évêques de la CENCO /  Une délégation des chrétiens

 

Mercredi  / 11/01/2012  /  10h00’-12h00’  /  Paroisse Saint Joseph  /  Rencontre de tous les agents pastoraux pour approfondissement du message / Comité d’organisation

 

Samedi   /   14/01/2012   /  12h00’   /  Paroisses (toutes) Angelus + cloches / Équipe sacerdotale

 

Mercredi  /  18/01/2012  /  A préciser  / Doyennés (tous)  /Formation sur la spiritualité de l’action non violente  / Animateur formé

 

Samedi / 21/01/2012  /  10h00’-12h00’  /  Paroisses (toutes)  / Formation sur la spiritualité de l’action non violente + Angelus et cloches / Équipe sacerdotale et Animateurs paroissiaux

 

Mercredi  / 25/01/2012  / A préciser  / Paroisses (toutes)  /Clôture de la semaine de l’unité et enseignement sur la non violence évangélique active  / Équipe sacerdotale et commission oecuménisme

 

Samedi / 28/01/2012  / 10h00’-12h00’  / Paroisses (toutes)  / Formation sur les stratégies d’action non violente + Angelus et cloches  / Équipe sacerdotale et animateurs paroissiaux

 

Mois de février: Actions non – violentes

****************************************** 

Jour     Date        Heure      Lieu     Activités et thèmes     Animateur   

 

Jeudi / 02/02/2012  / 08h00’-12h00’ / Centre Lindonge et Cathédrale Notre – Dame du Congo  / Journée de la vie consacrée
- Marche de tous les consacrés de l’Archevêché à la Cathédrale
- Messe à la cathédrale Cardinal Laurent Monsengwo, Archevêque métropolitain de Kinshasa

 

Mercredi  /  08/02/2012  /  à préciser  /  Doyennés (tous)  /  Formation sur les consignes pour une marche pacifique et non violente   / Formateurs désignés

 

Samedi / 11/02/2012 / 10h00’-12h00’ /  Paroisses (toutes) / Journée des malades Formation sur les consignes + Angelus et cloches  / Équipe sacerdotale et animateurs paroissiaux

 

Lundi, Mardi, 13-14-15/01/2012 / 18h00’-20h00’ /  Paroisses (toutes) / Triduum de prière / Équipe sacerdotale et Mercredi animateurs paroissiaux
 

Jeudi  / 16/02/2012  / Après la messe du matin  / Paroisses (toutes) / Commémoration des martyrs de la démocratie (Congé)  / Marche pacifique et non violente des chrétiens pour réclamer la légitimité et la légalité du pouvoir en RD Congo / Tous les pasteurs


Pour le Comité diocésain d’organisation

 

1).-Abbé Pierre Bosangia

Directeur du Centre Lindonge


2).-Père Emery Kibal

Président de l’ASSUMA Kin

 

3).-Soeur Présidente de l’USUMA Kin 

 

II.- APPEL DU COMITE D'ORGANISATION:

"Appel à tous les congolais

Marche pacifique du 16 février 2012"

= Conseil de l'Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo/Kinshasa (CALCC),

Comité Laïc de Coordination =  


  Appel-aux-congolais-pour-la-marche-du-16-fevrier-2012-1.jpg


III.- COMMISSION JUSTICE ET PAIX DU BRABANT WALLON:

"Entendre les cris de nos peuples"

= Message de solidarité de la  commission Justice et Paix du Brabant wallon  à la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, 27 janvier 2012 =. 


"Le 16 février 1992, plusieurs dizaines de personnes ont été assassinées à Kinshasa alors qu’elles réclamaient de manière non violente le déblocage de la Conférence Nationale Souveraine.  

 

Vingt ans plus tard, le 16 février 2012, l’archevêché de Kinshasa invite les chrétiens à une marche pacifique pour «réclamer la légitimité et la légalité du pouvoir».  

 

La Commission Justice et Paix de l’Église catholique en Brabant wallon tient à marquer sa solidarité avec cette revendication. Membres de la diaspora congolaise et chrétiens belges, nous rejoignons l’Église congolaise dans son exigence d’un dialogue politique.

 

En accord avec Benoît XVI, nous voulons nous faire «l’écho du cri silencieux des innocents persécutés (et) des peuples dont les gouvernements hypothèquent le présent et l’avenir au nom d’intérêts personnels» (Exhortation apostolique Africæ munus, n° 30).

 

En union aussi avec l’Épiscopat congolais, nous estimons que «l’on ne construit pas un État de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur, de militarisation et d’atteinte flagrante à la liberté d’expression» (Message de l’Assemblée plénière de la CENCO –Conférence des évêques du Congo - 11 janvier 2012, n° 8).  

 

Notre solidarité avec nos sœurs et nos frères congolais ne nous empêche pas d’entendre le cri des exclus de notre propre société et d’être sensibles à l’appauvrissement significatif d’une partie non négligeable de la population vivant sur le territoire belge. Dans le même temps, les dépenses de luxe atteignent des sommets et constituent une injure à l’égard des démunis.  

 

Il est grand temps de combattre, ici et là-bas, l’égoïsme et le gaspillage, d’inventer un nouveau vivre ensemble et de mettre en œuvre une solidarité fraternelle mondiale".

 

 

Pour rediffusion,

Administration du blog.  

 

 

Ceni 2011 KO

 

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élections RDC

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 12:13

Suite à l’ignoble assassinat  de Sœur Liliane MAPALAY, religieuse de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie, Caissière de l’Institut Janua Coeli, jeudi 02 février 2012, une réunion extraordinaire des opérateurs pastoraux s'est vite tenue, le  vendredi 03 février 2012, au Centre Thabor, autour  de Monseigneur Evariste Lufuta, pour apprécier la situation que traverse l'Archidiocèse de Kananga et en faire rapport à l'Archevêque, en mission. Evaluant la situation de l'Eglise locale au-delà de l'ignoble assassinat du 02 février dernier, les participants à la réunion ont estimé que la situation socio-politique était très tendue à Kananga et que la vie pastorale de l'Archidiocèse  devenait préoccupante. Un rapport circonstancié était livré à la Nonciature Apostolique à Kinshasa. 

 
Les réflexions ont tourné autour de  4 axes:

  • le fait de l’assassinat de Soeur Liliane,
  • l'enquête, 
  • la situation de l'Eglise locale au-delà de l’assassinat,
  • les actions à entreprendre.


1. De l’assassinat de la religieuse

Dans la journée, entre 13h00 et 13h15, le forfait a eu lieu dans l’enceinte de l’Institut Janua Coeli, dans le bureau de la victime, peu après le départ des élèves et la fermeture de la grille de l’école. Pendant ce temps, les enseignants étaient encore occupés à corriger les examens que les enfants venaient de terminer. Personne n’a vu le ou les assassins.
 

 

Quelques faits:
a) Entre 11h00 et 12h45, Sœur Liliane se trouvait dans le bureau de sa consoeur, la Soeur Germaine MISUMBA, Préfet de l’Institut. Peu après, elle se rappelle qu'en tant que membre de l’équipe qui devait préparer  la célébration de la Journée Mondiale de la Vie Consacrée prévue pour les religieux à 15h30 à Malole, elle devait quitter l’école pour rejoindre les autres.

b) A 12h45, elle rentre dans son bureau contigu à celui du Préfet.
c) Quelques instants plus tard, alors qu’elle est encore dans son bureau, un cri strident est entendu de tous ceux qui étaient encore au sein de l’Institut: Sœur Préfet, le Directeur des études, le chargé de la discipline et les enseignants.

 

En se précipitant dehors pour voir ce qu’il en était, l’on se rendra compte que le cri entendu venait du bureau de la soeur caissière. Chose curieuse: la porte du bureau était fermée, la fenêtre aussi.

 

Le Directeur et la Soeur Préfet y entrent suivis des autres, et trouvent la sœur mi-debout. Au vu de sa consoeur, elle a eu juste le temps de  s'exclamer: "Ya Germaine"! Celle-ci la reçoit dans ses bras, croyant que sa consoeur avait piqué une crise de malaria. Au bout de quelques instants, sœur Germaine se rend compte que sa consoeur inerte, avec un long couteau de cuisine planté entièrement dans son cœur, était agressée. Le sang ne coulait pas. Dans la panique, on la conduit à l’hôpital général situé à quelques mètres du couvent des Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie. Trop tard!
d) L'agression de la Sœur Liliane se serait passée entre 13h00 et 13h15.

2. L'enquête et ses en-dessous
 
Quelques minutes après, les coups de téléphones fusent de partout pour annoncer la mort de cette religieuse. Sur la cour de l’école était inondée une foule des gens de toutes sortes: des religieux et religieuses conviés au rendez-vous de Malole pour la messe que le Chancelier de l’Archidiocèse devait présider en la célébration de la journée mondiale de la vie consacrée, les prêtres diocésains présents dans la ville de Kananga, des parents d’élèves, les passants et les curieux,   plusieurs services de l’état et un dispositif important des policiers pour diligenter l'enquête. Les agents des Services des Renseignements  étaient visibles presque partout. Le bâtiment administratif de l’école scellé. Le Directeur des études longuement entendu, le chargé de la discipline aussi. La sœur Préfet qui accompagnait la défunte à l’hôpital était perturbée. Elle est tout de même rentrée donner sa version des faits aux enquêteurs. 


Nous avons tenu à suivre de plus près le déroulement de l'enquête, au-delà de la confusion qui prévalait.


Les premiers éléments qui ressortent du commentaire des enquêteurs:
- Lieu du crime: le crime est commis dans l’enceinte de l’école, grille fermée, porte et fenêtres du bureau de la victime fermées;
- Voies d'accès à l'école: l’école n'a d'issues que la grande grille de sortie pour les élèves avec une petite sortie réservée aux religieuses pour accéder au couvent;
- Auteurs du crime: les auteurs du crime ne sont pas à chercher en dehors de l’école et du couvent.
C’est cette thèse qui circule désormais partout dans la ville de Kananga.
 

 

Néanmoins, nous estimons que les enquêteurs ne peuvent pas se dérober à l'exploitation des pistes plus amples. Et cela à partir de l'observation de certains faits:
- la grille de l'école n’était pas fermée immédiatement après la sortie des enfants;
- la position du couteau dans le  corps de la victime  laisse croire à  l'exercice d’un acte posé, non pas par un néophyte, mais par un expert en la matière (un simple voleur, un chégué, un non initié est incapable de pareille dextérité dans l’exécution de ce forfait);
- on ne peut pas dire que l’assassin (les assassins) était venu pour voler de l’argent. La caissière ne garde jamais l’argent à l’école et tous les parents qui ont des enfants à Janua Coeli le savent très bien, car cette école a été l’objet des vols successifs au cours de l’année scolaire en cours sans que l’autorité locale, à chaque fois sollicitée, fasse quelque chose pour sécuriser l'institut;
- les passants et les mamans qui vendent au coin de la cure de Saint Clément racontent avoir aperçu un véhicule blanc avec des vitres fumées stationner brièvement le long des murs de l’école peu avant la sortie des enfants avant de le voir continuer dans la direction de l’hôpital général;
- compte tenu des éléments à disposition, il y a lieu de conclure que le crime a été prémédité et planifié par un expert en la matière.


3. La situation de l'Eglise locale au-delà de l’assassinat
On ne peut comprendre cet acte ignoble sans en décrire le contexte immédiat:
- L’Institut Janua Coeli est une école privée des Sœurs de la Charité, comptée parmi les écoles secondaires catholiques de la ville de Kananga, avec un haut standing dans l’éducation et la formation des enfants.

- Son implantation dans la proximité de l’Eglise pro-cathédrale Saint Clément le rend encore plus spécial et attractif par rapport à d'autres. C'est un institut qui regorge beaucoup d'enfants, de la haute à la moyenne classe. On y dénombre surtout ceux des familles nanties: les hauts cadres de l’administration publique, les officiers de l’armée et de la police, les commerçants, les professeurs d’université.
- Sœur Liliane MAPALAY est une jeune professe, apparemment sans histoire. Elle n’a pas encore deux ans dans cette école.
- Le préfet de l’Institut, sœur Germaine MISUMBA, est à la tête de l’institut depuis deux ans, avec pratiquement sans histoire.
- A cause de la grève déclenchée à travers le pays, les responsables des écoles qui ont connu des désagréments, surtout les écoles des filles, prennent des  dispositions qui s'imposent pour ne pas exposer les enfants. Depuis cet événement de la grève, et eu égard aux dispositions observées par certaines écoles catholiques de la ville, il y a lieu de relever, dans le chef de l’administration provinciale, des faits et comportements d’harcèlement agressif à l’endroit des sœurs et de l’ensemble de l’Eglise catholique qui est à Kananga:
a) Après les événements de la grève, un agent des services des renseignements est venu trouver le Préfet de l’Institut Janua Coeli (Soeur Germaine MISUMBA) pour lui demander des explications sur la fermeture de leurs écoles.
b) Le lundi 30 janvier 2012, le Ministre de l’Intérieur de la Province avait convoqué la Commission Provinciale de l’Education pour fustiger et intimider les écoles catholiques. Le Coordinateur Provincial des Ecoles Conventionnées Catholiques a, séance tenante, répondu en arguant que cette grave accusation ne tenait pas compte du fait que les écoles des filles, notamment celles de Notre-Dame et de Saint Clément, ont souvent été la cible de vandalisme, de vol et de représailles. Pour se protéger, il était prudent de ne pas les ouvrir. Prenant en compte ces doléances, le Ministre a promis aux membres de la Commission de l’Education qu’il ferait tout pour protéger ces écoles. Il a confirmé son propos par un communiqué  radiodiffusé qui répétait sa ferme promesse de protéger et de sécuriser ces écoles catholiques par les éléments de la police.
c) Le mardi 31 janvier 2012, consécutivement à la réunion du Conseil de Sécurité Provinciale – qui réunit le Gouverneur, les Généraux de l’Armée et de la Police, les Responsables des Services de Renseignements, le Maire de la Ville et autres hauts fonctionnaires de l’administration provinciale –, l’Inspecteur Principal avait rendu publiques les mesures prises pour la sécurisation de deux paroisses de Notre-Dame et Saint Clément et les écoles qui s’y trouvent, dont l’Institut Janua Coeli.
d) Le même jour le Ministre de l’Intérieur provincial et les Services de Renseignements avaient convoqué le Coordinateur diocésain des Ecoles Conventionnées Catholiques pour être interpellé sur la fermeture des écoles catholiques le jour de la grève.
e) Le mercredi 01 février 2012, le Coordinateur diocésain de la Pastorale fit connaître à la Chancellerie les menaces qui pesaient sur lui de la part des Services des Renseignements pour «avoir demandé aux écoles d’exploiter le message de la CENCO».
f) Le mardi 31 janvier et le mercredi 01 février 2012, l’ancien Président de la Commission diocésaine de Justice et Paix reçoit des menaces de mort dans son téléphone.

En mettant tous ces faits ensemble, on se rend vite compte que:
g) l’assassinat de sœur Liliane est un acte purement politique.  Il est d’ailleurs possible que l'auteur du crime se soit trompé de personne. Tout porte à croire qu'en lieu et place de la victime du 02 février, c’est la sœur Préfet qui serait ciblée directement. Ne la connaissant pas très bien, de physionomie, le sort est tombé sur Liliane, "l'innocente". Le cuisant échec connu par les politiciens pro-régime en place aux élections présidentielle et législatives dans la ville de Kananga met vraisemblablement en cause les écoles catholiques de la place.
h) L’Eglise catholique locale semble la cible de tous les actes du genre.

4. Que faire? 
Au cours de la réunion du Centre Thabor, les participants, le Chancelier de l'Archidiocèse – Vicaire Judiciaire, le Vicaire Episcopal chargé du Clergé, les doyens de Notre-Dame et de Notre Père, le Responsable de la Commission de la Vie Consacrée, les Coordinateurs Diocésain et Provincial des Ecoles Conventionnées Catholiques, l’Econome Général et son Adjoint, ont manifesté le souci de trouver rapidement les voies et moyens de réagir pour faire entendre la voix de l’Eglise locale et sa prise de position par rapport à la situation qui prévaut dans la ville de Kananga.
 

En attendant, les instructions de l'archevêque, les  participants à la réunion du Centre  du 03 février 2012 ont suggéré une série d'actions à entreprendre dans toute l'étendue de l'Archidiocèse:
a) Le jeûne et la prière dans toutes les paroisses et communautés sacerdotales et religieuses;
b) Produire une déclaration en Français et en Tshiluba pour traduire l’indignation de l’Eglise Catholique de Kananga;
c) Se mobiliser pour enterrer solennellement la sœur défunte: procession à pied, de Saint Clément jusqu'au cimetière de Malole, avec pancartes de messages, comme nous l'avions fait à l’occasion de l’assassinat de la sœur de Nganza;
d) Conscientiser, par la radio diocésaine, les parents des enfants sur les menaces qui pèsent sur les écoles où étudient leurs enfants, afin qu’ils cherchent à renforcer leur protection;
e) Ecrire au Ministre de l’Intérieur de la Province pour dénoncer ses fausses promesses et son refus d’assister les personnes en danger.
f) Porter plainte contre le Ministre Provincial de l’Intérieur pour ce manquement délibéré.

 

En attendant la procuration de l'Archevêque, une copie du présent rapport  a été envoyée à l’Avocat pour avis technique conformément aux exigences du droit congolais.


En pleine réunion, l’Institut Janua Coeli nous tient informés de l’«enlèvement» de l’enseignant chargé de la discipline. Nous nous sommes mobilisés et avons entrepris ce qui est à notre niveau pour que le jeune homme revienne. Nous suivons de près le dossier.

  
Autres nouvelles relatives à cette situation:
- Le Nonce Apostolique, qui avait appelé la Chancellerie pour s'enquérir de la situation, a reçu un rapport circonstancié.
- Les ONG de droits de l'homme sont saisies.
- La situation socio-polique est très tendue. Il semble qu'il y a des soldats, non originaires du Congo, qui sont à l'oeuvre pour la déstabilisation du Kasayi. Au moment où je couche ces lignes, un taximotoman vient d'être assassiné par un militaire à la SNEL.
 

Mgr Gilbert Kalumbu

Chancelier.-


Ont pris part à la rencontre:
•    Mgr Lufuta Evariste, s’est senti mal peu avant de commencer la rencontre et s’est     retiré
•    Abbé Malu Elie
•    Abbé Batungila Jean Hilaire
•    Abbé Henri Tshipamba
•    Père Kalombo Jean Marie, sdp
•    Père Mutoke Sylvain, ocd
•    Sœur Berthe Kalel, sœur de la Charité
•    Monsieur Kasonga Sylvain, Coordinateur diocésain des ECC
•    Mgr Gilbert Kalumbu, président de la rencontre en l’absence de Mgr Lufuta.

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Published by Mgr Gilbert Kalumbu, Chancelier - dans ACTUALITE
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