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  • : ANJASHI WA TSHUMBE
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  • : Un espace web pour informations et communications, échanges et contacts, analyses, opinions et débats sur la vie. Champs d'intérêt: Vie de l'Église Catholique Romaine et vie en République Démocratique du Congo.
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  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 12:00
Des soucis entre "la liberté d'expression" et "l'éthique de la communication".  En effet, la liberté d'expression, la liberté d'écrire, la liberté de parler est un droit fondamental. Il doit indéniablement se défendre sans prendre en otage l'éthique de la communicationD'aucuns se souviendront de l'auteur de "Les versets sataniques", Salman Rushdie et de ce que lui advint. L'actualité "Charlie Hebdo" a fait et continue à faire l'objet d'une importante controverse dans les échanges. Au mal rendre le mal? Surmonter le mal par le bien. Loi du Christ.Le Saint-Père s'en est mêlé. Qu'en dit-il? Nul n'a le droit d'insulter la foi des autres ou de s'en moquer. "II peut se passer ce qui arriverait à M. Gasbarri s’il disait quelque chose contre ma mère". L'illustration du Pape peut sembler terre à terre, mais elle vaut son pesant d'or. En Science de Communication Sociale, ne peut jouir paisiblement de la liberté d'expression que celui qui connait les droits et les devoirs de la relation avec autrui. En outre, distinguer "public" de "privé", c'est savoir offrir une communication éthique à la société. Sans liberté d'expression, point de réelle liberté d'opinion. Mais, que cette liberté verse dans le libéralisme, elle devient un abus de la liberté.  
 

Parmi les journalistes présents dans l'avion, Antoine-Marie Izoard, directeur de l'agence de presse I.Media. Voici son compte-rendu: A bord de l’avion qui l'emmenait de Colombo à Manille, le pape François a passé pas moins de trois quarts d’heure avec les journalistes qui l’accompagnent. Répondant à 8 questions, il est brièvement revenu sur les trois jours passés au Sri Lanka. Notez qu’une réponse a particulièrement retenu l’attention.

 

Interrogé par un journaliste français, le pape a clairement fait référence à l’attaque terroriste de Paris contre la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo – il y a 8 jours - et expliqué qu’il existait des limites en matière de liberté d’expression. S’il a assuré que chacun avait “le droit“, même “l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun“, le pape a fait comprendre que ceux qui provoquent ou offensent peuvent s’attendre à une réaction. S’il a réaffirmé avec force que “tuer au nom de Dieu“ était une véritable “aberration“, le chef de l’Eglise catholique a soutenu que l’on ne pouvait pas “provoquer“ ou “insulter la foi des autres“.

 

Egalement interpellé sur les menaces du terrorisme islamique qui pèsent sur lui et le Vatican, le pape François s’est dit d’abord “préoccupé“ pour les fidèles avant d’ajouter: “J’ai peur, mais vous savez j’ai un défaut, j’ai une bonne dose d’inconscience!“ Puis il a affirmé avoir demandé au Seigneur, s’il devait être abattu, “la grâce“ de ne pas souffrir, confiant en souriant aux journalistes: “Je ne suis pas très courageux devant la douleur!

 

 Au fil de ses réponses, le pape François a également indiqué qu’il publierait son encyclique sur l’écologie humaine en juin ou juillet prochain. Il a indiqué l’avoir récemment soumise à la Congrégation pour la doctrine de la foi et au théologien de la Maison Pontificale, histoire d’être sûr de ne pas dire “des bêtises“. Le pape a aussi confié qu’il souhaitait que ce document magistériel sorte avant le sommet mondial sur le climat prévu à Paris (France) en décembre. Constatant l’échec du dernier sommet de Lima, le chef de l’Eglise catholique a lancé: “Espérons qu’à Paris les représentants seront plus courageux“. (AMI)

 

 

Voici le verbatim des déclarations du Pape François sur cette question

(avec Agence I.Media)

 

Question du journaliste: Hier matin, durant la messe, vous avez parlé de la liberté religieuse comme d’un droit humain fondamental. Dans le respect des différentes religions, jusqu’à quel point peut-on aller en termes de liberté d’expression qui, elle aussi, est un droit humain fondamental?

 

Réponse du saint-Père: Merci pour cette question intelligente! Je crois que ce sont toutes les deux des droits humains fondamentaux: la liberté religieuse et la liberté d’expression. On ne peut pas… Vous êtes français non? Alors allons Paris, parlons clairement! On ne peut pas cacher une vérité aujourd’hui: chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement, et nous voulons tous faire ainsi.

 

Deuxièmement, on ne peut pas offenser, faire la guerre, tuer au nom de sa religion, c’est-à-dire au nom de Dieu.

 

Ce qui se passe maintenant nous surprend, mais pensons toujours à notre histoire: Combien de guerres de religion avons-nous connu! Pensez seulement à la nuit de la saint Barthélémy! Comment comprendre cela? Nous aussi nous avons été pécheurs sur cela, mais on ne peut pas tuer au nom de Dieu, c’est une aberration. Tuer au nom de Dieu est une aberration. Je crois que c’est le principal, sur la liberté religieuse: on doit le faire avec la liberté, sans offenser, mais sans imposer ni tuer.

 

La liberté d’expression… Non seulement chacun a la liberté, le droit et aussi l’obligation de dire ce qu’il pense pour aider le bien commun: l’obligation! Si nous pensons que ce que dit un député ou un sénateur – et pas seulement eux mais tant d’autres - n’est pas la bonne voie, qu’il ne collabore pas au bien commun, nous avons l’obligation de le dire ouvertement. Il faut avoir cette liberté, mais sans offenser. Car il est vrai qu’il ne faut pas réagir violemment, mais si M. Gasbarri (responsable du voyage, debout à ses côtés, ndlr) qui est un grand ami dit un gros mot sur ma mère, il doit s’attendre à recevoir un coup de poing! C’est normal… On ne peut pas provoquer, on ne peut pas insulter la foi des autres, on ne peut pas se moquer de la foi!

 

Le pape Benoît, dans un discours dont je ne me souviens pas bien (en fait, le fameux discours de Ratisbonne, ndlr) avait parlé de cette mentalité post-positiviste, de cette métaphysique post-positiviste qui menait au final à croire que les religions ou les expressions religieuses sont un espèce de sous-culture: elles sont tolérées mais elles sont peu de chose, elles ne sont pas dans la culture des Lumières. C’est un héritage des Lumières.

 

Il y a tant de gens qui parlent mal des religions, qui s’en moquent, qui jouent avec la religion des autres. Ceux-là provoquent… et il peut se passer ce qui arriverait à M. Gasbarri s’il disait quelque chose contre ma mère. Il y a une limite! Chaque religion a de la dignité, chaque religion qui respecte la vie humaine et l’homme, et je ne peux pas me moquer d’elle… c’est une limite. J’ai pris exemple de la limite pour dire qu’en matière de liberté d’expression il y a des limites, comme pour l’histoire de ma mère.»

 

Source: http://www.news.va/fr/news/le-pape-on-ne-peut-provoquer-ou-insulter-la-foi-de

(Extrait de l'archive de Radio Vatican - Tratto dall'archivio della Radio Vaticana)
 

 

LA LIBERTÉ D'EXPRESSION A DES LIMITES
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Published by Agence de presse ANSA - dans VATICAN
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