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  • : DIOCÈSE DE TSHUMBE
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  • : Église Catholique au Sankuru, en République Démocratique du Congo.
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  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 21:18

Richard MUGARUKA M., Prêtre congolais (RD), Professeur d'université, est l'un des grands lecteurs des signes de temps. A l'écoute de la presse nationale congolaise, "Le Potentiel", propriété d'un membre de la Majorité Présidentielle, et "Le Phare, journal pro-opposition, Richard MUGARUKA tire la sonnette d'alarme quant au proche avenir de la République Démocratique du Congo. Son message constitue une dénonciation et se veut une invitation pressante aux lecteurs et à tous les hommes de bonne volonté à se mobiliser pour défendre la dignité de  l'homme afin de servir la gloire de Dieu qui l'a créé à son image. 

 

Deux articles tirés respectivement de deux journaux quotidiens de Kinshasa, "Le Potentiel" et "Le Phare" de ce 18 janvier 2012, confirment la fraude électorale aux scrutins présidentiels et législatifs du 28 Novembre 2011, et dénoncent le plan d'un "passage en force à la mugabe" déjà en marche et qui prévoit le débauchage de l'opposition par la mise en place d"un gouvernement d'ouverture destinée à couvrir la fraude électorale.
 
La démocratisation de la RDC est compromise, et la légitimité du pouvoir  issu d'un vote frauduleux, mise à  mal. La souveraineté du peuple est bafouée. C'est le proche avenir de la RDC qui est en  jeu.
 
La Paix ce n'est pas seulement l'absence de la guerre qui d'ailleurs n'a jamais pris fin en RDC où, pas  plus loin que le lundi de la semaine dernière les FDLR (Front Démocratique pour la Libération du Rwanda) ont encore massacré à Shabunda quarante paisibles citoyens congolais.

 

En effet, la pauvreté tue plus que la guerre, en RDC, classée en novembre 2011, par l'ONU, 168è sur 168 pays sur l'indice du Développement Humain, et où 70% de la population vivent en dessous du seuil de la pauvreté et où 97% de la population active dont des milliers de jeunes diplômés d'université, sont réduits au chômage.
 
Défendre la dignité de  l'homme, c'est servir la gloire de Dieu, qui l'a créé à son image.
 
Abbé Richard Prof. Mugaruka M.


Annexe 1: KIMP, Compilation des résultats des législatives, In "LE PHARE", KINSHASA 18/01/2012

Afrique centrale RD Congo RD Congo: Compilation des résultats des législatives

RD Congo: Compilation des résultats des législatives

Actualités politiques - Ceni , experts américains, le divorce ! Arrivés à Kinshasa juste après la fête de Nouvel An, à la demande de la CENI (Commission Electorale Indépendante), les experts américains appartenant à l'Ong NDI (National Democratic Institute) sont rentrés précipitamment, le week-end dernier, dans leur pays d'origine. A en croire diverses sources, les violons ne se sont pas accordés entre les parties congolaise et américaine au sujet des termes de référence en rapport avec le travail de compilation des résultats des élections législatives nationales qu'elles étaient censées réaliser ensemble.          

On laisse entendre que les partenaires de la CENI tenaient non seulement à jeter un coup d'oeil dans le serveur, mais aussi à vérifier l'état du fichier électoral, la cartographie des bureaux de vote, des procès-verbaux de dépouillement des résultats signés par les témoins des bureaux et même celui des urnes et des bulletins de vote, etc.
          

Au fait, les experts américains cherchaient à obtenir des données physiques et techniques pouvant leur permettre d'émettre des avis autorisés sur le caractère transparent ou non des résultats des scrutins législatifs nationaux du 28 novembre 2011.

Ils auraient refusé, indique-t-on, d'être traités comme de simples caisses d'enregistrement des chiffres pré-compilés par le personnel de la CENI et déjà rendus publics dans les médias ainsi que le site Internet de cette institution d'appui à la démocratie.
 

Selon certaines indiscrétions, les experts américains ont placé la barre très haut, dans leur quête de la vérité des urnes. En effet, il était matériellement et techniquement impossible à la CENI de mettre à leur disposition son serveur central, son fichier électoral, les procès-verbaux de dépouillement des scrutins, les bulletins de vote ainsi que les urnes, plus près de deux mois après le vote.
          

L'opération était d'autant compliquée que, suite à divers impondérables politiques et techniques, la plupart des données de nature à concourir à la contre-vérification des résultats avaient été soit perdues, soit détruites, soit encore complètement maquillées.

Le serveur central et le fichier électoral par exemple, ne pouvaient être mis à la disposition de témoins gênants, en raison du tabou entretenu à leur sujet par la CENI depuis qu'elle avait récupéré les opérations pré-électorales des mains de la défunte CEI (Commission Electorale Indépendante).
       

S'agissant des bulletins de vote et des urnes, leur revisitation n'est plus possible, car détruits ou vendus aux enchères après le transfert des procès-verbaux des résultats vers les centres locaux de compilation. Point n'est besoin de rappeler que la sécurité de ces kits sensibles laissaient à désirer.


Il y a lieu de relever à ce sujet que certains matériels électoraux avaient connu les affres des intempéries (pluies, soleil, humidité), tant et si bien qu'ils ne peuvent renseigner sur rien. L'unique alternative était de leur faire endosser du «prêt à porter».

A en croire certains analystes politiques et spécialistes du droit, la tradition, aux Etats-Unis d'Amérique, veut que les urnes soient scellées, avec leur contenu (bulletins de vote), peu après la fin des opérations de dépouillement, pendant toute la durée de la législature (4 ans).
          

Ainsi, dans l'hypothèse d'un contentieux électoral, le recomptage manuel des voix peut intervenir à tout moment. Et, dans le cas où il y a un ou plusieurs cas de recomptage de voix, on déscelle et rescelle les urnes autant de fois que l'exigent les circonstances.

D'où, dans l'entendement des experts américains, les urnes ayant recueilli les voix des électeurs congolais le 28 novembre 2011 devaient rester scellées jusqu'à l'épuisement total des cas de contestation des résultats.
           

Ils ne pouvaient comprendre que moins de deux mois après les élections et surtout avant que la Cour Suprême de Justice n'ouvre les dossiers des contentieux électoraux pour les législatives nationales, les urnes ne puissent plus être disponibles comme pièces décisives pour la contre-vérification des résultats des scrutins.

Bref, face à un tas de documents de travail indisponibles pour la bonne lecture des résultats compilés par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), les experts américains ont estimé plus honnête et prudent de rentrer au bercail.

Que va-t-il se passer après?
         

Comme pour la présidentielle, la CENI va naturellement proclamer les résultats provisoires des élections législatives nationales, sans tenir compte de la rupture de la confiance entre elle ses partenaires tant internes qu'externes.
           

Un membre du gouvernement a du reste apporté de l'eau à son moulin, en faisant remarquer que les experts américains n'avaient pas pour mission de certifier les résultats.

En posant une panoplie de préalables avant de travailler en synergie avec la CENI, a-t-il relevé, ils ont outrepassé leur mission. Au nom de sa souveraineté, la RDC est en droit de s'opposer au diktat de ces experts venus à l'invitation de la partie congolaise.

Le dossier de la transparence contestée des élections tant présidentielle que législatives nationales est-il pour autant clos ? Il est permis d'en douter, au regard des réactions négatives que continuent de susciter, dans les chancelleries occidentales, les résultats compilés par la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Ce qu'il faut le plus craindre désormais est que les puissances politiques, militaires, économiques et industrielles de notre planète, de concert avec des institutions financières telles que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ne confirment, à bref délai, leur rupture avec les hommes au pouvoir à Kinshasa.

Pays post-conflit en phase de refondation en tant qu'Etat et de reconstruction économique, industrielle et infrastructurelle, la République Démocratique du Congo dispose-t-elle de reins suffisamment solides pour soutenir un embargo politique, diplomatique et financier ?
      

Ou encore, les « grands » de ce monde vont-ils fermer les yeux sur les tripatouillages du 28 novembre 2011 et des centres de compilation pour ne pas compromettre les chances de renaissance du Congo en tant que Nation et future puissance économique et industrielle du continent africain ? L'avenir ne manquera pas de nous fixer dans les semaines à venir.
      

KIMP

Le Phare/18/01/2012

 

Annexe 2: Marcel LUTETE, Vers un Gouvernement d'ouverture, In "LE POTENTIEL", KINSHASA, 18/01/2012

Afrique centrale RD Congo RD Congo: Vers un Gouvernement d'ouverture

RD Congo: Vers un Gouvernement d'ouverture

Politique - Les négociations seraient très avancées. Un gouvernement d'« ouverture » dans lequel siégeraient quelques têtes de l'opposition ? C'est de moins en moins un bluff. Commentaire. Dans les milieux huppés, on ne se le cache plus. Le microcosme politique congolais pourrait, d'un moment à l'autre, vivre un grand événement : l'entrée de l'opposition dans le prochain gouvernement. Selon certaines sources, les négociations seraient très avancées. Dans tous les cas, l'on ne serait pas surpris que quelques gros poissons, notamment ceux du parti cher au chairman, figurent sur la liste des ministres devant siéger au sein de la nouvelle équipe ministérielle.

LE MLC DANS LE GOUVERNEMENT
  

Le MLC (Mouvement de libération du Congo) dans le gouvernement d'« ouverture » de Joseph Kabila ? « Cela n'a rien d'invraisemblable », affirme un chef de parti de la Majorité présidentielle, écartant ainsi l'idée d'un poisson d'avril.
 

Certains pourraient peut-être croire qu'au niveau de la famille politique du chef de l'Etat on serait en train de jouer au poker menteur. « Il n'en est pas le cas », poursuit-il.
  

Ce qui compte pour nous, dit-il, c'est renforcer la concorde nationale, en nous resserrant les coudes face aux multiples défis qui nous assaillent et pour lesquels la communion de tous est plus qu'indispensable ».
  

Il est évident que, du côté de la famille politique du président de la République, on a toujours tenu à la consolidation de la cohésion et de la concorde nationales comme à la prunelle de ses yeux.
      

« Si nous avons embouché la trompette de la cohésion et de la concorde nationales, c'est parce que nous croyons à un certain nombre de valeurs qui sont à même de faire avancer l'idéal pour lequel nous nous battons », y laisse-t-on entendre.
  

De toute façon, dans le discours qu'il a prononcé, le 20 décembre dernier, à l'occasion de son investiture, le président de la République y avait, en effet, fait un point d'honneur. « Président de tous les Congolais, je reste fidèle à mon ouverture d'esprit traditionnel », se disant convaincu « qu'ensemble, déterminés et motivés, nous ne pouvons que relever le défi de l'émergence de notre pays », a-t-il affirmé.

Et d'ajouter : « Je travaillerai donc avec les compatriotes qui ont la passion du Congo et qui veulent sincèrement oeuvrer à sa modernisation. Au service de la patrie, il n'y a point de camp politique. Seuls comptent la compétence, le patriotisme et la bonne volonté ».
           


OUVERTURE OU DEBAUCHAGE ?
      

Est-ce à dire que la voie est toute tracée pour que, la main dans la main, Majorité présidentielle et une partie de l'opposition mettent la main à la pâte, dans la perspective de « l'émergence de notre pays » ?
         

Rien n'est moins sûr, surtout qu'à l'opposition, il est hors de question d'entrevoir cela comme une « ouverture ». Tout, sauf une ouverture. De quelle ouverture s'agirait-il, se demande-t-on ? Peut-être la Majorité présidentielle va-t-elle s'aventurer sur le chemin du débauchage.
      

Mais quoi qu'il en soit, au MLC, on est plus que jamais sereins et soudés dans ce que l'on fait et que l'on compte faire dans l'avenir. « Nous n'avons que faire des chants de sirène. Et puis, cela ne nous ressemble pas », martèle-t-on.
 

« Nous n'allons pas entrer en contradiction avec les principes qui ont toujours régi notre parti. Si les résultats des élections législatives ne nous permettent pas de dégager une majorité devant prendre la MP, nous allons continuer à siéger là où nous sommes », a-t-on affirmé.
           

Dans tous les cas, dans le camp de l'opposition, plus particulièrement au MLC, l'on n'entend pas s'acoquiner avec n'importe quelle formation politique. Surtout pas avec ceux qui sont à la base de toutes les misères que connaît le pays.
        

Marcel Lutete           

Le Potentiel/18/01/2012

 

 

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Published by Abbé Richard Mugaruka M. - dans RDC
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