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  • : DIOCÈSE DE TSHUMBE
  • DIOCÈSE DE TSHUMBE
  • : Église Catholique au Sankuru, en République Démocratique du Congo.
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Profil

  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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Mardi 4 août 2009

 Aux Prêtres,

Religieux,

Religieuses,

Auxiliaires de l’Apostolat,

Séminaristes,

Catéchistes,

A tous les fidèles,

 

Notre Diocèse entre dans une grande ère de son histoire. Christ, « lumière des nations »(Cfr Lc 2, 32 ) s’est levé dans notre terre et sa Parole est devenue une sève dans notre vie. Cent ans d’Evangélisation est un événement grandiose à célébrer dans une profonde action de grâce.
 

La foi que nos pères ont reçue des missionnaires et qui demeure jusqu’à nous est un grand bienfait pour nous car le Seigneur lui-même a dit : « Personne ne peut venir à moi si le Père ne l’attire » (Jn 6,44). C’est Dieu qui a semé en nous par le travail des missionnaires l’Evangile libérateur du Christ.

Nous sommes très reconnaissants, à ce Dieu, auteur de tout bien, qui a disposé les choses de sorte que sa Parole qui transforme atteigne notre terroir et travaille à la manière d’un ferment pour faire germer dans nos coeurs la vie nouvelle dans le Christ.

Nous rendons un hommage reconnaissant aux premiers missionnaires, témoins et soldats du Christ. Mus par cette volonté "d’annoncer la bonne nouvelle aux limites du monde" (Mc 16, 15 ), ils nous ont transmis la parole que leurs pères avaient reçue.


Avec le concours de braves catéchistes et enseignants, leur travail missionnaire reste d’un éloge sans flatterie. Ils ont enduré la chaleur et la pluie, traversant forêts et savanes, avec tous les risques qu’elles comportent pour gagner une chose : les âmes au Christ.


Ce travail ne s’était pas arrêté avec le départ des missionnaires Européens. Après eux, le clergé autochtone et les fidèles, qui avaient augmenté en nombre, ont pris conscience de continuer à vivre la foi au Christ et de la transmettre aux autres générations.


Cet engagement pour modeler un homme nouveau « né de l’eau et de l’Esprit » (Jn 3, 5) a atteint cent ans aujourd’hui. Nous devons rendre grâce au Seigneur et nous réjouir de ce travail ecclésial pour la cause de l’avènement du Royaume de Dieu.


Notre regard restera toujours fixé sur Jésus-Christ, afin de faire face à tous les nombreux défis d’évangélisation qui se posent aujourd’hui et auxquels, nous sommes invités à trouver des solutions, en tant qu’une Eglise qui a fait son temps et devient adulte.

 

I. BREVE HISTOIRE SAINTE DE NOTRE DIOCESE


La célébration du centenaire de l’évangélisation nous mène à nous rappeler la petite histoire sainte de notre Diocèse. Le grand souvenir de l’événement que nous voulons célébrer est profondément un acte d’action de grâce. Car nous nous rappelons que notre histoire est celle de la marche du Seigneur avec son peuple à qui il a communiqué son message.


En effet, la date du 04 février 1910 est celle qui est inscrite en lettres d’or dans les annales ecclésiales du Diocèse de Tshumbe. Les missionnaires de la Congrégation du Coeur Immaculé de Marie (Scheutistes) s’étaient installés au poste de LUSAMBO au début du dernier siècle. L’écho de leur travail d’évangélisation se fit entendre et le Chef OKITONGOMBE du village MENGA OTETE, s’était rendu à LUSAMBO pour requérir la présence des missionnaires chez les Atεtεla. Le contact qu’il a pris avec ces missionnaires aura des répercutions : ces derniers visiteront d’abord sporadiquement la nouvelle terre à évangéliser, en étudiant la possibilité de construire une première mission. WEMBONYAMA ne répondant pas à leur assentiment, ils trouvèrent le site de MENGA OTETE et c’est là que le Père Achille DEMUNSTER et ses compagnons célébrèrent la première messe, le jeudi 04 février 1910.


Menga est la porte d’entrée de la Parole de Dieu chez les Atεtεla. «Souvenez-vous de ce début».


Dans les conditions les plus inadaptées par rapport à leur culture, ces héros de l’évangile se sont mis à établir et implanter des postes de mission, des chapelles et ferme-chapelles en intensifiant le contact avec la population par des visites aux communautés, à la tête desquelles ils établissaient des catéchistes comme leurs auxiliaires.


Ils n’ont pas seulement été des bâtisseurs d’églises, mais ils ont travaillé à la traduction en langue Otεtεla des livres de prière et de la liturgie, les Saintes Ecritures et le catéchisme.


Aussi, la Parole de Dieu, puissance de libération, a été toujours et partout accompagnée des oeuvres caritatives pour la promotion humaine: les écoles, foyers, hôpitaux, orphelinats, ateliers, garages, etc. Tout se réalisait au prix d’énormes sacrifices et d’abnégation, de la patience et surtout de l’amour du Christ et du souci de l’Eglise.


En 1931, les Pères scheutistes céderont la place à la Congrégation des Pères Passionistes.

Ces deux congrégations missionnaires qui se sont succédé dans notre diocèse nous ont laissé des traces de l’Amour de Dieu. L’évangile qu’elles nous ont annoncé a été puissance de cet amour de Dieu qui nous invite à devenir enfants de son royaume. Nous ne pouvons jamais oublier ces envoyés de Dieu sur notre terre.


Appelés par les circonstances historiques à quitter petit à petit notre terre, les missionnaires ont laissé un héritage : la naissance d’un clergé autochtone et la croissance merveilleuse de la jeune Eglise au SANKURU.


En 1945, le premier noir tεtεla est ordonné prêtre à Tshumbe Sainte Marie: c’est l’Abbé Victor WANDJA KEMBOLO (+ 1988). Cette ordination a été vécue comme un événement spécial et elle sera devenue signe de vocation pour de nombreux jeunes garçons qui répondront à l’appel du Seigneur avec leur entrée au Séminaire. Quelques années plus tard, d’autres seront ordonnés prêtres à la suite de Mgr WANDJA : les Abbés DJAMBA Alphonse (+ 1991), KAINDA Victor (+ 1983), MUTANGALA Albert, YUNGU Albert (+1997), MAMBE Paul (+ 2004), HIOMBO Albert, OLAMBA André (+ 1992), etc. A petits pas se forme le clergé autochtone, le nombre des prêtres augmente chaque année.


La destinée pastorale est définitivement confiée aux fils t«t«la avec l’ordination épiscopale de S.E. Mgr YUNGU Albert (1928-1997) en septembre 1968, en succession à Mgr Joseph HANGENDORENS (+1976), premier évêque du diocèse.


A côté du jeune clergé fleurissent deux congrégations diocésaines: les Soeurs de Saint François d’Assise et les Frères de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ.


Par la suite cette jeune Eglise, laissée par les missionnaires, a eu à faire face aux nouveaux défis pastoraux. Le travail consistera à renforcer la foi et à la susciter davantage par l’annonce de l’Evangile, intensifier la préparation aux sacrements, redynamiser la vitalité des communautés, créer de nouvelles stratégies de la lutte contre les sectes, renforcer les capacités d’apostolat au niveau des Vicariats Forains. D’autres défis sont à relever tels: la formation continue des catéchistes, l’animation des communautés sur la prise en charge matérielle de l’Eglise par ses propres  fidèles; les efforts pour rendre les célébrations liturgiques plus belles, plus participatives et attrayantes. Cela passe, entre autres, par le renouvellement des outils et objets du culte: ornements, vases et livres liturgiques; la réfection et la construction des églises, chapelles et autres lieux de prière.


Ces défis sont nôtres, ils sont permanents et nous devons tous nous unir pour les relever. Après cent ans, nous avons déjà acquis la maturité chrétienne. Il faudrait agir pour plus de performance dans notre champ d’apostolat, en comptant sur la grâce divine et la participation individuelle de chacun de nous, en tant que membre de l’Eglise Famille de Dieu et croyant au Christ Sauveur. 
 

II. PREPARATION DE LA CELEBRATION DU CENTENAIRE


Chers frères et soeurs,


Les cent ans d’évangélisation de notre diocèse sont un grand évènement qui ne saurait passer sous silence, sans répercuter son écho dans l’ensemble de notre diocèse.


Ma rencontre avec les jeunes du District du Sud, partis en colonie de vacances à MENGA du 28 au 29 juillet 2008, a été le signe précurseur de la préparation dont je vais vous parler.


Sous l’inspiration du Vicaire Forain et des autres prêtres et responsables de différents mouvements de jeunes catholiques, MENGA, porte d’entrée de l’évangile chez-nous, a accueilli les premiers pèlerins de ce site historique de notre diocèse. Une messe d’action de grâce y a été célébrée le 29 juillet de cette année.


Trois gestes symboliques ont été posés au cours de cette rencontre et je souhaite qu’ils caractérisent l’ensemble des célébrations de cet événement diocésain:


- l’implantation d’une croix en souvenir du "Christ-Sauveur" de l’humanité ;


- les torches de feu tenues par les pèlerins, symbole de la foi reçue et que chacun a la responsabilité de propager ou transmettre à l’autre ;


- le geste de réconciliation par la confession individuelle et le lavement des mains.


Ces trois gestes seraient une manière pour nous de vivre cette grande étape de notre vie de foi en Christ-Jésus, en lui offrant un caractère intérieur.


Pour suivre pas à pas les grands axes de la célébration du centenaire, j’ai mis sur pied un comité organisateur qui nous proposera un chronogramme du centenaire.


La date du 23 novembre 2008 est celle de la Solennité du Christ-Roi de l’Univers. Elle a été choisie comme jour du lancement officiel de la célébration du centenaire.

De cette façon, une messe solennelle sera célébrée par District et au niveau de diverses paroisses de notre diocèse.

A partir de ce jour, nous suivrons le chronogramme du centenaire. Les thèmes qui nous seront proposés sont à intégrer dans nos intentions de prière.


Laissez-moi vous rappeler, chers frères et soeurs, ces quelques points qui retiendront toute notre attention :


1°) La nécessité de la purification intérieure par des occasions de confessions individuelles.

2°) La contemplation du christ dans le Saint Sacrement par l’exercice de la prière d’adoration, tradition tombée en désuétude dans certaines paroisses ;

3°) Le climat de fraternité et de communion de foi par l’organisation des prières oecuméniques ;

4°) La préparation liturgique quotidienne qui doit inclure la "prière du centenaire" à la fin de chaque célébration eucharistique et à chaque rencontre des fidèles à la prière.

 

III. EXHORTATION FINALE


Mes Chers diocésains,


Alors que nous rendons grâce au Seigneur pour sa marche avec nous à travers l’histoire, je vous invite tous à garder vive votre foi et votre espérance. Laissez-vous transformer chaque jour par la parole du Seigneur qui a fait de vous des disciples du Christ.


Que votre charité se fasse de plus en plus inventive et que chacun de vous trouve comme une obligation ecclésiale son soutien individuel à l’Apostolat de notre Eglise.


A l’âge de cent ans, notre diocèse ne doit plus toujours compter seulement sur le soutien matériel extérieur. Travaillons ensemble pour soutenir notre Eglise qui doit rester solide à partir de notre solidité de foi au Christ.


Que chaque fidèle de notre diocèse, de près ou de loin, et tous nos amis s’unissent à nous par leur participation matérielle et spirituelle à la réussite de la célébration de ce grand souvenir de notre histoire.


Que la Vierge Marie, Reine des Apôtres et patronne de notre Diocèse

intercède pour nous.

Je vous accorde tous ma bénédiction apostolique.

 

Donné à Tshumbe Sainte Marie, le 23 novembre 2008

en la fête du Christ-Roi de l’Univers.


+  Nicolas DJOMO,

Evêque de TSHUMBE

Par Mgr Nicolas DJOMO, Evêque de TSHUMBE

Dimanche 4 octobre 2009
Kinshasa, –  A la veille du départ de la délégation d’une partie des membres de l a Conférence épiscopale nationale du Congo, Cenco,  au Synode spécial pour l’Afrique à Rome, le président de cette institution de l’Eglise catholique en République Démocratique du Congo, Mgr Nicolas Djomo, s’est exprimé devant la presse confessionnelle sur cette importante rencontre qui va déterminer l’avenir de l’Eglise catholique sur le continent africain.


D.I.A./RENAITRE
 : Vous êtes, depuis une année, Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Vous conduisez la délégation des Evêques qui prendront part au prochain Synode Spécial pour l’Afrique sur le thème : « L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Vous êtes le Sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde ». En quoi un tel thème est actuel pour la vie en R D Congo et en Afrique ?

 

Mgr Djomo : La République Démocratique du Congo est un pays qui a souffert de l’une des plus grandes injustices, ces dernières années. Des guerres injustes, assassines et inopportunes lui imposées ont causé des dégâts incommensurables. Nous continuons de déplorer des massacres gratuits de la population civile, l’extermination ciblée des jeunes, les viols systématiques perpétrés comme arme de guerre, l’enrôlement des enfants dans les rangs des combattants. La RDC pleure plus ou moins 4   millions de morts, selon les estimations. On évalue au moins à 2 millions de déplacés internes depuis le début des atrocités. Un drame humanitaire s’est déroulé dans notre pays qui s’apparente à un génocide silencieux, déclaraient les Evêques de la CENCO.

Les communautés affectées par toutes ces guerres sont traumatisées, parfois divisées et profondément appauvries. De la profondeur de leur souffrance se trouve ce désir profond de la paix, de cette paix qui est fruit de la justice. Dans ce contexte, la réconciliation est une urgence. Le Synode offre à l’Eglise de la RD Congo l’opportunité de délivrer son message pour que justice soit faite. Pour notre Eglise, le Synode est donc un temps d’Espérance, un moment privilégié pour parler de la paix et de ce qui a été à la base des guerres qui ont endeuillé notre pays. Le même souhait m’anime  à l’égard d’autres pays d’Afrique vivant  des situations similaires que la RD Congo , la région du Darfour par exemple.

   

D.I.A./RENAITRE : Quelle contribution l’Eglise –Famille de Dieu en République Démocratique du Congo entend apporter au cours des travaux du Synode ?

 

Mgr Djomo : La CENCO est la Conférence Episcopale qui a, non seulement publié le plus de messages pour la paix, la justice et la réconciliation ces dernières années, mais elle est également celle qui a fait montre d’un courage prophétique exceptionnelle, avec une présence consolatrice remarquable auprès des populations victimes de violence de tout genre. Si vous parcourez tous les différents programmes mis en place par nos différentes commissions épiscopales sur la justice, la paix et la réconciliation, vous vous rendrez compte du total engagement de notre Eglise à la promotion des valeurs de la justice, de la paix et de la réconciliation. Nous allons donc partager, avec les Eglises sœurs, l’expérience qui a été la nôtre pendant ces moments douloureux et comment nous avons travaillé pour que la paix advienne et que la réconciliation qui s’en suivrait soit une occasion de reconstruction communautaire.

 

D.I.A./RENAITRE : Y a-t-il des attentes personnelles ‘ particulières’ par rapport à ce deuxième synode ?

 

Mgr Djomo : L’Eglise du Congo attend que le Synode aborde les questions de fond qui sont à la base des conflits dans notre pays et dans la Sous-région .  Il s’agit de : l’exploitation illégale des ressources naturelles, l’instauration   de l’état de droit dans ces pays, les violences faites aux femmes et le projet funeste de balkanisation de la RD.Congo . L ’Eglise a toujours stigmatisé le lien indéniable entre l’exploitation des ressources et les guerres  récurrentes que nous vivons.  En effet, comme nous l’avons souligné à maintes  reprises,  « au lieu de contribuer au développement de notre pays et profiter   à notre peuple, les minerais, le pétrole et la forêt sont devenus des causes de notre malheur ». Mais l’exploitation des ressources a des implications qui dépassent les frontières de notre pays. Voilà pourquoi nous souhaitons que le Synode s’y  penche pour qu’une prise de conscience  internationale s’opère afin que cesse cette pratique maffieuse qui  suscite le désordre et encourage l’impunité. Tout le monde connaît le rôle néfaste des milices qui se sont formées autour des puits d’or et de coltan. Aujourd’hui, notre pays bat le triste record de violences faites aux femmes. Ces questions devraient retenir l’attention des Eglises d’Afrique car ce qui est arrivé à notre pays peut  se reproduire dans un autre. Mais nous savons aussi que la justice, la paix et la réconciliation ne peuvent se réaliser que là où il y a  l’état de droit dans des pays, promoteurs des valeurs démocratiques. Or, le problème de fond qui est l’une des causes des conflits dans nos pays c’est l’absence de l’état de droit. Cette question est fondamentale. Elle devra préoccuper tous ceux qui travaillent pour l’avènement d’un monde meilleur en Afrique.

D’une manière particulière, nous attendons que, face au silence de la communauté internationale, l’Eglise au moins reconnaisse la souffrance du peuple congolais qui a été victime des guerres injustes. Il s’agit d’un message de solidarité avec ces peuples qui ont tant souffert des guerres oubliées : le RDC, le Darfour par exemple... Nous attendons qu’unis au peuple de Dieu qui est au Congo particulièrement, l’Eglise dénonce ce génocide silencieux et  réclame que justice soit faite, tant au niveau interne qu’au niveau externe.  

D.I.A./RENAITRE : Quelles stratégies prendre pour que les résultats du Synode aident effectivement le Continent Africain à renaître ?

 

Mgr Djomo : L’après Synode devrait amener les Eglises d’Afrique à plus de solidarité. Comme vous avez  eu à le constater, au cours des événements malheureux que notre pays a connus,  la solidarité des Eglises sœurs a certes joué, mais nous souhaitons à ce qu’elle soit de plus en plus forte. Pour parler des stratégies pour le suivi du Synode, nous pensons que la première devrait être le renforcement des structures au niveau de la Sous-région , en mettant en place des axes communs de communication pour la justice, la paix et la réconciliation. Une autre stratégie pourrait consister à mobiliser nos différents Centres d’études pour qu’ils consacrent leurs recherches sur les réalités profondes de nos pays et qu’ils deviennent des Centres de prospectives pour la prévention des conflits et de consolidation de la paix. La même mission est à confier à nos jeunes Universités et Facultés Catholiques, de plus en plus nombreuses.

En outre, nous avons l’obligation de nous engager encore plus dans l’action de développement. Cela implique une nouvelle vision du travail de nos organismes affectés principalement à cette tâche. Depuis longtemps, pour des raisons tout à fait compréhensibles, certains de nos organismes, comme CARITAS,  ont dû consacrer la plus grande partie de leurs énergies aux urgences. Nous pensons qu’il est temps de passer progressivement de l’urgence au développement.

 

Bref, notre souhait  est que, au terme de ce Synode, grâce aux échanges entre les Pères Synodaux, autour du Saint-Père et grâce  à l’aide du Seigneur qui ne manquera pas de nous envoyer son Esprit, nous puissions nous doter d’instruments pastoraux de plus en plus appropriés à l’éradication des  réelles causes de déstabilisation de l’Afrique pour l’établissement d’une paix durable, condition sine qua non du développement de nos pays.

(Agence Catholique D.I.A. www.dia-afrique.org)

 

 

 

 

 

 

 

Par (Agence Catholique D.I.A. www.dia-afrique.org

Dimanche 26 juillet 2009

Le Saint Père, Benoit XVI, en accueillant favorablement la requete présentée par S.E. Mgr Nicolas Djomo, Eveque de Tshumbe et Président en exercice de la Conférence Episcopale Nationale du Congo Kinshasa, s'est daigné d'accorder le titre de "Chapelain de Sa Sainteté" au Révérend Abbé Jean-Adalbert NYEME TESE, du clergé diocésain de Tshumbe (cfr. Lettre de la Nonciature accompagnant le Décret de nomination du 04 mai 2009). Cet honneur lui est conféré en raison principalement d'éminents et loyaux services rendus à la jeune élite estudiantine de notre pays (la RDC), pendant plus de 30 ans. A cet effet, dimanche 19 juillet 2009, en la Cathédrale Sainte Marie de Tshumbe, la communauté diocésaine, réunie autour de son Eveque, a célébré avec faste la cérémonie de présentation de ce nouveau dignitaire de l'Eglise. Les festivités se sont poursuivies jusque dans la nuit. Toutes nos sincères félicitations à Mgr Jean-Adalbert.
Mgr Crispin OTSHUDIEMA,
Vicaire Général.

Par Mgr Crispin OTSHUDIEMA, Vicaire Général de TSHUMBE - Publié dans : VICARIAT GENERAL

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