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  • : DIOCÈSE DE TSHUMBE
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  • : Église Catholique au Sankuru, en République Démocratique du Congo.
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  • Pierre Claude OKONDJO
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.
  • Prêtre du Diocèse de Tshumbe, en République Démocratique du Congo. De formation philosophique et théologique. Certifié en anglais auprès de "The Language Center of Ireland". Docteur en Sciences de Communication Sociale Institutionnelle.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 20:09

À l’approche de Noël, le pape François a prononcé lundi 22 décembre 2014 ses vœux à la Curie romaine puis aux employés du Vatican. 

 

Il a énuméré quinze maladies qui ont gagné le corps central de l’Église invitant aussi les collaborateurs de la Cité du Vatican à «soigner» leur vie intérieure. Ces maladies, selon lui, sont: 1 - "L'immortalisme" ou le "se sentir immortel" et "indispensable"; 2 - "La suractivité" ou le "Marthalisme"; 3 - "La fossilisation mentale et spirituelle"4 - "La planification et le fonctionnalisme"5 - "La mauvaise coordination"; 6 -  "L'Alzheimer spirituel"; 7 - La "rivalité" et la "vaine gloire"; 8 - "La schizophrénie existentielle"9 - "Les bavardages" et les "murmures"10 -  La courtisanerie; 11 - "L'indifférence aux autres"; 12 - "Les faces funèbres";13 - L'"acccumulation de biens matériels"; 14 - Le repli sur soi et 15 - "L'exhibitionnisme mondain".

 

Par ces discours, le pape veut impulser une dimension spirituelle à la réforme en cours de la Curie.

 

Avoir une «bonne dose d’humour sain», pratiquer «l’autodérision» comme il s’y emploie. Ce fut le seul moment où les membres de la Curie romaine ont pu esquisser un sourire à l’écoute des recommandations que leur a énumérées le pape François, invitant à un «vrai examen de conscience».

 

Ses vœux de Noël à la Curie furent l’occasion du plus sévère diagnostic dressé contre les dysfonctionnements du gouvernement central de l’Église catholique depuis le début du pontificat de celui qui fut élu pour y remédier.

 

RIVALITÉ ET VANITÉ

Tel un médecin, le pape a décrit, une à une, un total de quinze« maladies » ayant gagné le corps de la Curie. Celle d’abord de se sentir «immortel, immune et indispensable». Plus loin, il a aussi désigné la «maladie de la rivalité et de la vanité». Et, comme un effet conséquent, celle de la «mauvaise coordination», venant du manque d’esprit d’équipe.

 

Lui, qui n’hésite pas à inventer des mots, a désigné sous le nom de «marthalisme» la maladie dérivée de la figure évangélique de Marthe qui ne choisit pas la meilleure part mais tombe dans «le stress et l’agitation». Dans le même sens, il a relevé la «maladie de la planification excessive et du fonctionnalisme», qui éloigne l’Église des desseins novateurs de l’Esprit Saint.

 

 «ALZHEIMER SPIRITUEL» 

Parmi les autres «maladies curiales», selon son expression, il a cité également celle de la «pétrification mentale et spirituelle». Un mal qui rejoint celui de l’«indifférence envers les autres» et celui de l’«Alzheimer spirituel», qui atteint «ceux qui ont perdu la mémoire de leur rencontre avec le Seigneur», laissant dominer «leurs passions, humeurs et manies».

 

Seul debout face aux préfets des congrégations, présidents des conseils pontificaux, secrétaires et autres dirigeants actifs ou émérites des dicastères (équivalent de ministères), composant la Curie, le pape a poursuivi son énumération, qui n’était pas sans rappeler celle des «tentations» qu’il avait recensées chez les Pères synodaux à la fin de leur assemblée sur la famille d’octobre dernier.

 

 «DOUBLE VIE» 

Il a évoqué encore la maladie de la «schizophrénie existentielle» de ceux qui mènent une «double vie», la maladie du «visage funèbre» envers ses subordonnés, celle qui consiste à «diviniser les chefs», ou encore celle des «cercles fermés» d’appuis entre amis et celle de l’accumulation matérielle.

 

Rappelant la maladie de la médisance et des «cancans», déjà dénoncée dans ses homélies matinales – et dans ses vœux l’an dernier –, le pape François a achevé son «catalogue» par la maladie «du profit mondain» touchant celui qui «transforme son service en pouvoir», selon une opposition de termes à laquelle il recourt souvent.

 

APPEL À SE CONFESSER

Pour définir chacun des maux, le pape s’est appuyé sur des passages des Évangiles comme pour mieux interpeller son auditoire ecclésial. Et le préparer, après cet examen de conscience en vue de Noël, à se confesser,sacrement cher à Jorge Bergoglio.

 

Face ensuite aux divers corps de métier du Vatican, qu’il a tenu cette année à rencontrer, il a repris, avec plus de douceur, l’appel à chacun de «soigner» son «rapport à Dieu». Par la prière, la fréquentation des Écritures et la réception des sacrements. Il a regretté qu’existent aussi parmi les employés du Vatican «concupiscence, (…) rancœur (…), vengeance» ou encore «paroles injurieuses».

 

Ses deux interventions successives traduisent la «réforme spirituelle» qu’il juge prioritaire pour la Curie, comme il l’expliquait dans son entretien au quotidien argentin La Nacion du 7 décembre. Ce travail de conversion, le pape jésuite compte le poursuivre l’an prochain, notamment à l’occasion du Carême. Les dirigeants de la Curie repartiront une semaine pour des exercices spirituels hors de Rome. Une retraite déjà réalisée cette année, non sans que certains y rechignent.

 

RÉFORME DE LA CURIE: LA PARTIE N’EST PAS GAGNÉE

La sévérité du diagnostic, établi plus de vingt et un mois après le début du pontificat, explique aussi pourquoi la réforme de la Curie est loin d’être achevée, comme le pape l’a aussi prévenu dans La Nacion«Il sent que la partie n’est pas gagnée», observe un prêtre l’ayant rencontré tout récemment. Pour l’heure, la réforme entraîne surtout une vive inquiétude par la longueur du processus entrepris. «Comment est l’ambiance chez vous? Qu’est-ce que tu vas devenir? sont les questions que les employés se demandent l’un à l’autre», témoigne l’un d’eux. Des conversations où le pape devient directement l’objet de critiques (lire La Croix du 16 décembre). Comme le murmure une employée d’un dicastère : «Vous ne pouvez pas savoir tout ce que j’entends contre le pape.» 

 

Les applaudissements nourris étaient toutefois de mise devant un pape François précédant ou finissant ses deux interventions d’un temps généreux d’échanges personnels, de sourires et d’éclats de rire.

 

«PARDONNEZ-MOI», DEMANDE LE PAPE FRANÇOIS

«Je ne veux pas finir ces vœux sans vous demander pardon pour les fautes, les miennes et celles des collaborateurs, et aussi pour des scandales, qui font tant de mal. Pardonnez-moi», a conclu le pape son intervention auprès des 4 000 employés du Vatican et leurs familles, sans autre précision. Auparavant, devant la Curie, il a aussi demandé «humblement pardon pour les fautes commises “en pensées, en paroles, par actions et par omissions’’». Selon son habitude, il a aussi, à chaque fois, fini en demandant à ses auditoires de prier pour lui.

 

Ce n'est pas la première fois que le pape François, qui entend faire de la réforme de la Curie une pierre angulaire de son pontificat décoche des traits en direction de certains des plus hauts responsables de la hiérarchie ecclésiale. En septembre 2013, il avait ainsi stigmatisé "les évêques d'aéroports"

 

 

Source: http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-soumet-toute-la-Curie-a-un-lourd-examen-de-conscience-2014-12-22-1283658

 

 

LE CATALOGUE DE 15 MALADIES DE LA CURIE ROMAINE
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Published by Sébastien Maillard - dans VATICAN
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commentaires

cosmos 05/02/2015 09:30

ce discours du saint pere serait un plan de retraite pour l'eglise une retraite de 7 jour soit 2 maladies par jour et le 8eme jour chaque membre s'identifie avec sa propre maladie et avec le prédicateur il en recherche franchement et charitaclement les remedes merci au saitn pere et à tous les prédicateur surtout les jésuites.